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Confort thermique - Thermal confort | |
Qu'est-ce que le confort thermique ?
(définition ANAH : Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat)
"Ne pas avoir trop froid, ne pas avoir trop chaud, ne pas sentir de courants d'air gênant : ainsi pourrait-on essayer de définir le confort thermique. Il est plus aisé d'essayer de le définir en précisant ce qui crée l'inconfort qu'en voulant définir des critères de confort. Dans une même ambiance, quelqu'un pourra se sentir à l'aise (sensation de confort) alors que quelqu'un d'autre pourra être gêné (sensation d'inconfort).
Il y a en effet une part personnelle dans l'appréciation du confort thermique, liée en particulier au métabolisme de chacun, c'est à dire à la production de chaleur du corps. Cette production de chaleur dépend des personnes, de leur état de santé, de leur activité. Lorsqu'il fait froid, le corps stimule sa production de chaleur par de mécanismes biologiques. Lorsqu'il fait chaud, d'autres mécanismes biologiques sont activés pour refroidir la surface de la peau (sudation en particulier).
Le corps échange en permanence de la chaleur avec son environnement immédiat. Ces échanges se font suivant 3 mécanismes distincts :
- par conduction : il s'agit des
échanges thermiques qui ont lieu quand le corps est en contact avec une
surface (lorsque la main touche une surface chaude ou froide par
exemple). Ces échanges sont limités en importance.
- par convection
: il s'agit des échanges de chaleur liés au mouvement de l'air autour
du corps. Ils sont d'autant plus intenses que la vitesse de l'air est
importante et que l'écart de température entre l'air et le corps est
grand.
- par rayonnement : il s'agit des échanges infrarouges
avec les parois qui peuvent être chaudes ou froides. Chacun peut
expérimenter ce phénomène en se plaçant un soir d'été, à proximité d'un
mur qui a été exposé au soleil dans la journée : on ressent une
sensation de chaleur, sans toucher le mur, du fait du rayonnement
infrarouge émis par le mur chaud.
La recherche d'une ambiance de
confort d'un point de vue thermique consiste à trouver un équilibre
entre tous ces processus d'échanges thermiques de manière à ce que les
occupants des pièces du logement n'aient ni trop chaud, ni trop froid.
Cette recherche doit également se faire en ménageant les consommations
d'énergie".
Confort d'hiver
"Améliorer
le confort thermique d'hiver passe par un diagnostic du bâtiment et des
installations de chauffage. Des spécialistes (architectes, entreprises,
bureaux d'études) sont susceptibles d'effectuer ces diagnostics et de
préconiser des solutions.
Quelques réflexes permettent d'orienter les choix parmi les mesures proposées :
-
commencer par isoler les combles avant les parois verticales en maison
individuelle (la majeur partie des pertes de chaleur se fait par le
toit).
- isoler les murs en contact avec l'extérieur (résultat qui
peut être obtenu soit en plaçant un matériau isolant à l'intérieur du
logement ou à l'extérieur du bâtiment),
- veiller à maintenir ou à
rétablir la circulation d'air dans le logement en cas de changement de
fenêtres (il ne suffit pas que les nouvelles fenêtres présentent des
entrées d'air, il faut aussi que l'air puisse ressortir du logement),
- remplacer des simples vitrages par des doubles vitrages,
- mettre en place une régulation du système de chauffage,
- examiner les possibilités de changement de mode de chauffage ou d'énergie utilisée".
Confort d'été
"Les moyens les plus employés pour se protéger de la chaleur estivale sont :
-
la mise à profit de l'inertie thermique du bâtiment, c'est à dire
profiter de la capacité que le bâtiment a de stocker la fraîcheur la
nuit pour limiter l'élévation de température le jour. Pour un bâtiment
existant, l'inertie peut être augmentée par la pose d'une isolation
thermique.
- la ventilation par ouverture des fenêtres lorsque cela est possible (zone peu bruyante, pas de risque d'intrusion ...),
- la limitation des apports solaires à travers les ouvertutres
(portes et fenêtres), à l'aide de volets ou de stores.
La
réglementation thermique actuelle demande aux concepteurs de nouveaux
bâtiments de jouer sur ces trois moyens de manière à garantir que la
température estivale, compte-tenu du climat local, reste inférieure à
un seuil fixé.
Dans des zones bruyantes, où l'ouverture des fenêtres
pour bénéficier d'une bonne aération et d'un éventuel rafraîchissement
nocturne n'est pas possible, l'installation d'une climatisation est une
solution d'amélioration du confort d'été".
Confort et cadre de vie
Des systèmes d'isolation et de ventilation performants améliorent la qualité de l'atmosphère intérieure.
La qualité de l’air dans votre habitation est-elle optimale ?
Nous passons la majeure partie de notre temps à l’intérieur des bâtiments. Mais selon des études réalisées en Allemagne, les dommages causés par l’humidité sont bien trop fréquents (20 % des habitations). L’humidité et les moisissures augmentent le risque de réactions allergiques. Quelles sont les mesures à prendre pour lutter contre l’humidité ?
Comment assainir l’atmosphère intérieure ?
L’isolation et l’étanchéité de la construction, ainsi qu’une ventilation contrôlée, sont essentielles pour améliorer le climat intérieur. Une isolation adaptée permet de maintenir une température intérieure agréable et stable, située entre 20 et 26 °C, malgré les variations de température saisonnières. Même les systèmes de chauffage ou de refroidissement les plus sophistiqués ne peuvent éliminer les courants d’air causés par les écarts de températures.
Une habitation n’est jamais trop isolée ! En revanche, un défaut d’isolation, de mauvaises méthodes de pose ou un renouvellement d’air insuffisant entraîne un risque de condensation de l’air chaud et humide sur les surfaces froides ou mal isolées. Or, cette condensation peut créer les conditions d’humidité propices au développement des moisissures et des champignons.
Aérez !
Il faut éliminer l’humidité du bâtiment en aérant. Une famille de 4 personnes génère, en moyenne, jusqu’à 15 litres d’humidité dans l’air intérieur chaque jour. La propreté et le renouvellement de l’air permettent également de remédier à une qualité médiocre de l’atmosphère intérieure, qui sans cela risque d’entraîner des maux de tête, une gêne et des difficultés de concentration.
Si le bâtiment dans lequel vous vivez n’est équipé d’aucun système de ventilation automatique, ouvrez les fenêtres pendant quelques minutes et ce, plusieurs fois par jour. Cela permet d’effectuer un rapide renouvellement de l’air. En hiver, 5 minutes suffisent à renouveler la totalité de l’air sans toutefois refroidir excessivement les surfaces chauffées de votre habitation. En été, lorsqu’il n’y a pas de vent, 30 minutes peuvent s’avérer nécessaires.
La certification « climat intérieur sain »
Le
Groupe ROCKWOOL est autorisé à apposer à ses produits le label
finlandais M1, qui correspond aux exigences les plus strictes d’Europe
en matière d’atmosphère intérieure : aucune émission notable d’odeurs,
de particules fines ni de composés organiques volatils (COV). Par
ailleurs, un certain nombre de produits ROCKWOOL, destinés aux plafonds
acoustiques, bénéficient désormais du label danois de qualité de l’air
intérieur.
7 conseils pour assainir l'atmosphère intérieure
1.
Bien isoler, boucher les fissures et éviter les ponts thermiques. Cela
améliore le confort intérieur et empêche toute condensation.
2.
Assurer un renouvellement d’air suffisant. Si le bâtiment est étanche,
un système de ventilation avec récupération de chaleur peut assurer ce
renouvellement d’air de façon automatique et éco-énergétique.
3.
Maintenir les matériaux de construction au sec, empêcher les fuites et
veiller à l’intégrité des membranes anti-humidité. Lorsque les
matériaux de construction présentent un taux d’humidité inférieur à 15
%, cela empêche la formation de moisissures et de champignons.
4.
Les matériaux dont la surface présente une structure ouverte, tels que
les rideaux en tissu ou les plafonds acoustiques en laine de roche,
sont les plus efficaces pour absorber le bruit.
5. Maintenir un éclairage et une réflexion de la lumière adaptés.
6. Veiller à la propreté et à la salubrité de l’habitation.
7.
Préférer les matériaux à faibles émissions, qui ne libèrent que de très
faibles quantités de gaz, de particules ou d’odeurs. Les labels de
qualité de l’air intérieur, mis en place dans certains pays, peuvent
servir de repères.