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Isolation mur - Wall isolation | ![]() |
| Inconvénient | Avantages | Schémas | |
| Isolation par intérieur | dérangement lors des travaux diminue la surface habitable ne traite pas tous les pont thermiques |
Pas de modification de l'extérieur | ![]() |
| Isolation par extérieur | • relativement cher • délais des travaux peut être impacté par le temps |
• traiter un plus grand nombre de ponts thermiques ; • ne pas modifier les surfaces habitables ; • protéger les murs des variations climatiques. • refaire une beauté extérieure à la maison au passage |
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L'erreur essentielle en matière de restauration du
bâti ancien consiste à lui appliquer les
méthodes mises au point pour le bâti
« conventionnel »
depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Comprendre comment fonctionnent et vivent les bâtiments
anciens construits avant cette époque
est indispensable à leur pérennité,
à leur sécurité, ainsi qu'à
leur adaptation à nos besoins actuels
de confort et de sobriété
énergétique.
Voici, ci-après, quelques exemples caractéristiques d'inadéquation des techniques conventionnelles au bâti ancien. |
| Un mauvais diagnostic des causes d'humidité dans les murs conduit souvent à la préconisation d'enduits extérieurs étanches à l'eau de pluie. Mais les choix de ces types d'enduits jouent souvent exactement le rôle contraire : ils empêchent l'évaporation de l'eau contenue par le mur vers l'extérieur, et souvent trop dosés, créent de multiples micro-fissures par lesquelles l'eau de ruissellement s'infiltre dans le mur sans pouvoir se réévaporer. |
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On peut largement améliorer le confort et les performances thermiques d'une maison ancienne, sans compromettre son équilibre à partir d'une démarche simplement logique, avant d'être éco-logique.
La sensation de confort thermique tient autant à la température des paroies par échange de rayonnement avec notre corps qu'à celle de l'air. Avec une paroie froide, il faut augmenter de plusieurs degrés la température de l'air intérieur pour ne pas frissonner. Or ces calories confiées à l'air sont particulièrement volatiles : un système de ventilation aux normes actuelles les extrait au minimum 12 fois par jour ! Voilà pourquoi, sans parler encore d'isolation, il est possible d'économiser environ 50 % de sa facture de chauffage en adaptant la température des paroies au lieu de chauffer l'air. Nos aïeux le savaient bien quand ils posaient entre la paroie froide et eux des boiseries, des tentures de laine, voire du papier peint. On sait aujourd'hui que ces matériaux à faible effusivité ont la capacité de changer rapidement de température en présence d'une source de chaleur. Au contraire la céramique, la faïence, la pierre dure sont des matériaux à forte effusivité qui mettent beaucoup de temps à se réchauffer. En Europe du Nord, les salles de bains sont systématiquement revêtues de bois, alors qu'au sud, où le souci du confort d'étét est prioritaire, c'est la faïence qui prédomine.
En outre, les matérieux à faible effusivité sont souvent aussi des matériaux isolants (à faible conductivité) ; si l'on utilise une plaque de liège, de laine de bois, ou un enduit chanvre-chaux à faible effusivité même en faible épaisseur de 2 ou 3 centimètres, on cumule les gains d'une isolation avec ceux de la faible effusivité. On ne le dit pas assez, mais les gains d'une isolation ne sont pas proportionnels à son épaisseur : sur une isolation théorique de 10 cm d'épaisseur, les deux premiers centimètres d'isolant apportent 2,5 fois plus de résistance thermique que les 8 qui pourraient suivre. En outre, cette faible couche d'isolation en matériaux capillaires ne perturbera pas le fonctionnement hygrothermique du mur, et ménagera une part de sa capacité thermique pour le confort d'été.
Avec du vent, un pull en laine, aussi épais soit-il, ne conserve pas la chaleur de notre corps.
Mais il suffit d'enfiler par dessus une couche étanche à l'air pour tout changer : c'est la même chose avec nos maisons. Des études ont prouvé qu'une fente de pare-vapeur de 1 mm de large sur 1 mètre de long pour 1 m² d'isolant divisait par 4,8 le pouvoir isolant de celui-ci. C'est-à-dire que 20 cm de laine de verre équivalent en efficacité à 4,17 cm.
Autant dire que la façon dont on pose l'isolation en France est un pur gaspillage de matériaux et de calories. L'isolation est une opération de professionnels : avec un film régulateur de vapeur (étanche à l'air et non à la vapeur d'eau) parfaitement continu on peut très largement améliorer l'efficacité de l'isolation, même en faible épaisseur.
Mais attention : les isolants minces réflecteurs qui font aujourd'hui un « malheur » sur le marché sont tout simplement catastrophiques à moyen terme. Posés sans précaution de continuité absolue, ils jouent le même rôle « d'entonnoir à vapeur d'eau » qu'un pare-vapeur, sauf à être associé à une ventilation qui met systématiquement l'air intérieur en dépression, et extrait toutes les calories de l'air si elle n'est pas à double flux.
Cela, les fabricants de ces produits modernes prétendus miraculeux ne le disent nulle part...
Isolation des murs par l’intérieur – Wall isolation from the inside.
Quelque soit le type de bâtiment, même en construction neuve, l'isolation par l'intérieur est une aberration technique et économique dont la France s'est fait une spécialité en Europe*.
Dans le bâti ancien, l'isolation par l'intérieur est une plus grave erreur encore : d'une part, elle supprime l'inertie due à la masse des murs à l'origine du confort d'été et d'autre part, elle cause de graves désordres hygrométriques.
Pour bien comprendre, il faut savoir que l'air chauffé dans une habitation en hiver ests en surpression par rapport à l'extérieur. Cet air cherche, un peu comme dans un pneu gonflé, à sortir de son logement, et comme il est chaud, il contient plus de vapeur d'eau que l'air froid. Il en résulte que, au fur et à mesure qu'il se rapproche de l'extérieur, il se refroidit et la vapeur se condense : c'est le point de rosée. Dans une maison e pisé par exemple, on peut avoir des tonnes d'eau en transit dans le mur sans qu'il y ait liquéfaction de la terre grace à la capillarité. Celle-ci tracte les molécules d'eau vers les deux côtés du mur - intérieur et extérieur - où elles pourront s'évaporer.
Ce phénomène est souvent saisonner : en hiver l'eau se condense, et en été, l'évaporation rafraîchit l'air intérieur par changement de phase.
Ce mur peut vivre des siècles si on le traite de façon correcte. Par contre, si on l'isole par l'extérieur, la condensation se fait alors dans l'isolant. Avec les isolants fibreux amorphes comme les laines minérales, l'eau s'accumule entre les fibres, ruine les capacités isolantes de ceux-ci et les détériore rapidement.
Alors, pour empêcher l'air chargé d'humidité de pénétrer dans la paroie (de l'intérieur vers l'extérieur), on pose un film étanche à l'air et à la vapeur d'eau qu'il contient du côté chaud de l'isolant, le fameux « pare-vapeur ». Mais cela nest pas satisfaisant car ce film n'est jamais parfaitement continu : outre les raccords entre lès et les aléas de la pose, il est interrompu par les planchers, les refends, les baies vitrées. Comme un entonnoir, le pare-vapeur concentre donc la vapeur d'eau vers ces points faibles et, simultanément, il empêche l'évaporation car les défauts qui ont laissé entrer l'air en surpression n'offrent pas assez de surface d'évaporation à l'humidité qui s'est condensée. Le pare-vapeur est en fait un « pare-évaporateur » qui emprisonne l'eau dans le mur, et conduit à sa détérioration rapide.

Elle est intéressante lorsque le ravalement extérieur est
en bon état - It is interesting when the outside from wall is in
a good shape.
Les avantages immédiats sont – The immediat avantages are :
• l’absence de modification de l’aspect
extérieur de la maison – absence of outside aspect
modification of the house;
Isolation par l'extérieur - Externa insulation :
L’isolation par l’extérieur est la meilleure lorsque les enduits extérieurs sont défectueux. Elle permet de faire deux opérations en même temps : l’isolation et le ravalement.
L’isolation par
l’extérieur entraîne des coûts
importants et s’inscrit dans le cadre
d’une rénovation lourde. Il
n’est cependant pas toujours possible d’isoler par
l’extérieur. Souvent la copropriété recule
à la dépense ou le caractère patrimonial de
certaines toitures ou façades ne s’y prêtent pas. Le
recours à l’isolation par l’intérieur, plus
facile à mettre en oeuvre, est alors nécessaire.
L'isolation doit être conçue en
fonction du bâti existant. Pour les murs, l'isolation par
l'extérieur est la meilleurs solution
quand l'esthétique des matériaux composant les
façades originelles n'est pas privilégiée, au moins pour les isolations de fortes épaisseures.
Les solutions techniques : une palette de possibilités
| Les bardages | cette technique consiste à poser un revêtement sur une ossature fixée au mur. L’isolant employé est généralement une laine minérale ou dupolystyrène expansé (PSE). Pour le revêtement, les possibilités sont multiples : tuiles, ardoises, céramique, pierre attachée, vous n’avez que l’embarras du choix. | |
| L’enduit mince sur isolant |
Concrètement, le système se compose de l’isolant
collé sur le mur à l’extérieur de
l’habitation (généralement du polystyrène
expansé ou laine de roche) et d’un enduit spécifique armé
d’un tissu de fibres de verre et de l’enduit de finition.
Si le support ne permet pas le collage, la fixation mécanique
s’impose. |
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| L’enduit hydraulique sur isolant |
La technique est proche de la précédente. L’enduit
mince est remplacé par un enduit hydraulique (mortier)
généralement projeté, à base de sable, de ciment, de chaux et
d’un peu de résine. On l’applique en deux couches,
sur une épaisseur de 15 à 20 mm puis le recouvre d’une couche de finition.La tenue aux chocs dans les endroits exposés est meilleure et l’entretien plus aisé en zones urbaines. |
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| Les parements sur isolants | L’isolant est fixé au support puis accueille des pierres minces, des carreaux de céramique, des panneaux de bardage ou des contre-murs en brique. | |
| Les vêtures |
Une vêture est constituée d’éléments
préfabriqués en usine comprenant un isolant et une plaque
de parement. L’isolant le plus utilisé est le
polystyrène expansé moulé. Le parement peut
être constitué de divers matériaux tels que la
tôle d’acier, la tôle d’aluminium, le polyester
armé ou le PVC. La mise en oeuvre par fixation mécanique
est simple. |
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| vêtages | Se distinguent des vêtures par la façon dont ils sont posés : la vêture est fixée directement sur le mur par l’intermédiaire d’un rail horizontal, pour le vêtage, le revêtement est posé sur l’isolant, lui-même fixé à la façade. | |
| Les enduits isolants | Ils sont constitués de mortiers auxquels sont incorporées des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène expansé, vermiculite exfoliée, etc.). On les applique en forte épaisseur (souvent 3 couches pour arriver de 3 à 8 cm) par projection mécanique, généralement sur un gobetis*. Attention, ils ne permettent pas d’obtenir des résistances thermiques équivalentes à celles atteintes par les autres procédés. Ils sont réservés aux parois déjà isolées auxquelles on souhaite apporter un complément d’isolation. |
Il existe des panneux rigides en laine de bois destinés
à recevoir des enduits à base de chaux
très utilisés en Suisse,
Allemagne et Autriche et qui arrivent lentement chez nous.

