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                  Isolation Thermique - Thermal isolation                    

Parce que l'énergie la moins chère est celle que l'on ne consomme pas, l'isolation est le moyen le plus économique pour réduire la consommation énergétique d'un logement. Il est conseillé de commencer par l'isolation des parois, des portes et fenêtres donnant sur l'extérieur. Cela permet ensuite d'intégrer des équipements de chauffage adaptés et correctement dimensionnés. Des équipements performants dans une maison non isolée seraient comparables à un robinet neuf qui coulerait dans un seau percé ! De plus toute énergie non consommée est un bienfait pour la planète.



En construction classique, on commence l’isolation une fois le gros œuvre terminé.
Veillez à ce que cela soit fait en même temps que le gros œuvre (ou avant). Car une bonne isolation se prend en compte dès le départ pour éviter les ponts thermique.

Dans une maison non isolée, par où s’échappent la chaleur et les euros ?

 

La majorité des déperditions de chaleur se situe au niveau de la toiture et des murs. La solution pour réduire les consommations d’énergie liées au chauffage en hiver mais aussi à la climatisation en été : l’isolation thermique des parois. Bien isoler, c'est réduire les déperditions de chaleur au travers des différentes parois de la maison.



Toutes les techniques du sol au plafond – All the technics from the floor to the roof

Qu’il s’agisse de constructions neuves ou de rénovations, il est très important que les différents corps de métier se coordonnent pour respecter la continuité thermique, c’est à dire ne pas détériorer l’isolation ou la reconstituer ainsi qu’assurer l’étanchéité à l’air des parois. Bien veiller à ce point car même si cela paraît évident, cela n’est pas forcément le cas.
Dealing on new building or renovation, it is very important to coordinate all the skills in order to respect the thermal continuity, this mean not to deteriorate or to rebuilt it as well to provide a good partition proofness. Do check that, even if this seems obvious it is not always the case.

Une bonne isolation réduit les besoins en chauffage et réduit aussi les surchauffes en été.
Une isolation ne doit jamais être faite sur une paroi humide ou présentant des fissures.

L’air immobile est un très bon isolant, c’est pour cela qu’un bon isolant contient un grand nombre de cellules avec de l’air immobile. Cela explique que les isolants traditionnels sont épais.
Par contre l’air mobile est très favorable aux déperditions de chaleur d’où la nécessité d’apporter un soin particulier à la toiture.

Aspects à vérifier dans le choix d’une isolation thermique :
- Ne pas hésiter à prendre mieux que ce qui est exigé par les normes
- La résistance thermique R figure sur l’étiquette du produit (plus elle est grande, plus le matériau est isolant)
- Qualité accoustique
- Réaction au feu
- Facilité de mise en œuvre
- Espace disponible pour la poser
- Certifications (incompressibilité, stabilité dimensionnelle, comportement à l’eau, limite des performances en traction, perméance à la vapeur d’eau)


Isolation des murs par l’intérieur – Wall isolation from the inside.  



Elle est intéressante lorsque le ravalement extérieur est en bon état - It is interesting when the outside from wall is in a good shape.
Elle réduit votre surface d'habitation - It reduce your living surface

Les avantages immédiats sont – The immediat avantages are :

• l’absence de modification de l’aspect extérieur de la maison – absence of outside aspect modification of the house ;
• un coût relativement peu élevé, mais entraînant une réduction de la surface des pièces, des gênes possibles par exemple pour l’ouverture des fenêtres du fait de l’épaisseur additionnelle, une mise en oeuvre qui peut être contraignante dans le cas de prises, canalisations ou autres équipements à démonter. – A a low cost but dragging in a room’s surface reduction, possible disconfort for example for windows opening du to additional thickness, accessibility difficulty for the plugs and other devices like pipes or other to take down.

Attention : l’isolation par l’intérieur ne permet pas de traiter tous les types de ponts thermiques (nez de dalle en plancher haut, etc.). Carefull : isolation from the inside to deal with all the thermal bridges (flagstone nib, etc …)


 Un choix de deux solutions techniques – A choise of two technical solutions

L’isolant est derrière une contre-cloison maçonnée ou sur ossature – Isolation is behind a built conter partition or on a frame.
L’isolant est le plus souvent collé ou fixé mécaniquement au support. La contre-cloison est en briques plâtrières ou en carreaux de plâtre ou encore en plaques de plâtre vissées sur des ossatures. Cette technique est adaptée pour l’isolation des murs irréguliers en permettant de rattraper les inégalités de surface. En dissociant l’isolant du parement, on peut contrôler la bonne mise en oeuvre de l’isolation. Ce système permet d’insérer, sans détériorer l’isolation, les câbles et prises électriques.

Les panneaux composites ou complexes de doublage
Ils se composent d’un panneau isolant (polystyrène expansé, polystyrène extrudé, polyuréthane ou laine minérale) revêtu d’un parement en plâtre (qui évite la contre-cloison). Les panneaux sont fixés contre le mur, par collage (paroi sèche et plane) ou par vissage sur tasseaux (fixés préalablement au mur, ils permettent de ménager une lame d’air entre l’isolant et la paroi). Cette solution offre l’avantage que la pose s’effectue à l’aide d’un seul produit.


Isolation des murs par l’extérieur :

isolation et ravalement

L’isolation par l’extérieur est la meilleure lorsque les enduits extérieurs sont défectueux.

Elle permet de faire deux opérations en même temps : l’isolation et le ravalement.
 


 Les avantages :
• traiter un plus grand nombre de ponts thermiques ;
• ne pas modifier les surfaces habitables ;
• protéger les murs des variations climatiques.

Attention : le coût de cette technique est plus élevé que celui de l’isolation par l’intérieur (hors coût de ravalement). De plus, le fait de modifier l’aspect extérieur du bâti nécessite une déclaration préalable de travaux ou un permis de construire. Seuls des systèmes sous Avis Techniques doivent être employés pour garantir la pérennité et les performances nécessaires aux ouvrages de façade.

 Les solutions techniques : une palette de possibilités

      L’enduit mince sur isolant
     Concrètement, le système se compose de l’isolant collé sur le mur à l’extérieur de l’habitation (généralement du polystyrène expansé) et d’un enduit spécifique armé d’un tissu
     de fibres de verre et de l’enduit de finition. Si le support ne permet pas le collage, la fixation mécanique s’impose.

     L’enduit hydraulique sur isolant
     La technique est proche de la précédente. L’enduit mince est remplacé par un enduit hydraulique (mortier) généralement projeté. La tenue aux chocs dans les endroits exposés est meilleure et
     l’entretien plus aisé en zones urbaines.

     Les parements sur isolants
     L’isolant est fixé au support puis accueille des pierres minces, des carreaux de céramique, des panneaux de bardage ou des contre-murs en brique.
 
     Les vêtures
    Une vêture est constituée d’éléments préfabriqués en usine comprenant un isolant et une plaque de parement. L’isolant le plus utilisé est le polystyrène expansé moulé. Le parement peut être
    constitué de divers matériaux tels que la tôle d’acier, la tôle d’aluminium, le polyester armé ou le PVC. La mise en oeuvre par fixation mécanique est simple.

    Les enduits isolants
    Ils sont constitués de mortiers auxquels sont incorporées des particules de matériaux isolants (billes de polystyrène expansé, vermiculite exfoliée, etc.). Généralement appliqués en trois couches,
    ils ne permettent pas d’obtenir des résistances thermiques équivalentes à celles atteintes par les autres procédés. Ils sont réservés aux parois déjà isolées auxquelles on souhaite apporter un
    complément d’isolation.


Isolation des murs dans leur épaisseur (isolation répartie)
Cette solution permet d’isoler et de construire avec un seul produit porteur et isolant. Utilisée en construction neuve, elle est aussi intéressante dans le cas d’une réhabilitation lourde : extension ou surélévation.
 
Deux grandes familles sont proposées sur le marché :
La brique monomur en terre cuite avec son réseau d’alvéoles.
les blocs et panneaux hauteur d’étage en béton cellulaire   



L’isolation des combles et des toitures : une vraie rentabilité
Les combles : ce sont des locaux situés sous des toitures inclinées.

L’isolation des toitures est la plus rentable et la première étape à réaliser car le potentiel d’économies d’énergie est important.
 
C’est souvent la partie la plus facile à traiter. En effet, l’air chaud, plus léger, s’élève naturellement et vient en grande partie se loger sous les toits.

L'air chaud monte : il est donc primordial d'avoir une bonne isolation de la partie toit / sous-toir


 Les toitures-terrasses
L’étanchéité et l’isolation de la toiture sont soumises à une garantie décennale. Seul un professionnel qualifié peut intervenir.

Profitez de la réfection de l’étanchéité sur une toiture-terrasse pour inclure l’isolant thermique.


Ne jamais isoler une toiture-terrasse par l’intérieur !
Vous pouvez être tenté d’isoler une toiture-terrasse non pas par l’extérieur mais par l’intérieur, en mettant un isolant contre le plafond du dernier étage de la construction. Une telle disposition est interdite par les règles de l’art, elle est donc à proscrire absolument.



L’isolation des planchers :  
pensez-y

L’appréciation de la qualité thermique d’un plancher pour aider à déterminer le choix en terme d’isolation se fonde sur des critères indissociables :
• la constitution du plancher ;
• la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes ;
• la présence et la nature d’un éventuel volume d’air sous le plancher.

 Des techniques d’isolation adaptées
Les techniques d’isolation consistent à utiliser :
• des planchers béton à poutrelles et entrevous PSE (polystyrène expansé) certifiés à languettes ;
• des planchers béton à poutrelles avec isolation sous dalle flottante (pensez à intégrer le chauffage) ;
• des planchers en dalles de béton cellulaire ;

Si le plancher est sur vide-sanitaire ou locaux non chauffés, il est possible de compléter l’isolation par des panneaux en sous-face (fixés mécaniquement ou collés).

Si le plancher est en bois, il est également possible de réaliser un plafond suspendu isolé. La laine minérale posée en remplissage du plafond suspendu est une solution intéressante.

Les planchers sur terre-plein

Au stade de la construction, on peut choisir plusieurs techniques :
• l’isolation doit être intégrée sur toute la sous-face du plancher ;
• la dalle peut être constituée d’entrevous isolants à languettes certifiés ;
• l’isolation peut être réalisée par un isolant sous dalle flottante (dans ce cas, pensez à inclure le système de chauffage dans la dalle).

Dans le cas des planchers sur terre-plein ancien, le seul moyen est de rapporter un isolant sous dalle flottante.

Les isolants (laines minérales ou mousses alvéolaires) utilisables pour cette isolation doivent impérativement être qualifiés pour cette application.

 Les planchers sur vide-sanitaire ou locaux non chauffés
Le vide sanitaire est un espace inutilisé de faible hauteur, situé entre le sol et le plancher bas d’une construction. Il a pour fonction d’assainir le bâtiment et de prévenir les risques de désordres dus à l’eau provenant du sol.

Il est généralement ventilé :
• pour des raisons de sécurité ;
• pour des raisons de durabilité des planchers (bois, ossature bois ou métallique) ;
• pour éviter les problèmes liés à l’humidité. L’inconvénient de cette ventilation est qu’elle peut constituer une source importante de déperdition et d’inconfort, voire de condensations sur le sol. Une isolation se révèle ainsi très profitable, qu’il s’agisse des vides sanitaires, des caves, des sous-sols et des garages et e d’autant que les techniques à mettre en oeuvre sont
parfaitement maîtrisées, et ont un excellent rapport qualité / prix.

Les isolants retenus pour cette isolation doivent être qualifiés pour cette application.


L’isolation des fenêtres :
La performance thermique d’une paroi vitrée dépend de la nature de la menuiserie, des performances du vitrage et de la qualité de la mise en oeuvre de la fenêtre. Mais la nature des fermetures (volets, persiennes) intervient également.
En effet, elles peuvent réduire les déperditions, particulièrement la nuit. Enfin, les protections sont très efficaces pour limiter la température intérieure en été.

parois vitrées : source immédiate de confort (et d'économie)
 

La qualité de la fenêtre

Les fenêtres modernes sont toutes munies de garnitures d’étanchéité qui leur confèrent d’excellentes performances en terme de perméabilité à l’air et d’étanchéité à l’eau. Des solutions performantes existent en menuiseries bois, PVC, et aluminium à rupture de pont thermique. Les menuiseries en aluminium sans rupture de pont thermique sont à proscrire en raison de la forte conductivité thermique de ce matériau (source de déperditions thermiques et d’inconfort).

Afin d’apporter toutes garanties à l’utilisateur et de ne pas provoquer de désordres dans la maçonnerie, il est conseillé de faire appel à une entreprise qualifiée.

L’amélioration de l’étanchéité à l’air d’un logement permet de supprimer les courants d’air mais nécessite la mise en place d’une ventilation contrôlée, capable de faire « respirer » votre logement.
Grâce à cette ventilation, vous réduirez les risques de condensation, d’odeurs et vous bénéficierez d’une bonne qualité de l’air. Une ventilation bien faite est une arme efficace : elle met votre maison à l’abri de l’humidité, source de corrosion des équipements, de décollement des papiers peints, de développement des moisissures.

 La qualité du vitrage
Le double vitrage classique (deux verres emprisonnant une lame d’air) est plus performant que le simple vitrage :
• il réduit l’effet de paroi froide ;
• il diminue les condensations et les déperditions thermiques à travers les fenêtres.


Le double Vitrage à Isolation Renforcée (VIR) constitue la nouvelle génération de doubles vitrages. Une fine couche transparente peu émissive (généralement à base d’argent) est déposée sur une des faces du verre (coté lame d’air). Cette couche agit comme un bouclier invisible pour empêcher en hiver la chaleur intérieure de fuir à l’extérieur. Le double Vitrage à Isolation Renforcée (VIR) a un pouvoir isolant deux à trois fois supérieur à celui d’un double vitrage ordinaire, et plus de quatre fois supérieur à celui d’un vitrage simple.
 
Il peut permettre des économies de chauffage de l’ordre de 10 % et améliore fortement les conditions de confort. En effet, il fait disparaître l’effet de paroi froide. Associé à un système de gestion des apports solaires (occultation extérieure), il peut contribuer à limiter les effets de
surchauffe en été.

Le rôle des protections solaires

Les protections solaires s’apprécient l’été dans la gestion des apports de chaleur par le soleil.

Mais leur rôle est également important l’hiver sur le plan thermique. La nuit, des volets pleins fermés limitent sensiblement les déperditions de chaleur. De plus, les fermetures, volets et persiennes participent à la sécurité vis-à-vis des risques d’intrusion.


Quatre techniques d’isolation d’une paroi vitrée

Vos menuiseries sont en bon état mais encore équipées de simple vitrage :

 Le survitrage
Il consiste à poser sur la fenêtre existante une vitre rapportée à l’aide de profilés spécifiques. Il convient alors de renforcer l’étanchéité de la fenêtre à l’aide de joints appropriés. Trois types de systèmes existent : ouvrants, démontables et fixes.


Avantage : c’est une solution peu onéreuse, mais d’une efficacité relative.

Inconvénient : le vitrage rapporté peut alourdir l’ouvrant et provoquer son affaissement puisque ni sa structure ni sa quincaillerie ne sont prévues pour supporter cette surcharge. Pour éviter tout problème, avant de choisir cette technique, il faut faire un diagnostic des menuiseries existantes.



Le double vitrage de rénovation
Il consiste à remplacer sur la fenêtre existante le simple vitrage par un double vitrage dit de « rénovation ». Il s’agit de doubles vitrages équipés en atelier de minces profilés permettant de les fixer dans les feuillures existantes. Le choix des profilés en aluminium ou en PVC se fait en fonction de l’esthétique recherchée et du mode de pose souhaité.


Comme pour la technique précédente, le vitrage de rénovation peut alourdir l’ouvrant et provoquer son affaissement puisque ni sa structure ni sa quincaillerie ne sont prévues pour supporter le doublement du poids du vitrage. Il est important également de renforcer l’étanchéité de la fenêtre.

Vos menuiseries ne sont pas en bon état : le remplacement des fenêtres s’impose.

Il doit être réalisé par des professionnels qualifiés, car il nécessite un véritable savoir-faire afin d’éviter tous dégâts occasionnés par des défauts d’étanchéité.

Deux méthodes éprouvées permettent la mise en oeuvre de fenêtres équipées de double vitrage :

Changement de fenêtre avec conservation du dormant existant
Rapide et sans dommage pour l’environnement immédiat de la baie (enduit, papier peint, baguette de finition, etc.), il nécessite toutefois un bon état sanitaire du dormant de l’ancienne fenêtre.
Il est réalisé en mettant en oeuvre par recouvrement sur ce dormant une nouvelle fenêtre complète (dormant + ouvrant), en PVC, en aluminium ou en bois.

Avec cette méthode, il est essentiel d’éviter le confinement du dormant existant en s’assurant de sa bonne ventilation.
De nombreuses sociétés proposent un catalogue important de fenêtres dites de rénovation.

Remplacement total de l’ancienne fenêtre
Opération plus lourde que la précédente, elle nécessite souvent des travaux de maçonnerie plus importants qui ne pourront préserver la décoration autour des baies.

Cette méthode est généralement retenue quand des contraintes d’ordre architectural existent, telles que le respect des lignes des cadres menuisées et des surfaces vitrées.



Le remplacement de la fenêtre complète (ouvrant et dormant) est la solution à retenir dans tous les cas où la fenêtre existante est en mauvais état. Elle apporte une isolation thermique et acoustique supérieure.

Économiquement, c’est la solution la plus performante. Il est recommandé de choisir des fenêtres équipées d’un double Vitrage à Isolation Renforcée (VIR).


Attention : un vitrage de bonne qualité ne sert à rien sur un support de mauvaise qualité. Si les joints de votre fenêtre n’est pas efficace ou si la fenêtre est déformée (ce qui peut arriver avec des fenêtres de qualité médiocres => ce qui entraînera un mauvais plaque de la fenêtre sur le montant) alors vous aurez tout de même de fortes déperditions.
De plus s’il y a un mauvais plaquage cela sera aussi un chemin pour le bruit. Vous aurez alors aussi une mauvaise isolation phonique.


Volets isolants

Fermer les volets permet disoler un peu plus la maison. N'oubliez donc pas de les fermer une fois la nuit tombée. Encore faut-il qu'ils isolent correctement.
Ouvrent droit au crédit d'impôts, les dépenses relatives à l'acquisition de volets isolants caractérisés par une résistance thermique additionnelle apportée par l'ensemble volet-lame d'air ventilé supérieur à 0,20 mètre carré Kelvin par Watt (soit R > 0,20 m2 K/W).



Cas particulier des loggias et vérandas

Les dépenses d’acquisition de matériaux d’isolation des parois vitrées destinés à fermer une loggia ou à construire une véranda sont exclues du crédit d’impôt.

En revanche, les dépenses d’acquisition de matériaux liés au remplacement de vitrages existants dans une loggia ou dans une véranda par des matériaux éligibles ouvrent droit, toutes conditions étant par ailleurs remplies, au crédit d’impôt.
















Les ponts doivent être supprimés. Il ne faut oublier aucun détail (raccord mur-sol, mur-plafond ou mur-fenêtre).
N’oubliez pas les pare-vapeur.



Les ponts thermiques. Ce sont les points où la barrière isolante est rompue. En France, on estime (2007) qu’ils représentent 40% des déperditions. En général, on les trouves aux points de jonction entre les différentes parties de la construction : mur et sol / angles / murs et vitrages mais aussi, volets roulants non isolés, conduits de cheminée





Calculs d’isolation :
R = Resistance thermique – varie de 0 à 6






Caractéristiques des isolants : conductivité thermique, densité, perméabilité à la vapeur d’eau. Liste des isolants : laine de bois, polystyrène expansé, extrudé, polyuréthane, laines de verre ou de roche, chanvre, cellulose, perlite.  

Certains des matériaux repris dans le tableau ci-dessous ne sont pas disponibles dans les grands circuits de distribution. Vous trouverez des carnets d’adresse dans les ouvrages L’habitat écologique et Eco-logis, la maison à vivre repris dans la page bibliographie.

Les isolants en chanvre et en laine de bois sont en vente en ligne sur ideesmaison.com et la laine de bois (renseignements au 03.29.22.11.04).

Les caractéristiques des isolants

Qualité Effets recherchés Type d’isolant à éviter de ce point de vue (ne possédant pas cette qualité) :
Faible coefficient de conductivité thermique lambda () Freiner l’échange de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur. Aujourd’hui, tous les matériaux isolants ont un bon .
Par contre, les isolants minces, du fait de leur faible épaisseur, ont une mauvaise résistance thermique.
Forte densité,

Bonne aptitude à accumuler la chaleur
• Amortir l’onde de variation de la température extérieure sur le cycle de 24 heures (pour rester au frais l’été)
• Retarder la propagation du feu en cas d’incendie
• Offrir une bonne isolation phonique.
Polystyrènes, polyuréthane et laines de densité inférieure à 50 kg/m3
Perméabilité à la vapeur d’eau Permet de laisser respirer la maison  Polystyrènes, polyuréthane
Longévité Absence de tassement, pas d’apparition de "jours" aux raccords. Laines en rouleau ou en vrac
Absence de nocivité Pas d’émanation toxique dûe à des additifs chimiques, pas de microfibres irritantes. Polystyrènes, polyuréthane et dans une très moindre mesure laines minérales.
Isolation préservée en cas d’humidité. Efficacité préservée de l’isolant par grand froid. Aucun matériau à éviter mais frein-vapeur obligatoire sur la face intérieure de tous les isolants fibreux.

La laine de bois

Les panneaux de laine de bois sont élaborés à partir de fibres de bois, le liant étant la lignine de bois. Ce matériau naturel est l’un des meilleurs isolants disponibles sur le marché :

Polystyrène expansé, extrudé

Le polystyrène expansé est le principal isolant d’origine synthétique. Il présente une structure à pores ouverts tandis que le polystyrène extrudé a une structure à pores fermés lui assurant une meilleure résistance à la compression. Tous deux sont imperméables et créent une barrière étanche dans les murs, empêchant l’humidité du logement de s’échapper par ce biais.

Sous l’action de la chaleur, le polystyrène émet des styrènes et autres gaz toxiques contenus dans ses additifs ignifuges. Il laisse constamment échapper du pentane pendant toute sa durée de vie.

Polyuréthane

Il est souvent employé sous forme de mousses expansives pour calfeutrer les cadres de portes et de fenêtres. Il libère des amines (substances dangereuses) et ses additifs ignifuges sont également toxiques. Pour un prix élevé, cet isolant reste très efficace l’hiver (meilleur coefficient ) mais relativement peu l’été.

Laines de verre ou de roche (rouleau, plaques ou vrac)

Les isolants à base de fibres minérales sont les plus répandus. La laine de verre est obtenue par fusion, centrigugation et soufflage de verre de récupération tandis que la matière première de la laine de roche est généralement du basalte. Leur pouvoir isolant diminue fortement en présence d’humidité (d’où la présence de pare-vapeurs sur les rouleaux).

Ces laines contiennent des fibres respirables très irritantes pour le bricoleur qui est amené à les manipuler. Depuis 1987, les laines minérales étaient classées 2B
"pouvant être cancérogènes pour l’homme" par le Centre International de Recherche sur le Cancer.
En 2001, elles ont été reclassifiées dans le groupe 3 "ne pouvant être classées quant à leur cancérogénicité".

Important : Il est important de noter que sous l’appellation laine de verre ou laine de roche se classent des produits d’une densité allant de 12 kg/m3 jusqu’à 130 kg/m3. Si leur pouvoir isolant est sensiblement le même en hiver, les produits les plus légers ne protègent absolument pas de la chaleur l’été. Comme à ce jour aucune performance d’été n’est demandé aux isolants, il vous sera bien difficile d’obtenir de votre revendeur ou poseur des informations sur le poids de l’isolant qu’il compte vous fournir.

Chanvre en rouleau

Les fibres végétales sont une bonne alternative aux laines minérales et présentent des qualités isolantes équivalentes. Elles sont malheureusement absentes des grand circuits de distribution.
Les plantes telles que le chanvre peuvent être cultivées sans engrais et leurs fibres sont naturellement fongicides et antibactériennes.
Le chanvre peut être utilisé en rouleau et en vrac comme la laine de verre (avec des additifs ignifuges et anti-rongeurs tels que sels de bore ou d’amonium), mais aussi pour être inclus dans des enduits ou bétons isolants entre solives.
Dans ce dernier type d’application avec un liant à base de chaux, le chanvre n’a pas besoin d’additifs.

Cellulose

Généralement fabriqué à partir de journaux recyclés, ce matériau a déjà conquis 25 à 30% du marché en Scandinavie et aux Etats-Unis.
Des additifs inoffensifs (sels de bore) le protègent contre l’incendie, les insectes et la moisissure. Les flocons de cellulose sont disponibles sous forme de panneaux ou en vrac.
Attention : le caractère écologique de ce matériau demeure contreversé : si les particules de la cellulose ne sont pas aussi fines que celles de la laine de verre, elles peuvent néanmoins provoquer des inflammation pulmonaires lors de leur mise en oeuvre en l’absence d’une protection apropriée. De plus, il contient également les résidus d’encre présentes avec le papier recyclé.

Perlite

La perlite est un isolant écologique fabriqué à partir de roches volcaniques broyées et expansées thermiquement à plus de 1000°C : en s’évaporant l’eau fait gonfler les fines particules de roche qui emmagasinent de l’air. La perlite est totalement inerte, ininflammable, imputrescible, insensible à la vermine et aux rongeurs et totalement exempte de toxicité. C’est le seul isolant pour combles perdus qui peut-être considéré comme ayant des propriétés inaltérables dans le temps.



Nos conseils

  • Quel que soit le mode d’isolation choisi, le fait d’utiliser une isolation renforcée permettra de diminuer votre consommation de chauffage, sa facture et les rejets associés.
  • N’oubliez pas de juger votre isolant sur son efficacité en hiver et en été
  • Nous vous déconseillons les isolants en flocons pour les combles perdus s’ils ne sont pas agglomérés, car ils se déplacent avec le vent
  • Nous vous déconseillons les isolants fibreux de trop faible densité (rouleaux ou flocons de moins de 40kg/m3) car ils se tassent progressivement et perdent en quelques années la majeure partie de leur efficacité. Pour cette même raison, évitez les produits « discount ».
  • Si vous optez pour des matériaux naturels (ou plus généralement pour une construction qui sort du cadre des matériaux distribués largement), choisissez un professionnel spécialisé.
    Faire réaliser une prestation à un professionnel qui n’a pas l’habitude de manipuler les matériaux que vous exigez pourra conduire à un travail mal réalisé.
  • Si vous optez pour des matériaux courants, optez pour le moins mauvais de ces isolants, à savoir la laine de verre ou de roche (pas de barrière étanche pour l’humidité, pas de libération de gaz douteux) et choissisez les de forte densité.
  • Si vous êtes disponible, réalisez par vous-même l’isolation de votre maison. Vous pourrez ainsi réaliser un travail très soigné aux angles et aux entourages de fenêtres, ce qui permettra de limiter les ponts thermiques.
  • Soyez cohérent dans votre choix d’isolation : il ne sert à rien d’avoir 20cm d’isolant sur les murs si vous utilisez des fenêtres standard, que vous ne respectez pas nos conseils sur la répartition des fenêtres ou que le coefficient de compacité de votre plan est mauvais.

 





Matériaux d’isolation thermique

A. Isolation thermique des parois opaques

1.               Parois concernées. Les matériaux d’isolation thermique doivent être posés sur l’une des parois suivantes :

- planchers bas sur sous-sol (caves, garages, buanderies), sur vide sanitaire (c'est-à-dire le volume inutilisé séparant le sol naturel du premier plancher) ou sur passage ouvert dans les immeubles (pour piétons, voitures, etc…) ;

- toitures terrasses ;

- murs en façade ou en pignon. Seule l’isolation des murs existants ouvre droit au crédit d’impôt : la construction d’une seconde paroi, avec aménagement d’un vide d’air entre les deux parois, n’est pas éligible à l’avantage fiscal ;

- toitures sur combles (toitures, planchers lorsque le comble est inhabité ou non aménageable).

Le fait que les matériaux soient apposés sur la face interne ou externe des éléments à isoler est indifférent sauf dans le cas des toitures-terrasses où l’isolant doit être appliqué impérativement en face externe.

Les dépenses concernant les murs, parois et portes intérieurs, à l’exception des planchers sur combles perdus ou inhabités et des murs et parois séparant des pièces pour partie non chauffées, n’ouvrent pas droit au crédit d’impôt.

2.               Matériaux utilisés. Les matériaux isolants concernés les plus couramment utilisés sont les suivants :

- isolants fabriqués à partir de produits minéraux : laines minérales, verre cellulaire, vermiculite et perlite-cellulose, etc… ;

- isolants fabriqués à partir de produits végétaux ou animaux : chanvre, lin, laines, etc… ;

- isolants de synthèse : polystyrène, etc…

Ils se présentent sous la forme de rouleaux, de panneaux composites, de complexes isolants avec plaque de plâtre ou de plaques nues. Cette liste n’est pas limitative.

3.               Résistance thermique requise. La résistance thermique (aptitude d’un matériau à ralentir la propagation de l’énergie calorifique, autrement dit de la chaleur, qui le traverse) minimale exigée est de :

- 2,4 mètres carrés Kelvin par Watt (soit R = 2,4 m² °K/W) pour les planchers bas sur sous-sol, sur vide sanitaire ou sur passage couvert, les toitures-terrasses et les murs en façade ou en pignon ;

- 4,5 mètres carrés Kelvin par Watt, soit R = 4,5 m² °K/W pour les toitures sur combles.

B. Isolation thermique des parois vitrées

4.               Dépenses concernées. Ouvrent droit au crédit d’impôt, les dépenses relatives à l’acquisition de :

- fenêtres ou portes-fenêtres ;

- vitrages à isolation renforcée dénommés également vitrages à faible émissivité ;

- de doubles fenêtres (seconde fenêtre sur la baie) avec un double vitrage renforcé.

5.               Critère technique de performance. Le coefficient de transmission thermique requis (Ug pour les vitrages ; Uw pour les fenêtres), soit la traduction de la capacité à laisser passer la chaleur, doit être :

- inférieur à 2 Watt par mètre carré degré Kelvin (soit Uw < 2 W/m² °K) pour les fenêtres ou portes fenêtres ;

 


- inférieur ou égal à 1,5 Watt par mètre carré degré Kelvin (soit Ug = 1,5 W/m² °K) pour les vitrages à isolation renforcée ;

- inférieur ou égal à 2,4 Watt par mètre carré degré Kelvin (soit Ug = 2,4 W/m² °K) pour les doubles fenêtres.


d. Calorifugeage

8.               Les dépenses d’acquisition des matériaux utilisés pour le calorifugeage de tout ou partie d’une installation de production ou de distribution de chaleur ou d’eau chaude sanitaire caractérisés par une résistance thermique supérieure ou égale à 1 mètre carré Kelvin par Watt (soit R = 1 m² °K/W) ouvrent droit au crédit d’impôt.

Pour calorifuger les canalisations d’eau chaude et les gaines d’air chaud, on utilise, en général, des matériaux isolants classiques conditionnés à cet effet sous trois formes : coquilles et bandes de fibres minérales, manchons de mousse plastique.

Pour les chaudières et les ballons d’eau chaude, on utilise en principe des rouleaux de fibres minérales (laine de verre ou de roche) maintenus par du fil de fer ou de la mousse de polyuréthane projetée in situ et adhérant aux parois.

E. Justificatifs

9.               Les contribuables qui demandent à bénéficier du crédit d’impôt au titre de l’acquisition de matériaux d’isolation thermique doivent produire une facture de l’entreprise, ayant procédé à la fourniture et à l’installation des matériaux, qui mentionne explicitement le respect du critère technique de performance relatif au matériau utilisé.

A défaut de la mention exacte, sur la facture, des critères techniques de performance, une attestation du fabricant du matériau mentionnant le respect de ces critères peut être admise à titre de justification. Dès lors, il conviendra de s’assurer que les mentions et références relatives à la nature et à la catégorie des matériaux figurant sur la facture correspondent aux matériaux pour lesquels l’attestation du fabricant a été délivrée.

http://www.valtech-isolation.com/

http://www.citemaison.fr/comparatif-parpaing-monomur-thermopierre.html





Le match comparatif : parpaing de bloc béton, monomur, béton cellulaire
Avant l’apparition de la RT 2005, il aurait été illusoire de vouloir comparer un mur de parpaings et isolation intérieure avec des systèmes d’isolation réparties comme la brique à joints minces (monomur) et le béton cellulaire (Thermopierre).
L’usage des rupteurs de ponts thermiques va-t-il relancer le débat ?
           
Hypothèses pour la comparaison
Nous avons volontairement éliminé du comparatif les déclinaisons les moins bonnes des systèmes constructifs comparés, à savoir :
 les monomurs et thermopierres de 30 cm d’épaisseur dont le coefficient de déperdition thermique Up est moins bon que la valeur Up de référence de la RT 2005
 les solutions à base de parpaing et de complexes de doublage à base de plaque le plâtre dont on a vu les faibles performances.
De ce fait, nous allons comparer trois solutions constructives dont l’épaisseur des murs est voisine de 37 cm et dont le prix au m² du mur en élévation est comprise entre 90 et 110 €TTC.
Si les notions de de pertes thermiques, d’inertie, de capacité calorifiques et de déphasage ne vous sont pas familières, lisez d’abord notre introduction au dossier « En quoi construire les murs de votre maison ».
Solution 1 : parpaing, isolation intérieure avec contre-cloison en plâtrerie traditionnelle
Nous avons déjà analysé cette solution sur la base d’une isolation à base de laine minérale et de pare-vapeur.
Pour maximiser les performances, nous allons dans ce comparatif, utiliser des rupteurs de pont thermiques, une isolation écologique à base de laine de bois et un freine-vapeur.
Avec un tel isolant, le prix est augmenté d’environ 10€/m² à condition de poser soi-même l’isolant, ce qui est la solution conseillée.
Solution 2 : brique à alvéoles (Monomur)
Face aux constructions conventionnelles bas de gamme, les avantages de la brique monomur surtout en terme d’inertie et de déphasage sont largement relayées dans la presse.
Nous allons prendre en compte ici des briques monomur d’épaisseur 37,5 cm, une liaison de plancher bas avec rupture isolante au droit du dallage et un plancher intermédiaire lourd (à entrevous) avec planelle en nez de plancher et correction isolante en nez de dalle.
Plusieurs constructeurs fournissent des briques aux performances légèrement différentes. Les valeurs retenues pour ce comparatif sont de λ=0,12 et les valeurs ψ, respectivement de 0,26 et 0,18 pour les liaisons plancher bas et intermédiaire.
Outre l’appellation Monomur, les marques et dénominations commerciales connues sont notamment Biomur, Porotherm, Bio’bric, Gelis, Bellenberg ...
Solution 3 : blocs de béton cellulaire
Le béton cellulaire, est souvent comparé au monomur, mais jamais à une solution de parpaing avec plâtrerie traditionnelle.

Pour le comparatif, nous allons prendre les blocs de 36,5 cm de profondeur avec les même dispositifs de rupture de pont thermique que le monomur (nouveaux blocs en L avec ψ=0,12)
La valeur de référence des règles TH-U (volume 2/5 matériaux), est de λ=0,145 (pour des blocs de densité 400kg/m3). Cette valeur étant très en deçà des performances certifiées NF , nous avons retenu pour ce test une valeur de λ=0,12, ce qui correspond à des blocs d’une densité de 450kg/m3.
Cette même certification NF démontre que les blocs les plus légers (350 kg/m3) permettent même d’atteindre un coefficient de conductivité thermique λ de 0,10 ou 0,09.

Si la marque la plus connue est Ytong-Siporex (Xella), citons également la marque Cellumat. apparue sur les marchés Français et Belge.
Les résultats !
1) pertes thermiques par les surfaces et liaisons de parois : égalité
Parpaing + contre-cloison    0.49 W/m²K

 

 
0.65
0.45
 


Brique Monomur    0.49 W/m²K

 

 
0.65
0.45
 


Béton cellulaire    0.46 W/m²K

 

 
0.65
0.45
 


Avec les meilleures pratiques actuelles, les trois solutions sont parfaitement équivalentes du point de vue de la limitation des pertes thermiques. Le très léger avantage conféré au béton cellulaire présupposant l’utilisation de planchers eux même en béton cellulaire, aucune solution ne se détache de ce point de vue.
Ces solutions sont également durables du point de vue de la longévité car l’isolant laine de bois (dense) est très stable, ne se tasse pas et ne craint pas les rongeurs ni les termites.
2) Capacité thermique surfacique : match nul
Pour déterminer de manière sûre l’apport d’inertie apportée par des parois multi-couche, nous appliquons les calculs selon la norme ISO 13786 en régime périodique (période de 24h).
Là encore, les tois solutions offrent des performances excellentes, avec toutefois une performance un peu en retrait pour la solution béton cellulaire.
Parpaing + contre-cloison    44 kJ/m²K

 

 
15
35
 


Brique Monomur    34 kJ/m²K

 

 
15
35
 


Béton cellulaire    32 kJ/m²K

 

 
15
35
 


3) déphasage : excellent partout, avantage Monomur.
Là encore, nous utilisons la norme ISO 13786 en régime périodique (période de 24h) pour déterminer de manière sûre l’aptitude des solutions à retarder et surtout amortir les fortes variations de températures extérieures, gage de confort en été.
Il est à noter que la norme indique que la plage de valeur possible est comprise en 0 et 12h. Toutes les valeurs de déphasage supérieures à 12h sont de toute manière excellentes et suffisantes en terme de performance.
Dans le cas présent, les trois principes ont des valeurs excellentes.
Pour ce qui est de la solution parpaing + contre-cloison, c’est l’isolant laine de bois qui permet d’obtenir une telle valeur. Avec une solution basée sur une laine minérale à 70 kg/M3, le déphasage est d’environ 9h30.
Parpaing + contre-cloison    12.1 h

 

 
7.5
11
 


Brique Monomur    18.3 h

 

 
7.5
11
 


Béton cellulaire    14.3 h

 

 
7.5
11
 


4) Energie Grise : Parpaing gagnant et Brique Monomur battue à plates coutures !
Dans une stratégie de haute qualité environnementale et de maisons à basse consommation énergétique, l’énergie nécessaire pour fabriquer les matériaux de construction prend une importance prépondérante.
Et là le score est sans appel, la cuisson nécessaire lors de la fabrication de la brique la relègue au dernier rang, tandis que l’utilisation combinée du parpaing et de la laine de bois (matériaux peu énergivores) font de cette solution la gagnante du tiercé.
Parpaing + laine de bois + contre-cloison    135 kWh/m²

 

 
240
60
 


Brique Monomur    254 kWh/m²

 

 
240
60
 


Béton cellulaire    179 kWh/m²

 

 
240
60
 



Pour cette raison, la Monomur de terre cuite ne mérite pas totalement le qualificatif écologique qui lui est souvent attribué. Par contre, des solutions alternatives existent avec en particulier la brique de Pierre Ponce, distribuée par Cogetherm.
Epaisse de 35cm, la plus performante des briques Cogetherm offre une résistance thermique en retrait de 15% par rapport aux meilleures briques Monomur de terre cuite, mais son énergie grise est inférieure à 60 kWh/m².
5) Résistance à la diffusion de vapeur d’eau Sd : avantage Béton cellulaire
Même dans la meilleure des configurations (isolant avec un freine vapeur Sd=10m et non pare-vapeur) la solution d’isolation par l’intérieur reste logiquement en retrait par rapport aux solutions d’isolation répartie.
Parpaing + contre-cloison    13.4 m

 

 
15
2.5
 


Brique Monomur    5.1 m

 

 
15
2.5
 


Béton cellulaire    3.5 m

 

 
15
2.5
 



 
Tableaux de fenêtre sans utilisation des accessoires préconisés et joints épais      
Dans le cas de la solution parpaing, isolation par l’intérieur et plâtrerie traditionnelle, l’isolant est posé seul (non associé à une plaque de plâtre) et l’utilisation de 2 couches croisées permet de diminuer grandement les effets des défauts de pose.
Par contre, il faut impérativement veiller à ce que les rupteurs de ponts thermiques en about de plancher soient bel et bien posés (vérifier avant le coulage des dalles). Sans ces accessoires, la performance solution bloc béton chute drastiquement.
Pour une maison moyenne, le surcoût de la mise en oeuvre de ces rupteurs est de l’ordre de 1500€.
Le verdict : le classement du tiercé gagnant
Ces trois solutions comparées sont toutes haut de gamme.
Le choix devra donc surtout se faire suivant les professionnels sérieux que vous rencontrerez et les prix pratiqués dans votre région.
Toutefois, tout comparatif méritant classement, voici nos préfrences dans l’ordre, applicable hors zone sismique :
1er : le béton cellulaire    Ce procédé présente les performances les plus homogènes, se pose facilement, est durable dans le temps.
Le thermopierre isole très bien, assure un très bon déphasage, apporte une inertie tout à fait satisfaisante et nécessite une énergie grise maîtrisée.
Les nouveaux éléments permettent un traitement très efficace des ponts thermiques.
Enfin, l’arrivée sur le marché de nouveaux blocs de 50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC (bâtiment basse consommation), l’équivalent français de l’appellation allemande maison passive.
2ème : le parpaing avec isolation par l’intéreur et plâtrerie traditionnelle     Le challenger là où l’on le l’attendait pas !
Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le bloc béton fait merveille.
Energie grise relativement faible, excellent déphasage et très bonne inertie apportée par la contre cloison, le seul bémol de la solution est la résistance à la diffusion de vapeur d’eau (mais qui est compensée par la propriété de la brique à réguler l’humidité des locaux)
3ème : la brique monomur     La reine des salons de construction écologiques mérite-t-elle encore son trône ?
Si ses qualités intrinsèques ne sont pas usurpées, il faut bien vérifier sa mise en oeuvre lors du chantier.
De plus, son énergie grise est de loin la plus élevée du comparatif.
Pour des performances comparables, vous pouvez également opter pour une brique isolante de 20cm avec complémentation d’isolation par l’intérieur et brique platrière.
Ces 3 solutions doivent permettre d’atteindre les niveaux Haute voire très Haute Performance Environnementale (HPE ou THPE) ... mais pas à priori le niveau basse consommation (Effinergie) qui est la cible visée des constructions à l’horizon 2015
Nous n’avons pas comparé les variantes des monomurs et béton cellulaires en 30 cm d’épaisseur car ces solutions sont nettement en retrait du point de vue performance.
Cas de la construction en zone sismique
La construction en zone sismique impose la mise en oeuvre de chainages complémentaires qui diminuent sensiblement les performances des solutions à isolation réparties. Dans ce cas, il est conseillé d’opter pour des solutions d’isolation par l’intérieur ou l’extérieur.
En l’occurrence, parmi les trois solutions comparées, le choix du bloc béton, rupteurs de ponts thermiques et isolation par l’intérieur avec contre-cloison est celle qui s’impose en zone sismique.
Annexe 1 : valeurs des ponts thermiques de liaison utilisées pour ce comparatif
Valeurs des ponts thermiques de liaison Ψ (W/mK)    Parpaing + rupteurs    Monomur    Béton cellulaire
angles des murs avec plancher sur terre plein    0.2    0.26    0.12
angle des murs avec plancher intermédiaire (étage)    0.25    0.18    0.12
angle sortant entre deux murs (cas usuel)    0.02    0.1    0.1
angle entrant entre deux murs    0.16    0.1    0.1
angle entre les murs (extérieur) et les murs de refend    0.11    0.14    0.14
angle entre les murs et les appuis de fenêtre (partie inférieure)    0.1    0.13    0.14
angle entre les murs et les linteaux de fenêtre (partie supérieure)    0    0.07    0.11
angle entre les murs et les tableaux de fenêtre (côtés)    0    0.03    0.05
Annexe 2 : impact sur l’effet de serre du cycle de vie des matériaux comparés
En marge de l’énergie grise, il peut être intéressant de comparer l’effet sur le changement climatique sur le cycle de vie des matériaux du comparatif.
Ces informations sont disponibles sur la base de données INIES des caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction en France.
Les données des trois matériaux sont indiquées par "unité fonctionnelle" UF correspondant à un m² de mur construit avec ce matériau et sur une durée d’utilisation d’un an (rapportée à sa durée de vie estimée).
 Monomur 37 cm : 1.47 kg équivalent CO2 / UF
 Bloc béton + isolant + contre cloison : 0.25 kg équivalent CO2 / UF
(0.16 pour le bloc béton + 0.027 pour 10 cm laine minérale + 0.063 pour la briquette 5 cm)
 Thermopierre 36.5 cm : 0.63 kg équivalent CO2 / UF (valeur extrapolée de l’information obtenue pour le thermopierre 30cm)
V






Parmi les coffrages isolants, j’ai choisi celui qui permettait le mieux de répondre au cahier des charges fixé ci dessus.
Je le distribue et le met en oeuvre depuis 2 ans maintenant .
En quelques mots, les caractéristiques du procédé que je distribue (ARGISOL) : Mur en béton armé, plein et monolithique, de 14cm d’épaisseur, muni d’une isolation continue, extérieure de 6,5cm et intérieure de 4,5cm.
Diminution des risques de désordres du bati, suppression des ponts thermiques et isolation trés performante U=0,30W/m².k, délais de réalisation du gros oeuvre mur divisé par 2 à 3 grâce à une intelligence de construction différente.
Ce matériaux, permet une mise en oeuvre de qualité : coffrage constitué de 2 parois en Polystyrène expansé haute densité (PSE), écartées de 14cm l’une de l’autre et reliés par des entretoises métalliques, le tout formant un “bloc” d’1m de long, 25cm de haut et 25cm de large pour 1,3kg.
Des ergots en partie supérieure et leur négatif en partie inférieure permettent un emboitement aisé pour un assemblage résistant.
L’élevation se fait à la façon du célébre jeu de construction pour enfant, par emboitement, à sec (sans colle ni mortier), rang par rang, tandis que les aciers horizontaux sont implantés au fur et à mesure (zones parasismiques ou constructions soumises à contraintes mécaniques importantes).
Un étayage à partir d’1m de hauteur permet de s’assurer de la parfaite verticalité des murs ainsi que leur alignement.
La mise en oeuvre est rapide et facile puisque le seul matériaux lourd, à savoir le béton est coulé à la pompe une fois les murs élevés.
Vous ne mettez en oeuvre que les blocs de coffrage en PSE et les aciers si besoin :
- ARGISOL : 5,2kg/m², soit 4 blocs pour 1m² de mur
- AGGLOS : 140kg/m² soit 10 agglos de 14kg + le mortier + l’isolation rapportée par la suite
- MONOMUR BRIQUE ALVEOLAIRE : 218kg/m², soit 16,2 briques de 13,5kg, en épaisseur 36,5 pour une isolation intégrée comparable à ARGISOL 25cm d’épaisseur)
Une fois la hauteur de murs finale atteinte, les aciers verticaux sont implantés par le dessus, entre les 2 parois PSE constituant le coffrage ARGISOL, rejoignant les aciers verticaux d’attentes partant de la dalle (zones parasismiques…).
Le béton est ensuite coulé par le haut du mur, entre les 2 parois PSE ,à l’aide d’un camion malaxeur et d’une pompe béton.
Dans la même demi journée (voir journée en fonction de la construction), les murs sont coulés en 3 passes successives de 0,80m à 1,00m pour finalement atteindre la hauteur d’arase.
Le coulage réalisé en plusieurs passes dans la même journée, la classe d’affaissement du béton, définie par le fabricant du produit, permettent de garantir des murs sans cavité et dont les aciers sont bien enrobés, jouant pleinement leur rôle complémentaire à celui du béton pour former du béton armé (14cm d’épaisseur).
De nombreux modules viennent compléter la gamme de blocs permettant tout type de constructions (villas, immeuble, piscines…).
Tous garantissent la continuité du béton en leur sein, pour de vrais murs en béton armé, pleins et monolithiques.
La gamme ARGISOL : bloc standard d’1m x 0,25m x 0,25m, angles à 90°, angle à 90° arrondis, angle à 45°, blocs à ouverture réglable pour les formes libres, blocs de refends, bouchons pour finition verticales des coffrages sur les tableaux d’ouvertures, planelles isolantes pour abouts de planchers, élément de réhausse 5cm.
La finition intérieure se fait au placo ou plâtre projeté et extérieure par un enduit hydraulique sur isolant (EHI de PAREX LANKO) projeté à la machine sur une trame métallique agrafée aux façades.
Des queues d’arondes en face extérieur des blocs viennent améliorer significativement l’accroche mécanique des enduits leur cohésion avec les murs.
Pour plus d’informations sur ce matériaux vraiment génial, accessible aux entrepreneurs comme aux autoncontructeurs (formation, mise en place et suivi technique sur chantier ainsi qu’assistance téléphonique ou sur chantier. en cas de besoin) :
http://www.mtcr.fr
Cordialement,
Denis
MTCR
5.  Joël Baguet dit :
février 11, 2008 à 11:56
la monomur Bellenberg
que du bonheur!!!!
voir: http://monomur.over-blog.com/
bien cordialement
Joël Baguet
6.  Pierre dit :
mars 9, 2008 à 11:38
Bonjour,
j’ai construit une surélévation en thermopierre de 37.5 d’épaisseur (sur 62 *25) je suis pas un pro et j’ai découvert le produit en montant mes murs.
La mise à niveau des plan de maçonnerie est difficile à réaliser pour un néophyte, maintenant il préconisent d’utiliser une sorte de rabot afin de rendre plan chaque niveau je crois que ce serat trés bien, mais c’est du travail en plus. Celui ci est pourtant trés important car il conditionne la possibilité de faire un joint entre les briques trés fin condition pour avoir une isolation globale correcte.
L’autre élément trés important du montage c’est déposer un joint trés régulier, je n’ai pas utilisé leur appareil à étendre le mortier colle et je le regrette à postériori, (je n’ai utiliser qu’un simple gratoir pour poser des carrelages ,hauteur de dents 5 mm) cela m’aurait accéléré le travail.
Vient ensuite le probléme des découpes, les joints verticaux aux découpes restent liés à la dextérité de l’opérateur, car ils doivent en théorie être parfaitement plan, ici encore se présentent des joints plus épais qu’il ne faudrait ! J’avais une grande scie à min avec des dents carbures, ça aide bien. Un truc :incliner un peu les blocs à scier, cela permet une découpe bien droite.
Encore une remarque, c’est la gestion des hauteurs de maçonnerie, pour compléter mes hauteurs d’étages, j’ai été obligé d’utiliser des carreaux de béton cellulaire, normalement destinés aux parois, la densité n’est pas la même, le coeff d’isolation aussi, et des joints plus ou moins régulier de plus dans le murs !
J’ai utilisé ces blocs car je savais que j’aurais tout à faire, leurs poids respectif a été un critére fondamentale dans leurs choix, ilssont quand même un peu lours ! mais rien de comparable avec la terre cuite.
Par rapport à la terre cuite, je pense que avec le probléme des découpes à faire, le béton cellulaire est sans comparaison la meilleure option à prendre, quant à sa résistance aux chocs, c’est sûre c’est mons résistant. mais de toute les façons les murs devront être enduit de platre à la fin.
En plus un chantier avec des murs blanc c’est plus facile à vivre.
Commercialement parlant, en épaisseur 37.5 ils ne reprennent pas le surplus car c’est pas gardé en stock chez les grossistes, sinon les conseiller au téléphone sont trés sympa et ils écoutent trés attentivement les non professionnel pour le secteur sud ouest.
En conclusion je ne regrette pas le choix du matériaux, mais c’est la mise en oeuvre assez pointue qui est difficile à atteindre dés les premier rangs, le matériel spécifique proposé par les fabricant me semble maintenanttrés importante à utiliser ( grande plane rabot de mise à niveau, et la spatule d’enduit à roulette pour déposer le mortier colle, la scie carbure me semble être aussi un trés bon investissement)
Pour les ponts thermique des joints cela va se régler car le vais faire encore une isolation complémentaire à l’extérieure (ma surélévation est une toiture à la mansard) j’ai de la chance car c’est tout auto construit.
Salutations cordiales
7.
en réponse à l’article sur les désillusions sur les briques monomur, je confirme, le produit à l’origine est bon, mais la mise en oeuvre difficile, j’ai fait construire une grande maison, en monomur, les briques ne sont pas jointes entre elles, je passe l’index dans la jointure des briques, les menuiseries sont posées avec du ciment, les briques sont cassées, beaucoup d’artisans s’improvisent spécialiste du monomur, mais n’ont pas de véritable formation.
donc méfiance, il faut d’abord voir un chantier déjà réalisé avant d’accepter un devis d’un artisan spécialiste
Depuis l’écriture de cet article les monomurs ont bien évolué, notamment les performances thermiques.
Je démarre actuellment un chantier en autoconstruction pour une maison trés basse énergie.. Aprés avoir fait des recherches sur les matériaux pendant prêt d’une année , mon choix s’est arrétê sur du monomur pour sa mise en oeuvre et le confort de vie qu’il procure .
J’ai rejeté l’ossature bois pour le problème de l’inertie et du confort quotidien même si les performances thermiques sont énormes tout en conciliant de l’écologie.
Le béton cellulaire pose également le problème de l’inertie et de l’étancheité à la apeur d’eau. La problématique est la même pour la pierre de lave.
Les bloc coffrant PSE,argile ou fibre de bois remplis de béton offrent les meilleurs perfomances thermiques du moment mais la mise en oeuvre est extremement délicate. Bien plus difficile à mes yeux que le monomur. De plus le système de ventilation doit être bien pensé et réfléchi pour un confort optimal.
De ce fait, je me lance dans le monomur. Toutefois toutes les marques ne se valent pas.
Par exemple une brique Imerys de 50cm est aussi performante qu’une 42,5 de bellenberg (R=4). Notre choix s’est arrété sur du 50 de chez bellenberg (R=4,6) complété par une isolation par l’extérieure de 4cm de fibre de bois.
Il existe un autre monomur nommé MZ8 de chez bellenberg : R=5,5 pour 425cm mais le prix est 30% plus chère que la 50cm. Avant de rentabilisé la différence sur le chauffage il faudra des décennies.
De plus la production de ce produit ne demarerra qu’en avril 2009 en Allemagne. Il n’y a pas encore d’avis technique en France sur ce produit.




 
La brique
Obtient des résultats relativement bons sur tous les fronts et ne présente aucun point faible Moins chère que la plupart des autres matériaux pierreux, mais toutefois plus chère que le béton
Matériau fréquemment utilisé  Indéformable: subit peu ou pas de déformations et présente de faibles risques de fissurations Ne nécessite des joints de dilatation que tous les 30 mètres
Qualités acoustiques moins bonnes que les matériaux plus massifs (silicocalcaire, béton, etc.) La brique de parement est sujette aux efflorescences, au lessivage, etc.
Exécutions:
Briques de parement: briques de parement pressées ou moulées à la main
Briques de construction rapide
Les briques de construction rapide isolantes
Les blocs de béton

Matériau pierreux de construction résistant et bon marché
Prix: si le bloc est destiné à la maçonnerie non apparente, il est probablement le matériau le moins cher. Les petites briques de béton utilisées pour la maçonnerie de parement sont plus chères qu’une brique de parement.  Tous les formats sont possibles
Sujet à la dilatation et au retrait; des joints de dilatation sont indispensables
Comme il est plus dur que la brique, il est difficile d’y incorporer des conduites
Un mur creux non ventilé est à déconseiller dans le cas du béton

La brique de parement ne sèche pas aussi rapidement que la brique; des endroits humides seront donc apparents plus longtemps.  Résistance élevée à la compression et qualités acoustiques meilleures que les matériaux légers
Exécutions:
Blocs de béton utilisés pour la maçonnerie non apparente (blocs creux et pleins)
Blocs de béton avec grains d’argile expansés
Blocs de béton utilisés pour la maçonnerie de parement

Le béton cellulaire
Matériau pierreux dans lequel se trouve beaucoup d’air, ce qui lui permet de présenter une bonne isolation thermique
Matériau pierreux présentant la meilleure isolation thermique.  Il est possible de construire sans prévoir d’isolation supplémentaire
Rendement élevé lors du placement: grands formats, poids faible, possibilité de le coller
Poids restreint: intéressant en cas de rénovation
Résistance à la compression plus faible que d’autres matériaux
Si vous recourez au béton cellulaire, il est préférable de réaliser tous les éléments en béton cellulaire (linteaux, hourdis, dalles-toitures, etc.)
Facile à forer, fraiser ou clouer
Exécutions: formats divers, également systèmes d’éléments pour des projets à grande échelle
 

Le silicocalcaire
Matériau robuste, bonnes qualités en matière d’acoustique et d’accumulation de la chaleur
Produit écologique (se composant uniquement de calcaire, de sable et d’eau, coûts énergétiques peu élevés)
Très bonne résistance à la déformation
Peut être collé ou maçonné matériau
Robuste et lourd, bonnes qualités acoustiques
Bonne accumulation de la chaleur: emmagasine la chaleur et la restitue lentement
En soi, ce matériau ne présente pas une si bonne isolation thermique; cela doit être compensé par une couche isolante
Utilisé tant pour la maçonnerie apparente que non apparente
Une mince couche d’enduit suffit pour la finition
Peut être combiné au chauffage mural
Exécutions:
Briques de parement
Blocs collés
Blocs maçonnés
Eléments préfabriqués
Blocs lisses
Eléments permettant le chauffage mural
 

La clé d'une isolation réussie

Pour être efficace, une isolation confortable, durable et économe doit réunir de façon indissociable : un isolant performant appliqué de façon continue, une étanchéité à l'air des parois et enfin une ventilation mécanique maîtrisée.