
|
Isolation Thermique - Thermal isolation
|

|
Parce que l'énergie la moins chère est celle que
l'on ne consomme pas,
l'isolation est le moyen le plus économique pour
réduire la consommation énergétique
d'un logement. Il est conseillé de commencer
par l'isolation des parois, des portes et fenêtres donnant
sur l'extérieur. Cela permet ensuite d'intégrer
des équipements de chauffage adaptés et
correctement dimensionnés. Des équipements
performants dans une maison non isolée seraient comparables
à un robinet neuf qui coulerait dans un seau
percé ! De plus toute énergie non
consommée est un bienfait pour la planète.
En construction classique, on commence l’isolation une fois
le gros œuvre terminé.
Veillez à ce que cela soit fait en même temps que
le gros
œuvre (ou avant). Car une bonne isolation se prend en compte
dès le départ pour éviter les ponts
thermique.
Dans
une maison non isolée, par où
s’échappent la chaleur et les euros ?
 |
La majorité des déperditions de
chaleur se situe au niveau de la toiture et des murs. La solution pour
réduire les consommations d’énergie
liées au chauffage en hiver mais aussi à la
climatisation en été : l’isolation
thermique des parois. Bien isoler, c'est réduire les
déperditions de chaleur au travers des
différentes parois de la maison.
|
Toutes les techniques du
sol au plafond –
All the technics from the floor to the roof
Qu’il s’agisse de constructions neuves ou de
rénovations, il est très important que les
différents corps de métier se coordonnent pour
respecter
la continuité thermique, c’est à dire
ne pas
détériorer l’isolation ou la
reconstituer ainsi
qu’assurer
l’étanchéité à
l’air des parois. Bien veiller à ce point car
même
si cela paraît évident, cela n’est pas
forcément le cas.
Dealing on new building or renovation, it is very important to
coordinate all the skills in order to respect the thermal continuity,
this mean not to deteriorate or to rebuilt it as well to provide a good
partition proofness. Do check that, even if this seems obvious it is
not always the case.
Une bonne isolation réduit les besoins en chauffage et
réduit aussi les surchauffes en été.
Une isolation ne doit jamais être faite sur une paroi humide
ou présentant des fissures.
L’air immobile est un très bon isolant,
c’est pour
cela qu’un bon isolant contient un grand nombre de cellules
avec
de l’air immobile. Cela explique que les isolants
traditionnels
sont épais.
Par contre l’air mobile est très favorable aux
déperditions de chaleur d’où la
nécessité d’apporter un soin
particulier à
la toiture.
Aspects à vérifier dans le choix d’une
isolation thermique :
- Ne pas hésiter à prendre mieux que ce qui est
exigé par les normes
- La résistance thermique R figure sur
l’étiquette
du produit (plus elle est grande, plus le matériau est
isolant)
- Qualité accoustique
- Réaction au feu
- Facilité de mise en œuvre
- Espace disponible pour la poser
- Certifications (incompressibilité, stabilité
dimensionnelle, comportement à l’eau, limite des
performances en traction, perméance à la vapeur
d’eau)
Isolation des murs par l’intérieur
–
Wall isolation from the inside.
 |
Elle est intéressante lorsque le ravalement
extérieur est
en bon état -
It is interesting when the outside from wall is in
a good shape.
Elle
réduit votre surface d'habitation - It reduce
your living surface |
Les avantages immédiats sont – The immediat
avantages are :
• l’absence de
modification de l’aspect extérieur de la maison – absence of outside aspect
modification of the house ;
• un coût relativement peu
élevé, mais entraînant une réduction de la surface des pièces, des gênes
possibles par exemple pour l’ouverture des fenêtres du fait de l’épaisseur
additionnelle, une mise en oeuvre qui peut être contraignante dans le cas de
prises, canalisations ou autres équipements à démonter.
– A a low cost but dragging in a room’s surface
reduction,
possible disconfort for example for windows opening du to additional
thickness, accessibility difficulty for the plugs and other devices
like pipes or other to take down.
Attention
: l’isolation par l’intérieur ne permet pas de traiter tous les types
de ponts thermiques (nez de dalle en plancher haut, etc.). Carefull : isolation from the inside to deal with
all the thermal bridges (flagstone nib, etc …)
Un choix de deux solutions techniques – A choise of
two technical solutions
L’isolant est derrière une contre-cloison
maçonnée ou sur ossature – Isolation is
behind a
built conter partition or on a frame.
L’isolant est le plus souvent collé ou
fixé
mécaniquement au support. La contre-cloison est en briques
plâtrières ou en carreaux de plâtre ou
encore en
plaques de plâtre vissées sur des ossatures. Cette
technique est adaptée pour l’isolation des murs
irréguliers en permettant de rattraper les
inégalités de surface. En dissociant
l’isolant du
parement, on peut contrôler la bonne mise en oeuvre de
l’isolation. Ce système permet
d’insérer,
sans détériorer l’isolation, les
câbles et
prises électriques.
Les panneaux composites ou complexes de doublage
Ils se composent d’un panneau isolant (polystyrène
expansé, polystyrène extrudé,
polyuréthane
ou laine minérale) revêtu d’un parement
en
plâtre (qui évite la contre-cloison). Les panneaux
sont
fixés contre le mur, par collage (paroi sèche et
plane)
ou par vissage sur tasseaux (fixés préalablement
au mur,
ils permettent de ménager une lame d’air entre
l’isolant et la paroi). Cette solution offre
l’avantage que
la pose s’effectue à l’aide
d’un seul produit.
Isolation des murs par l’extérieur :
 |
isolation et ravalement
L’isolation par l’extérieur est la
meilleure lorsque les enduits extérieurs sont
défectueux.
Elle permet de faire deux opérations en même temps
: l’isolation et le ravalement.
|
Les avantages :
• traiter un plus grand nombre de ponts thermiques ;
• ne pas modifier les surfaces habitables ;
• protéger les murs des variations climatiques.
Attention : le coût de cette technique est plus
élevé que celui de l’isolation par
l’intérieur (hors coût de ravalement).
De plus, le
fait de modifier l’aspect extérieur du
bâti
nécessite une déclaration préalable de
travaux ou
un permis de construire. Seuls des systèmes sous Avis
Techniques
doivent être employés pour garantir la
pérennité et les performances
nécessaires aux
ouvrages de façade.
Les solutions techniques : une palette de
possibilités
L’enduit mince sur isolant
Concrètement, le système se compose de
l’isolant
collé sur le mur à
l’extérieur de
l’habitation (généralement du
polystyrène
expansé) et d’un enduit spécifique
armé
d’un tissu
de fibres de verre et de l’enduit de
finition.
Si le support ne permet pas le collage, la fixation
mécanique
s’impose.
L’enduit hydraulique sur isolant
La technique est proche de la précédente.
L’enduit
mince est remplacé par un enduit hydraulique (mortier)
généralement projeté. La tenue aux
chocs dans les
endroits exposés est meilleure et
l’entretien plus
aisé en zones urbaines.
Les parements sur isolants
L’isolant est fixé au support puis accueille des
pierres
minces, des carreaux de céramique, des panneaux de bardage
ou
des contre-murs en brique.
Les vêtures
Une vêture est constituée
d’éléments
préfabriqués en usine comprenant un isolant et
une plaque
de parement. L’isolant le plus utilisé est le
polystyrène expansé moulé. Le parement
peut
être
constitué de divers matériaux tels
que la
tôle d’acier, la tôle
d’aluminium, le polyester
armé ou le PVC. La mise en oeuvre par fixation
mécanique
est simple.
Les enduits isolants
Ils sont constitués de mortiers auxquels sont
incorporées
des particules de matériaux isolants (billes de
polystyrène expansé, vermiculite
exfoliée, etc.).
Généralement appliqués en trois
couches,
ils ne
permettent pas d’obtenir des résistances
thermiques
équivalentes à celles atteintes par les autres
procédés. Ils sont réservés
aux parois
déjà isolées auxquelles on souhaite
apporter un
complément d’isolation.
Isolation des murs dans leur épaisseur (isolation
répartie)
Cette solution permet d’isoler et de construire avec un seul
produit porteur et isolant. Utilisée en construction neuve,
elle
est aussi intéressante dans le cas d’une
réhabilitation lourde : extension ou
surélévation.
Deux grandes familles sont proposées sur le marché :
|
La brique monomur en terre cuite avec son réseau
d’alvéoles. |
 |
| les blocs et panneaux hauteur d’étage
en béton cellulaire |
 |
L’isolation des combles et des toitures : une vraie
rentabilité
 |
Les combles : ce sont des locaux situés sous des toitures
inclinées.
L’isolation des toitures est la plus rentable et la
première étape à réaliser
car le potentiel
d’économies d’énergie est
important.
C’est souvent la partie la plus facile à traiter.
En
effet, l’air chaud, plus léger,
s’élève naturellement et vient en
grande partie se
loger sous les toits.
L'air chaud monte : il est donc primordial d'avoir une bonne isolation de la partie toit / sous-toir |
 |
Les toitures-terrasses
 |
L’étanchéité et
l’isolation de la
toiture sont soumises à une garantie décennale.
Seul un
professionnel qualifié peut intervenir.
Profitez de la réfection de
l’étanchéité sur une
toiture-terrasse pour
inclure l’isolant thermique.
Ne jamais isoler une toiture-terrasse par
l’intérieur !
Vous pouvez être tenté d’isoler une
toiture-terrasse
non pas par l’extérieur mais par
l’intérieur,
en mettant un isolant contre le plafond du dernier étage de
la
construction. Une telle disposition est interdite par les
règles
de l’art, elle est donc à proscrire absolument.
|
L’isolation des planchers :
 |
pensez-y |
L’appréciation de la qualité thermique
d’un
plancher pour aider à déterminer le choix en
terme
d’isolation se fonde sur des critères
indissociables :
• la constitution du plancher ;
• la nature des liaisons entre plancher et parois verticales
adjacentes ;
• la présence et la nature d’un
éventuel volume d’air sous le plancher.
Des techniques d’isolation adaptées
Les techniques d’isolation consistent à utiliser :
• des planchers béton à poutrelles et
entrevous PSE
(polystyrène expansé) certifiés
à
languettes ;
• des planchers béton à poutrelles avec
isolation
sous dalle flottante (pensez à intégrer le
chauffage) ;
• des planchers en dalles de béton cellulaire ;
Si le plancher est sur vide-sanitaire ou locaux non
chauffés, il
est possible de compléter l’isolation par des
panneaux en
sous-face (fixés mécaniquement ou
collés).
Si le plancher est en bois, il est également possible de
réaliser un plafond suspendu isolé. La laine
minérale posée en remplissage du plafond suspendu
est une
solution intéressante.
Les planchers sur terre-plein
Au stade de la construction, on peut choisir plusieurs techniques :
• l’isolation doit être
intégrée sur toute la sous-face du plancher ;
• la dalle peut être constituée
d’entrevous isolants à languettes
certifiés ;
• l’isolation peut être
réalisée par un
isolant sous dalle flottante (dans ce cas, pensez à inclure
le
système de chauffage dans la dalle).
Dans le cas des planchers sur terre-plein ancien, le seul moyen est de
rapporter un isolant sous dalle flottante.
Les isolants (laines minérales ou mousses
alvéolaires)
utilisables pour cette isolation doivent impérativement
être qualifiés pour cette application.
Les planchers sur vide-sanitaire ou locaux non
chauffés
Le vide sanitaire est un espace inutilisé de faible hauteur,
situé entre le sol et le plancher bas d’une
construction.
Il a pour fonction d’assainir le bâtiment et de
prévenir les risques de désordres dus
à
l’eau provenant du sol.
Il est généralement ventilé :
• pour des raisons de sécurité ;
• pour des raisons de durabilité des planchers
(bois, ossature bois ou métallique) ;
• pour éviter les problèmes
liés à
l’humidité. L’inconvénient de
cette
ventilation est qu’elle peut constituer une source importante
de
déperdition et d’inconfort, voire de condensations
sur le
sol. Une isolation se révèle ainsi
très
profitable, qu’il s’agisse des vides sanitaires,
des caves,
des sous-sols et des garages et e d’autant que les techniques
à mettre en oeuvre sont
parfaitement maîtrisées, et ont un excellent
rapport qualité / prix.
Les isolants retenus pour cette isolation doivent être
qualifiés pour cette application.
L’isolation des fenêtres :
 |
La performance thermique d’une paroi vitrée
dépend
de la nature de la menuiserie, des performances du vitrage et de la
qualité de la mise en oeuvre de la fenêtre. Mais
la nature
des fermetures (volets, persiennes) intervient également.
En effet, elles peuvent réduire les déperditions,
particulièrement la nuit. Enfin, les protections sont
très efficaces pour limiter la température
intérieure en été.
|
parois vitrées : source
immédiate de confort (et d'économie)
La qualité de la fenêtre
Les fenêtres modernes sont toutes munies de garnitures
d’étanchéité qui leur
confèrent
d’excellentes performances en terme de
perméabilité
à l’air et
d’étanchéité
à l’eau. Des solutions performantes existent en
menuiseries bois, PVC, et aluminium à rupture de pont
thermique.
Les menuiseries en aluminium sans rupture de pont thermique sont
à proscrire en raison de la forte conductivité
thermique
de ce matériau (source de déperditions thermiques
et
d’inconfort).
Afin d’apporter toutes garanties à
l’utilisateur et
de ne pas provoquer de désordres dans la
maçonnerie, il
est conseillé de faire appel à une entreprise
qualifiée.
L’amélioration de
l’étanchéité
à l’air d’un logement permet de
supprimer les
courants d’air mais nécessite la mise en place
d’une
ventilation contrôlée, capable de faire
« respirer
» votre logement.
Grâce à cette ventilation, vous
réduirez les
risques de condensation, d’odeurs et vous
bénéficierez d’une bonne
qualité de
l’air. Une ventilation bien faite est une arme efficace :
elle
met votre maison à l’abri de
l’humidité,
source de corrosion des équipements, de
décollement des
papiers peints, de développement des moisissures.
La qualité du vitrage
 |
Le double vitrage classique (deux verres emprisonnant une lame
d’air) est plus performant que le simple vitrage :
• il réduit l’effet de paroi froide ;
• il diminue les condensations et les déperditions
thermiques à travers les fenêtres. |
Le double Vitrage à Isolation Renforcée (VIR)
constitue
la nouvelle génération de doubles vitrages. Une
fine
couche transparente peu émissive
(généralement
à base d’argent) est déposée
sur une des
faces du verre (coté lame d’air). Cette couche
agit comme
un bouclier invisible pour empêcher en hiver la chaleur
intérieure de fuir à
l’extérieur. Le double
Vitrage à Isolation Renforcée (VIR) a un pouvoir
isolant
deux à trois fois supérieur à celui
d’un
double vitrage ordinaire, et plus de quatre fois supérieur
à celui d’un vitrage simple.
Il peut permettre des économies de chauffage de
l’ordre de 10 % et améliore fortement les conditions de confort. En effet, il fait disparaître
l’effet de paroi froide. Associé à un
système de gestion des apports solaires (occultation
extérieure), il peut contribuer à limiter les
effets de
surchauffe en été.
|
 |
Le rôle des protections solaires
Les protections solaires s’apprécient
l’été dans la gestion des apports de
chaleur par le
soleil.
Mais leur rôle est également important
l’hiver sur
le plan thermique. La nuit, des volets pleins fermés
limitent
sensiblement les déperditions de chaleur. De plus, les
fermetures, volets et persiennes participent à la
sécurité vis-à-vis des risques
d’intrusion.
Quatre techniques d’isolation d’une paroi
vitrée
Vos menuiseries sont en bon état mais encore
équipées de simple vitrage :
Le survitrage
Il consiste à poser sur la fenêtre existante une
vitre
rapportée à l’aide de
profilés
spécifiques. Il convient alors de renforcer
l’étanchéité de la
fenêtre à
l’aide de joints appropriés. Trois types de
systèmes existent : ouvrants, démontables et
fixes.
Avantage : c’est une solution peu onéreuse, mais
d’une efficacité relative.
Inconvénient : le vitrage rapporté peut alourdir
l’ouvrant et provoquer son affaissement puisque ni sa
structure
ni sa quincaillerie ne sont prévues pour supporter cette
surcharge. Pour éviter tout problème, avant de
choisir
cette technique, il faut faire un diagnostic des menuiseries existantes.
Le double vitrage de rénovation
Il consiste à remplacer sur la fenêtre existante
le simple
vitrage par un double vitrage dit de « rénovation
».
Il s’agit de doubles vitrages équipés
en atelier de
minces profilés permettant de les fixer dans les feuillures
existantes. Le choix des profilés en aluminium ou en PVC se
fait
en fonction de l’esthétique recherchée
et du mode
de pose souhaité.
Comme pour la technique précédente, le vitrage de
rénovation peut alourdir l’ouvrant et provoquer
son
affaissement puisque ni sa structure ni sa quincaillerie ne sont
prévues pour supporter le doublement du poids du vitrage. Il
est
important également de renforcer
l’étanchéité de la
fenêtre.
Vos menuiseries ne sont pas en bon état : le remplacement
des fenêtres s’impose.
Il doit être réalisé par des
professionnels
qualifiés, car il nécessite un
véritable
savoir-faire afin d’éviter tous
dégâts
occasionnés par des défauts
d’étanchéité.
Deux méthodes éprouvées permettent la
mise en
oeuvre de fenêtres équipées de double
vitrage :
Changement de fenêtre avec conservation du dormant existant
Rapide et sans dommage pour l’environnement
immédiat de la
baie (enduit, papier peint, baguette de finition, etc.), il
nécessite toutefois un bon état sanitaire du
dormant de
l’ancienne fenêtre.
Il est réalisé en mettant en oeuvre par
recouvrement sur
ce dormant une nouvelle fenêtre complète (dormant
+
ouvrant), en PVC, en aluminium ou en bois.
Avec cette méthode, il est essentiel
d’éviter le
confinement du dormant existant en s’assurant de sa bonne
ventilation.
De nombreuses sociétés proposent un catalogue
important de fenêtres dites de rénovation.
Remplacement total de l’ancienne fenêtre
Opération plus lourde que la
précédente, elle
nécessite souvent des travaux de maçonnerie plus
importants qui ne pourront préserver la
décoration autour
des baies.
Cette méthode est généralement retenue
quand des
contraintes d’ordre architectural existent, telles que le
respect
des lignes des cadres menuisées et des surfaces
vitrées.
Le remplacement de la fenêtre complète (ouvrant et
dormant) est la solution à retenir dans tous les cas
où
la fenêtre existante est en mauvais état. Elle
apporte une
isolation thermique et acoustique supérieure.
Économiquement, c’est la solution la plus
performante. Il
est recommandé de choisir des fenêtres
équipées d’un double Vitrage
à Isolation
Renforcée (VIR).
Attention : un vitrage de bonne qualité ne sert à
rien
sur un support de mauvaise qualité. Si les joints de votre
fenêtre n’est pas efficace ou si la
fenêtre est
déformée (ce qui peut arriver avec des
fenêtres de
qualité médiocres => ce qui
entraînera un
mauvais plaque de la fenêtre sur le montant) alors vous aurez
tout de même de fortes déperditions.
De plus s’il y a un mauvais plaquage cela sera aussi un
chemin
pour le bruit. Vous aurez alors aussi une mauvaise isolation phonique.
Volets isolants
Fermer les volets permet disoler un peu plus la maison. N'oubliez donc
pas de les fermer une fois la nuit tombée. Encore faut-il qu'ils
isolent correctement.
Ouvrent droit au crédit d'impôts, les dépenses
relatives à l'acquisition de volets isolants
caractérisés par une résistance thermique
additionnelle apportée par l'ensemble volet-lame d'air
ventilé supérieur à 0,20 mètre carré
Kelvin par Watt (soit R > 0,20 m2 K/W).
Cas
particulier des loggias et vérandas.
Les
dépenses d’acquisition de matériaux
d’isolation des parois vitrées destinés
à fermer une loggia ou à construire une
véranda sont exclues du crédit
d’impôt.
En revanche,
les dépenses d’acquisition de matériaux
liés au remplacement de vitrages existants
dans une loggia ou dans une véranda par des
matériaux éligibles ouvrent droit, toutes
conditions étant par ailleurs remplies, au crédit
d’impôt.
 |
Les ponts doivent
être
supprimés. Il ne faut oublier aucun détail
(raccord
mur-sol, mur-plafond ou mur-fenêtre).
N’oubliez pas
les pare-vapeur.
Les ponts thermiques. Ce sont les points où la
barrière
isolante est rompue. En France, on estime (2007) qu’ils
représentent 40% des déperditions. En
général, on les trouves aux points de jonction
entre les
différentes parties de la construction : mur et sol / angles
/
murs et vitrages mais aussi, volets roulants non isolés,
conduits de cheminée
|
Calculs d’isolation :
R = Resistance thermique – varie de 0 à 6
Caractéristiques
des isolants : conductivité thermique,
densité, perméabilité à la
vapeur d’eau. Liste des isolants : laine de bois,
polystyrène expansé,
extrudé, polyuréthane, laines de verre ou de
roche, chanvre, cellulose,
perlite.
- les matériaux synthétiques
(polystyrènes expansé et
extrudé, polyuréthane, polyester) qui sont
généralement efficaces en
therme d’isolation mais non exempts de toxicité
- les
fibres minérales, végétales et
animales (laines de roche et laines de
verres très répandues, mais aussi laines de bois,
lin, chanvre, mouton,
...)
- les autres matériaux renouvelables (cellulose,
liège, ...)
- les isolants minéraux, plus rarement
utilisés (perlite, vermiculite, argile expansée,
verre cellulaire)
- les
isolants minces réfléchissants que nous
décrivons dans un article dédié.
Certains des matériaux repris
dans le tableau
ci-dessous ne sont pas disponibles dans les grands circuits de
distribution. Vous trouverez des carnets d’adresse dans les
ouvrages L’habitat écologique
et Eco-logis, la maison à vivre repris
dans la page bibliographie.
Les isolants en chanvre et en laine de
bois sont en vente
en ligne sur ideesmaison.com et la laine de bois
(renseignements au 03.29.22.11.04).
Les caractéristiques des isolants
| Qualité |
Effets recherchés |
Type d’isolant
à éviter de ce point de vue (ne
possédant pas cette qualité) : |
Faible coefficient de
conductivité thermique lambda ( ) |
Freiner
l’échange de chaleur entre
l’intérieur et l’extérieur. |
Aujourd’hui, tous
les matériaux isolants ont un bon .
Par contre, les isolants minces, du fait de leur
faible épaisseur, ont une mauvaise résistance
thermique. |
Forte densité,
Bonne aptitude à accumuler la chaleur |
• Amortir
l’onde de variation de la température
extérieure
sur le cycle de 24 heures (pour rester au frais
l’été)
• Retarder la propagation du feu en cas
d’incendie
• Offrir une bonne isolation phonique. |
Polystyrènes,
polyuréthane et laines de densité
inférieure à 50 kg/m3 |
| Perméabilité
à la vapeur d’eau |
Permet
de laisser respirer la maison |
Polystyrènes,
polyuréthane |
| Longévité |
Absence de tassement, pas
d’apparition de "jours" aux raccords. |
Laines en rouleau ou en vrac |
| Absence de nocivité |
Pas d’émanation toxique
dûe à des additifs chimiques, pas de microfibres
irritantes. |
Polystyrènes,
polyuréthane et dans une très moindre mesure
laines minérales. |
| Isolation préservée en
cas d’humidité. |
Efficacité
préservée de l’isolant par grand froid. |
Aucun
matériau à éviter mais frein-vapeur
obligatoire
sur la face intérieure de tous les isolants fibreux. |
La laine de bois
Les panneaux de laine de bois sont
élaborés à partir de
fibres de bois, le liant étant la lignine de bois. Ce
matériau naturel
est l’un des meilleurs isolants disponibles sur le
marché :
- coefficient d’isolation
identique aux autres laines
isolantes
- structure rigide à assemblage rainuré
garantissant une très grande longévité
- nombreux produits spécialement
adaptés pour
l’isolation entre chevrons, pour murs à isolation
intérieure, extérieure, ...
- la meilleure isolation pour se préserver des
chaleurs estivales
Polystyrène expansé, extrudé
Le polystyrène
expansé est le principal isolant
d’origine synthétique. Il présente une
structure à pores ouverts tandis
que le polystyrène extrudé a une structure
à pores fermés lui assurant
une meilleure résistance à la compression. Tous
deux sont imperméables
et créent une barrière étanche dans
les murs, empêchant l’humidité du
logement de s’échapper par ce biais.
Sous l’action de la chaleur, le polystyrène
émet des styrènes et autres
gaz toxiques contenus dans ses additifs ignifuges. Il laisse
constamment échapper du pentane pendant toute sa
durée de vie.
Polyuréthane
Il est souvent employé sous
forme de mousses expansives
pour calfeutrer les cadres de portes et de fenêtres. Il
libère des
amines (substances dangereuses) et ses additifs ignifuges sont
également toxiques. Pour un prix
élevé, cet isolant reste très efficace
l’hiver (meilleur coefficient
) mais relativement peu
l’été.
Laines de verre ou de roche (rouleau, plaques ou vrac)
Les isolants à base de fibres
minérales sont les plus
répandus. La laine de verre est obtenue par fusion,
centrigugation et
soufflage de verre de récupération tandis que la
matière première de la
laine de roche est généralement du basalte. Leur
pouvoir isolant
diminue fortement en présence
d’humidité (d’où la
présence de
pare-vapeurs sur les rouleaux).
Ces laines contiennent des fibres respirables très
irritantes pour le
bricoleur qui est amené à les manipuler. Depuis
1987, les laines
minérales étaient classées 2B
"pouvant être cancérogènes
pour l’homme" par le Centre
International de Recherche sur le Cancer.
En 2001, elles ont été reclassifiées
dans le groupe 3 "ne pouvant être
classées quant à leur
cancérogénicité".
Important :
Il est important de noter
que sous l’appellation laine de verre ou laine de roche se
classent des
produits d’une densité allant de 12 kg/m3
jusqu’à 130 kg/m3. Si leur
pouvoir isolant est sensiblement le même en hiver, les
produits les
plus légers ne protègent absolument pas de la
chaleur l’été. Comme à ce
jour aucune performance d’été
n’est demandé aux isolants, il vous sera
bien difficile d’obtenir de votre revendeur ou poseur des
informations
sur le poids de l’isolant qu’il compte vous fournir.
Chanvre en rouleau
Les fibres végétales
sont une bonne alternative aux
laines minérales et présentent des
qualités isolantes équivalentes.
Elles sont malheureusement absentes des grand circuits de distribution.
Les plantes telles que le chanvre peuvent être
cultivées sans engrais
et leurs fibres sont naturellement fongicides et
antibactériennes.
Le chanvre peut être utilisé en rouleau et en vrac
comme la laine de
verre (avec des additifs ignifuges et anti-rongeurs tels que sels de
bore ou d’amonium), mais aussi pour être inclus
dans des enduits ou
bétons isolants entre solives.
Dans ce dernier type d’application avec un liant à
base de chaux, le chanvre n’a pas besoin d’additifs.
Cellulose
Généralement
fabriqué à partir de journaux
recyclés, ce
matériau a déjà conquis 25
à 30% du marché en Scandinavie et aux
Etats-Unis.
Des additifs inoffensifs (sels de bore) le protègent contre
l’incendie,
les insectes et la moisissure. Les flocons de cellulose sont
disponibles sous forme de panneaux ou en vrac.
Attention : le
caractère écologique de ce matériau
demeure contreversé : si les particules de la
cellulose ne sont pas
aussi fines que celles de la laine de verre, elles peuvent
néanmoins
provoquer des inflammation pulmonaires lors de leur mise en oeuvre en
l’absence d’une protection apropriée. De
plus, il contient également
les résidus d’encre présentes avec le
papier recyclé.
Perlite
La perlite est un isolant
écologique fabriqué à partir
de roches volcaniques broyées et expansées
thermiquement à plus de
1000°C : en s’évaporant
l’eau fait gonfler les fines particules de
roche qui emmagasinent de l’air. La perlite est totalement
inerte,
ininflammable, imputrescible, insensible à la vermine et aux
rongeurs
et totalement exempte de toxicité. C’est le seul
isolant pour combles
perdus qui peut-être considéré comme
ayant des propriétés inaltérables
dans le temps.
Nos conseils
- Quel
que soit le mode d’isolation choisi, le fait
d’utiliser une isolation
renforcée permettra de diminuer votre consommation de
chauffage, sa
facture et les rejets associés.
- N’oubliez pas de juger votre isolant sur
son efficacité en hiver et en
été
- Nous
vous déconseillons les isolants en flocons pour les combles
perdus
s’ils ne sont pas agglomérés, car ils
se déplacent avec le vent
- Nous vous déconseillons les
isolants fibreux de trop faible densité (rouleaux ou flocons
de moins de 40kg/m3)
car ils se tassent progressivement et perdent en quelques
années la
majeure partie de leur efficacité. Pour cette même
raison, évitez les
produits « discount ».
- Si vous optez
pour des matériaux naturels (ou plus
généralement pour une construction
qui sort du cadre des matériaux distribués
largement), choisissez un
professionnel spécialisé.
Faire réaliser une prestation à un
professionnel qui n’a pas l’habitude de manipuler
les matériaux que
vous exigez pourra conduire à un travail mal
réalisé.
- Si
vous optez pour des matériaux courants, optez pour le moins
mauvais de
ces isolants, à savoir la laine de verre ou de roche (pas de
barrière
étanche pour l’humidité, pas de
libération de gaz douteux) et
choissisez les de forte densité.
- Si
vous êtes disponible, réalisez par
vous-même l’isolation de votre
maison. Vous pourrez ainsi réaliser un travail
très soigné aux angles
et aux entourages de fenêtres, ce qui permettra de limiter
les ponts
thermiques.
- Soyez cohérent dans votre choix
d’isolation : il ne sert à rien
d’avoir 20cm
d’isolant sur les murs si vous utilisez des fenêtres standard, que vous ne respectez pas nos conseils sur la répartition
des fenêtres ou que le coefficient
de compacité de votre plan est mauvais.
|
Matériaux d’isolation thermique
A. Isolation thermique des parois opaques
1.
Parois
concernées. Les matériaux
d’isolation thermique doivent être posés
sur
l’une des parois suivantes :
- planchers
bas sur sous-sol (caves, garages, buanderies), sur vide sanitaire
(c'est-à-dire le volume
inutilisé séparant le sol naturel du premier
plancher) ou sur passage ouvert dans les
immeubles (pour piétons, voitures, etc…) ;
- toitures
terrasses ;
- murs en
façade ou en pignon. Seule l’isolation des murs
existants ouvre droit au crédit
d’impôt : la construction d’une seconde
paroi, avec aménagement d’un vide
d’air entre les deux parois, n’est pas
éligible à l’avantage fiscal ;
- toitures
sur combles (toitures, planchers lorsque le comble est
inhabité ou non aménageable).
Le fait que
les matériaux soient apposés sur la face interne
ou externe des éléments à isoler est
indifférent sauf dans le cas des toitures-terrasses
où l’isolant doit être
appliqué impérativement en face externe.
Les dépenses
concernant les murs, parois et portes intérieurs,
à l’exception des planchers sur
combles perdus ou inhabités et des murs et parois
séparant des pièces pour partie non
chauffées, n’ouvrent pas droit au
crédit d’impôt.
2.
Matériaux
utilisés. Les matériaux isolants
concernés les plus couramment utilisés sont les
suivants :
- isolants
fabriqués à partir de produits
minéraux : laines minérales, verre cellulaire,
vermiculite et perlite-cellulose, etc… ;
- isolants
fabriqués à partir de produits
végétaux ou animaux : chanvre, lin,
laines,
etc… ;
- isolants
de synthèse : polystyrène, etc…
Ils se
présentent sous la forme de rouleaux, de panneaux
composites, de complexes isolants avec
plaque de plâtre ou de plaques nues. Cette liste
n’est pas limitative.
3.
Résistance
thermique requise. La résistance thermique
(aptitude d’un matériau à ralentir
la propagation de l’énergie calorifique, autrement
dit de la chaleur, qui le
traverse) minimale exigée est de :
- 2,4
mètres carrés Kelvin par Watt (soit R = 2,4
m² °K/W) pour les planchers bas sur
sous-sol, sur vide sanitaire ou sur passage couvert, les
toitures-terrasses et les murs en
façade ou en pignon ;
- 4,5
mètres carrés Kelvin par Watt, soit R = 4,5
m² °K/W pour les toitures sur combles.
B. Isolation thermique des parois vitrées
4.
Dépenses
concernées. Ouvrent droit au crédit
d’impôt, les dépenses relatives
à
l’acquisition de :
- vitrages
à isolation renforcée
dénommés également vitrages
à faible émissivité ;
- de
doubles fenêtres (seconde fenêtre sur la baie) avec
un double vitrage renforcé.
5.
Critère
technique de performance. Le coefficient de transmission
thermique requis (Ug pour les
vitrages ; Uw pour les fenêtres), soit la traduction
de la capacité à laisser
passer la chaleur, doit être :
- inférieur
à 2 Watt par mètre carré
degré Kelvin (soit Uw < 2 W/m² °K)
pour les fenêtres ou
portes fenêtres ;
- inférieur
ou égal à 1,5 Watt par mètre
carré degré Kelvin (soit Ug = 1,5 W/m²
°K) pour les
vitrages à isolation renforcée ;
- inférieur
ou égal à 2,4 Watt par mètre
carré degré Kelvin (soit Ug = 2,4 W/m²
°K) pour les
doubles fenêtres.
d. Calorifugeage
8.
Les
dépenses d’acquisition des matériaux
utilisés pour le calorifugeage de tout ou
partie d’une installation de production ou de distribution de
chaleur ou d’eau
chaude sanitaire caractérisés par une
résistance thermique supérieure ou
égale à 1
mètre carré Kelvin par Watt (soit R = 1
m² °K/W) ouvrent droit au crédit
d’impôt.
Pour
calorifuger les canalisations d’eau chaude et les gaines
d’air chaud, on
utilise, en général, des matériaux
isolants classiques conditionnés à cet effet sous
trois formes : coquilles et bandes de fibres minérales,
manchons de mousse plastique.
Pour les
chaudières et les ballons d’eau chaude, on utilise
en principe des rouleaux de
fibres minérales (laine de verre ou de roche) maintenus par
du fil de fer ou de la mousse
de polyuréthane projetée in situ et
adhérant aux parois.
E. Justificatifs
9.
Les
contribuables qui demandent à
bénéficier du crédit
d’impôt au titre de
l’acquisition de matériaux d’isolation
thermique doivent produire une facture
de l’entreprise, ayant procédé
à la fourniture et à l’installation des
matériaux, qui mentionne explicitement le respect du
critère technique de performance
relatif au matériau utilisé.
A défaut de
la mention exacte, sur la facture, des critères techniques
de performance, une
attestation du fabricant du matériau mentionnant le respect
de ces critères peut être
admise à titre de justification. Dès lors, il
conviendra de s’assurer que les
mentions et références relatives à la
nature et à la catégorie des matériaux
figurant sur la facture correspondent aux matériaux pour
lesquels l’attestation du
fabricant a été délivrée.
http://www.valtech-isolation.com/
http://www.citemaison.fr/comparatif-parpaing-monomur-thermopierre.html
Le match comparatif : parpaing de bloc béton, monomur,
béton cellulaire
Avant l’apparition de la RT 2005, il aurait
été
illusoire de vouloir comparer un mur de parpaings et isolation
intérieure avec des systèmes
d’isolation
réparties comme la brique à joints minces
(monomur) et le
béton cellulaire (Thermopierre).
L’usage des rupteurs de ponts thermiques va-t-il relancer le
débat ?
Hypothèses pour la comparaison
Nous avons volontairement éliminé du comparatif
les
déclinaisons les moins bonnes des systèmes
constructifs
comparés, à savoir :
les monomurs et thermopierres de 30 cm
d’épaisseur dont
le coefficient de déperdition thermique Up est moins bon que
la
valeur Up de référence de la RT 2005
les solutions à base de parpaing et de complexes de
doublage
à base de plaque le plâtre dont on a vu les
faibles
performances.
De ce fait, nous allons comparer trois solutions constructives dont
l’épaisseur des murs est voisine de 37 cm et dont
le prix
au m² du mur en élévation est comprise
entre 90 et
110 €TTC.
Si les notions de de pertes thermiques, d’inertie, de
capacité calorifiques et de déphasage ne vous
sont pas
familières, lisez d’abord notre introduction au
dossier
« En quoi construire les murs de votre maison ».
Solution 1 : parpaing, isolation intérieure avec
contre-cloison en plâtrerie traditionnelle
Nous avons déjà analysé cette solution
sur la base
d’une isolation à base de laine
minérale et de
pare-vapeur.
Pour maximiser les performances, nous allons dans ce comparatif,
utiliser des rupteurs de pont thermiques, une isolation
écologique à base de laine de bois et un
freine-vapeur.
Avec un tel isolant, le prix est augmenté
d’environ
10€/m² à condition de poser
soi-même
l’isolant, ce qui est la solution conseillée.
Solution 2 : brique à alvéoles (Monomur)
Face aux constructions conventionnelles bas de gamme, les avantages de
la brique monomur surtout en terme d’inertie et de
déphasage sont largement relayées dans la presse.
Nous allons prendre en compte ici des briques monomur
d’épaisseur 37,5 cm, une liaison de plancher bas
avec
rupture isolante au droit du dallage et un plancher
intermédiaire lourd (à entrevous) avec planelle
en nez de
plancher et correction isolante en nez de dalle.
Plusieurs constructeurs fournissent des briques aux performances
légèrement différentes. Les valeurs
retenues pour
ce comparatif sont de λ=0,12 et les valeurs ψ,
respectivement de 0,26 et 0,18 pour les liaisons plancher bas et
intermédiaire.
Outre l’appellation Monomur, les marques et
dénominations
commerciales connues sont notamment Biomur, Porotherm,
Bio’bric,
Gelis, Bellenberg ...
Solution 3 : blocs de béton cellulaire
Le béton cellulaire, est souvent comparé au
monomur, mais
jamais à une solution de parpaing avec plâtrerie
traditionnelle.
Pour le comparatif, nous allons prendre les blocs de 36,5 cm de
profondeur avec les même dispositifs de rupture de pont
thermique
que le monomur (nouveaux blocs en L avec ψ=0,12)
La valeur de référence des règles TH-U
(volume 2/5
matériaux), est de λ=0,145 (pour des blocs de
densité 400kg/m3). Cette valeur étant
très en
deçà des performances certifiées NF ,
nous avons
retenu pour ce test une valeur de λ=0,12, ce qui correspond
à des blocs d’une densité de 450kg/m3.
Cette même certification NF démontre que les blocs
les
plus légers (350 kg/m3) permettent même
d’atteindre
un coefficient de conductivité thermique λ de
0,10 ou
0,09.
Si la marque la plus connue est Ytong-Siporex (Xella), citons
également la marque Cellumat. apparue sur les
marchés
Français et Belge.
Les résultats !
1) pertes thermiques par les surfaces et liaisons de parois :
égalité
Parpaing + contre-cloison 0.49
W/m²K
0.65
0.45
Brique Monomur 0.49 W/m²K
0.65
0.45
Béton cellulaire 0.46
W/m²K
0.65
0.45
Avec les meilleures pratiques actuelles, les trois solutions sont
parfaitement équivalentes du point de vue de la limitation
des
pertes thermiques. Le très léger avantage
conféré au béton cellulaire
présupposant
l’utilisation de planchers eux même en
béton
cellulaire, aucune solution ne se détache de ce point de vue.
Ces solutions sont également durables du point de vue de la
longévité car l’isolant laine de bois
(dense) est
très stable, ne se tasse pas et ne craint pas les rongeurs
ni
les termites.
2) Capacité thermique surfacique : match nul
Pour déterminer de manière sûre
l’apport
d’inertie apportée par des parois multi-couche,
nous
appliquons les calculs selon la norme ISO 13786 en régime
périodique (période de 24h).
Là encore, les tois solutions offrent des performances
excellentes, avec toutefois une performance un peu en retrait pour la
solution béton cellulaire.
Parpaing + contre-cloison 44
kJ/m²K
15
35
Brique Monomur 34 kJ/m²K
15
35
Béton cellulaire 32
kJ/m²K
15
35
3) déphasage : excellent partout, avantage Monomur.
Là encore, nous utilisons la norme ISO 13786 en
régime
périodique (période de 24h) pour
déterminer de
manière sûre l’aptitude des solutions
à
retarder et surtout amortir les fortes variations de
températures extérieures, gage de confort en
été.
Il est à noter que la norme indique que la plage de valeur
possible est comprise en 0 et 12h. Toutes les valeurs de
déphasage supérieures à 12h sont de
toute
manière excellentes et suffisantes en terme de performance.
Dans le cas présent, les trois principes ont des valeurs
excellentes.
Pour ce qui est de la solution parpaing + contre-cloison,
c’est
l’isolant laine de bois qui permet d’obtenir une
telle
valeur. Avec une solution basée sur une laine
minérale
à 70 kg/M3, le déphasage est d’environ
9h30.
Parpaing + contre-cloison 12.1 h
7.5
11
Brique Monomur 18.3 h
7.5
11
Béton cellulaire 14.3 h
7.5
11
4) Energie Grise : Parpaing gagnant et Brique Monomur battue
à plates coutures !
Dans une stratégie de haute qualité
environnementale et
de maisons à basse consommation
énergétique,
l’énergie nécessaire pour fabriquer les
matériaux de construction prend une importance
prépondérante.
Et là le score est sans appel, la cuisson
nécessaire lors
de la fabrication de la brique la relègue au dernier rang,
tandis que l’utilisation combinée du parpaing et
de la
laine de bois (matériaux peu énergivores) font de
cette
solution la gagnante du tiercé.
Parpaing + laine de bois + contre-cloison
135 kWh/m²
240
60
Brique Monomur 254 kWh/m²
240
60
Béton cellulaire 179
kWh/m²
240
60
Pour cette raison, la Monomur de terre cuite ne mérite pas
totalement le qualificatif écologique qui lui est souvent
attribué. Par contre, des solutions alternatives existent
avec
en particulier la brique de Pierre Ponce, distribuée par
Cogetherm.
Epaisse de 35cm, la plus performante des briques Cogetherm offre une
résistance thermique en retrait de 15% par rapport aux
meilleures briques Monomur de terre cuite, mais son énergie
grise est inférieure à 60 kWh/m².
5) Résistance à la diffusion de vapeur
d’eau Sd : avantage Béton cellulaire
Même dans la meilleure des configurations (isolant avec un
freine
vapeur Sd=10m et non pare-vapeur) la solution d’isolation par
l’intérieur reste logiquement en retrait par
rapport aux
solutions d’isolation répartie.
Parpaing + contre-cloison 13.4 m
15
2.5
Brique Monomur 5.1 m
15
2.5
Béton cellulaire 3.5 m
15
2.5
Tableaux de fenêtre sans utilisation des accessoires
préconisés et joints épais
Dans le cas de la solution parpaing, isolation par
l’intérieur et plâtrerie traditionnelle,
l’isolant est posé seul (non associé
à une
plaque de plâtre) et l’utilisation de 2 couches
croisées permet de diminuer grandement les effets des
défauts de pose.
Par contre, il faut impérativement veiller à ce
que les
rupteurs de ponts thermiques en about de plancher soient bel et bien
posés (vérifier avant le coulage des dalles).
Sans ces
accessoires, la performance solution bloc béton chute
drastiquement.
Pour une maison moyenne, le surcoût de la mise en oeuvre de
ces rupteurs est de l’ordre de 1500€.
Le verdict : le classement du tiercé gagnant
Ces trois solutions comparées sont toutes haut de gamme.
Le choix devra donc surtout se faire suivant les professionnels
sérieux que vous rencontrerez et les prix
pratiqués dans
votre région.
Toutefois, tout comparatif méritant classement, voici nos
préfrences dans l’ordre, applicable hors zone
sismique :
1er : le béton cellulaire Ce
procédé présente les performances les
plus
homogènes, se pose facilement, est durable dans le temps.
Le thermopierre isole très bien, assure un très
bon
déphasage, apporte une inertie tout à fait
satisfaisante
et nécessite une énergie grise
maîtrisée.
Les nouveaux éléments permettent un traitement
très efficace des ponts thermiques.
Enfin, l’arrivée sur le marché de
nouveaux blocs de
50cm de profondeur rend cette solution compatible avec le label BBC
(bâtiment basse consommation),
l’équivalent
français de l’appellation allemande maison passive.
2ème : le parpaing avec isolation par
l’intéreur et
plâtrerie traditionnelle Le
challenger
là où l’on le l’attendait pas
!
Associé aux meilleures techniques de rupteurs de ponts
thermiques et à la plâtrerie traditionnelle, le
bloc
béton fait merveille.
Energie grise relativement faible, excellent déphasage et
très bonne inertie apportée par la contre
cloison, le
seul bémol de la solution est la résistance
à la
diffusion de vapeur d’eau (mais qui est compensée
par la
propriété de la brique à
réguler
l’humidité des locaux)
3ème : la brique monomur La
reine des salons
de construction écologiques mérite-t-elle encore
son
trône ?
Si ses qualités intrinsèques ne sont pas
usurpées,
il faut bien vérifier sa mise en oeuvre lors du chantier.
De plus, son énergie grise est de loin la plus
élevée du comparatif.
Pour des performances comparables, vous pouvez également
opter
pour une brique isolante de 20cm avec complémentation
d’isolation par l’intérieur et brique
platrière.
Ces 3 solutions doivent permettre d’atteindre les niveaux
Haute
voire très Haute Performance Environnementale (HPE ou THPE)
...
mais pas à priori le niveau basse consommation (Effinergie)
qui
est la cible visée des constructions à
l’horizon
2015
Nous n’avons pas comparé les variantes des
monomurs et
béton cellulaires en 30 cm d’épaisseur
car ces
solutions sont nettement en retrait du point de vue performance.
Cas de la construction en zone sismique
La construction en zone sismique impose la mise en oeuvre de chainages
complémentaires qui diminuent sensiblement les performances
des
solutions à isolation réparties. Dans ce cas, il
est
conseillé d’opter pour des solutions
d’isolation par
l’intérieur ou l’extérieur.
En l’occurrence, parmi les trois solutions
comparées, le
choix du bloc béton, rupteurs de ponts thermiques et
isolation
par l’intérieur avec contre-cloison est celle qui
s’impose en zone sismique.
Annexe 1 : valeurs des ponts thermiques de liaison utilisées
pour ce comparatif
Valeurs des ponts thermiques de liaison Ψ
(W/mK)
Parpaing + rupteurs
Monomur
Béton cellulaire
angles des murs avec plancher sur terre
plein 0.2
0.26 0.12
angle des murs avec plancher intermédiaire
(étage)
0.25
0.18 0.12
angle sortant entre deux murs (cas usuel)
0.02 0.1 0.1
angle entrant entre deux murs
0.16 0.1 0.1
angle entre les murs (extérieur) et les murs de
refend 0.11
0.14
0.14
angle entre les murs et les appuis de fenêtre (partie
inférieure)
0.1
0.13 0.14
angle entre les murs et les linteaux de fenêtre (partie
supérieure)
0
0.07 0.11
angle entre les murs et les tableaux de fenêtre
(côtés)
0
0.03 0.05
Annexe 2 : impact sur l’effet de serre du cycle de vie des
matériaux comparés
En marge de l’énergie grise, il peut
être
intéressant de comparer l’effet sur le changement
climatique sur le cycle de vie des matériaux du comparatif.
Ces informations sont disponibles sur la base de données
INIES
des caractéristiques environnementales et sanitaires des
produits de construction en France.
Les données des trois matériaux sont
indiquées par
"unité fonctionnelle" UF correspondant à un
m² de
mur construit avec ce matériau et sur une durée
d’utilisation d’un an (rapportée
à sa
durée de vie estimée).
Monomur 37 cm : 1.47 kg équivalent CO2 / UF
Bloc béton + isolant + contre cloison : 0.25 kg
équivalent CO2 / UF
(0.16 pour le bloc béton + 0.027 pour 10 cm laine
minérale + 0.063 pour la briquette 5 cm)
Thermopierre 36.5 cm : 0.63 kg équivalent CO2 / UF (valeur
extrapolée de l’information obtenue pour le
thermopierre
30cm)
V
Parmi les coffrages isolants, j’ai choisi celui qui
permettait le
mieux de répondre au cahier des charges fixé ci
dessus.
Je le distribue et le met en oeuvre depuis 2 ans maintenant .
En quelques mots, les caractéristiques du
procédé
que je distribue (ARGISOL) : Mur en béton armé,
plein et
monolithique, de 14cm d’épaisseur, muni
d’une
isolation continue, extérieure de 6,5cm et
intérieure de
4,5cm.
Diminution des risques de désordres du bati, suppression des
ponts thermiques et isolation trés performante
U=0,30W/m².k, délais de réalisation du
gros oeuvre
mur divisé par 2 à 3 grâce à
une
intelligence de construction différente.
Ce matériaux, permet une mise en oeuvre de
qualité :
coffrage constitué de 2 parois en Polystyrène
expansé haute densité (PSE),
écartées de
14cm l’une de l’autre et reliés par des
entretoises
métalliques, le tout formant un “bloc”
d’1m de
long, 25cm de haut et 25cm de large pour 1,3kg.
Des ergots en partie supérieure et leur négatif
en partie
inférieure permettent un emboitement aisé pour un
assemblage résistant.
L’élevation se fait à la
façon du
célébre jeu de construction pour enfant, par
emboitement,
à sec (sans colle ni mortier), rang par rang, tandis que les
aciers horizontaux sont implantés au fur et à
mesure
(zones parasismiques ou constructions soumises à contraintes
mécaniques importantes).
Un étayage à partir d’1m de hauteur
permet de
s’assurer de la parfaite verticalité des murs
ainsi que
leur alignement.
La mise en oeuvre est rapide et facile puisque le seul
matériaux
lourd, à savoir le béton est coulé
à la
pompe une fois les murs élevés.
Vous ne mettez en oeuvre que les blocs de coffrage en PSE et les aciers
si besoin :
- ARGISOL : 5,2kg/m², soit 4 blocs pour 1m² de mur
- AGGLOS : 140kg/m² soit 10 agglos de 14kg + le mortier +
l’isolation rapportée par la suite
- MONOMUR BRIQUE ALVEOLAIRE : 218kg/m², soit 16,2 briques de
13,5kg, en épaisseur 36,5 pour une isolation
intégrée comparable à ARGISOL 25cm
d’épaisseur)
Une fois la hauteur de murs finale atteinte, les aciers verticaux sont
implantés par le dessus, entre les 2 parois PSE constituant
le
coffrage ARGISOL, rejoignant les aciers verticaux d’attentes
partant de la dalle (zones parasismiques…).
Le béton est ensuite coulé par le haut du mur,
entre les
2 parois PSE ,à l’aide d’un camion
malaxeur et
d’une pompe béton.
Dans la même demi journée (voir journée
en fonction
de la construction), les murs sont coulés en 3 passes
successives de 0,80m à 1,00m pour finalement atteindre la
hauteur d’arase.
Le coulage réalisé en plusieurs passes dans la
même
journée, la classe d’affaissement du
béton,
définie par le fabricant du produit, permettent de garantir
des
murs sans cavité et dont les aciers sont bien
enrobés,
jouant pleinement leur rôle complémentaire
à celui
du béton pour former du béton armé
(14cm
d’épaisseur).
De nombreux modules viennent compléter la gamme de blocs
permettant tout type de constructions (villas, immeuble,
piscines…).
Tous garantissent la continuité du béton en leur
sein,
pour de vrais murs en béton armé, pleins et
monolithiques.
La gamme ARGISOL : bloc standard d’1m x 0,25m x 0,25m, angles
à 90°, angle à 90° arrondis,
angle à
45°, blocs à ouverture réglable pour les
formes
libres, blocs de refends, bouchons pour finition verticales des
coffrages sur les tableaux d’ouvertures, planelles isolantes
pour
abouts de planchers, élément de
réhausse 5cm.
La finition intérieure se fait au placo ou plâtre
projeté et extérieure par un enduit hydraulique
sur
isolant (EHI de PAREX LANKO) projeté à la machine
sur une
trame métallique agrafée aux façades.
Des queues d’arondes en face extérieur des blocs
viennent
améliorer significativement l’accroche
mécanique
des enduits leur cohésion avec les murs.
Pour plus d’informations sur ce matériaux vraiment
génial, accessible aux entrepreneurs comme aux
autoncontructeurs
(formation, mise en place et suivi technique sur chantier ainsi
qu’assistance téléphonique ou sur
chantier. en cas
de besoin) :
http://www.mtcr.fr
Cordialement,
Denis
MTCR
5. Joël Baguet dit :
février 11, 2008 à 11:56
la monomur Bellenberg
que du bonheur!!!!
voir: http://monomur.over-blog.com/
bien cordialement
Joël Baguet
6. Pierre dit :
mars 9, 2008 à 11:38
Bonjour,
j’ai construit une surélévation en
thermopierre de
37.5 d’épaisseur (sur 62 *25) je suis pas un pro
et
j’ai découvert le produit en montant mes murs.
La mise à niveau des plan de maçonnerie est
difficile
à réaliser pour un néophyte,
maintenant il
préconisent d’utiliser une sorte de rabot afin de
rendre
plan chaque niveau je crois que ce serat trés bien, mais
c’est du travail en plus. Celui ci est pourtant
trés
important car il conditionne la possibilité de faire un
joint
entre les briques trés fin condition pour avoir une
isolation
globale correcte.
L’autre élément trés
important du montage
c’est déposer un joint trés
régulier, je
n’ai pas utilisé leur appareil à
étendre le
mortier colle et je le regrette à postériori, (je
n’ai utiliser qu’un simple gratoir pour poser des
carrelages ,hauteur de dents 5 mm) cela m’aurait
accéléré le travail.
Vient ensuite le probléme des découpes, les
joints
verticaux aux découpes restent liés à
la
dextérité de l’opérateur,
car ils doivent en
théorie être parfaitement plan, ici encore se
présentent des joints plus épais qu’il
ne faudrait
! J’avais une grande scie à min avec des dents
carbures,
ça aide bien. Un truc :incliner un peu les blocs
à scier,
cela permet une découpe bien droite.
Encore une remarque, c’est la gestion des hauteurs de
maçonnerie, pour compléter mes hauteurs
d’étages, j’ai été
obligé
d’utiliser des carreaux de béton cellulaire,
normalement
destinés aux parois, la densité n’est
pas la
même, le coeff d’isolation aussi, et des joints
plus ou
moins régulier de plus dans le murs !
J’ai utilisé ces blocs car je savais que
j’aurais
tout à faire, leurs poids respectif a
été un
critére fondamentale dans leurs choix, ilssont quand
même
un peu lours ! mais rien de comparable avec la terre cuite.
Par rapport à la terre cuite, je pense que avec le
probléme des découpes à faire, le
béton
cellulaire est sans comparaison la meilleure option à
prendre,
quant à sa résistance aux chocs, c’est
sûre
c’est mons résistant. mais de toute les
façons les
murs devront être enduit de platre à la fin.
En plus un chantier avec des murs blanc c’est plus facile
à vivre.
Commercialement parlant, en épaisseur 37.5 ils ne reprennent
pas
le surplus car c’est pas gardé en stock chez les
grossistes, sinon les conseiller au téléphone
sont
trés sympa et ils écoutent trés
attentivement les
non professionnel pour le secteur sud ouest.
En conclusion je ne regrette pas le choix du matériaux, mais
c’est la mise en oeuvre assez pointue qui est difficile
à
atteindre dés les premier rangs, le matériel
spécifique proposé par les fabricant me semble
maintenanttrés importante à utiliser ( grande
plane rabot
de mise à niveau, et la spatule d’enduit
à roulette
pour déposer le mortier colle, la scie carbure me semble
être aussi un trés bon investissement)
Pour les ponts thermique des joints cela va se régler car le
vais faire encore une isolation complémentaire à
l’extérieure (ma
surélévation est une
toiture à la mansard) j’ai de la chance car
c’est
tout auto construit.
Salutations cordiales
7.
en réponse à l’article sur les
désillusions
sur les briques monomur, je confirme, le produit à
l’origine est bon, mais la mise en oeuvre difficile,
j’ai
fait construire une grande maison, en monomur, les briques ne sont pas
jointes entre elles, je passe l’index dans la jointure des
briques, les menuiseries sont posées avec du ciment, les
briques
sont cassées, beaucoup d’artisans
s’improvisent
spécialiste du monomur, mais n’ont pas de
véritable
formation.
donc méfiance, il faut d’abord voir un chantier
déjà réalisé avant
d’accepter un
devis d’un artisan spécialiste
Depuis l’écriture de cet article les monomurs ont
bien évolué, notamment les performances
thermiques.
Je démarre actuellment un chantier en autoconstruction pour
une
maison trés basse énergie.. Aprés
avoir fait des
recherches sur les matériaux pendant prêt
d’une
année , mon choix s’est
arrétê sur du monomur
pour sa mise en oeuvre et le confort de vie qu’il procure .
J’ai rejeté l’ossature bois pour le
problème
de l’inertie et du confort quotidien même si les
performances thermiques sont énormes tout en conciliant de
l’écologie.
Le béton cellulaire pose également le
problème de
l’inertie et de l’étancheité
à la
apeur d’eau. La problématique est la
même pour la
pierre de lave.
Les bloc coffrant PSE,argile ou fibre de bois remplis de
béton
offrent les meilleurs perfomances thermiques du moment mais la mise en
oeuvre est extremement délicate. Bien plus difficile
à
mes yeux que le monomur. De plus le système de ventilation
doit
être bien pensé et réfléchi
pour un confort
optimal.
De ce fait, je me lance dans le monomur. Toutefois toutes les marques
ne se valent pas.
Par exemple une brique Imerys de 50cm est aussi performante
qu’une 42,5 de bellenberg (R=4). Notre choix s’est
arrété sur du 50 de chez bellenberg (R=4,6)
complété par une isolation par
l’extérieure
de 4cm de fibre de bois.
Il existe un autre monomur nommé MZ8 de chez bellenberg :
R=5,5
pour 425cm mais le prix est 30% plus chère que la 50cm.
Avant de
rentabilisé la différence sur le chauffage il
faudra des
décennies.
De plus la production de ce produit ne demarerra qu’en avril
2009
en Allemagne. Il n’y a pas encore d’avis technique
en
France sur ce produit.
La brique
Obtient des résultats relativement bons sur tous les fronts
et
ne présente aucun point faible Moins chère que la
plupart
des autres matériaux pierreux, mais toutefois plus
chère
que le béton
Matériau fréquemment utilisé
Indéformable: subit peu ou pas de
déformations et
présente de faibles risques de fissurations Ne
nécessite
des joints de dilatation que tous les 30 mètres
Qualités acoustiques moins bonnes que les
matériaux plus
massifs (silicocalcaire, béton, etc.) La brique de parement
est
sujette aux efflorescences, au lessivage, etc.
Exécutions:
Briques de parement: briques de parement pressées ou
moulées à la main
Briques de construction rapide
Les briques de construction rapide isolantes
Les blocs de béton
Matériau pierreux de construction résistant et
bon marché
Prix: si le bloc est destiné à la
maçonnerie non
apparente, il est probablement le matériau le moins cher.
Les
petites briques de béton utilisées pour la
maçonnerie de parement sont plus chères
qu’une
brique de parement. Tous les formats sont possibles
Sujet à la dilatation et au retrait; des joints de
dilatation sont indispensables
Comme il est plus dur que la brique, il est difficile d’y
incorporer des conduites
Un mur creux non ventilé est à
déconseiller dans le cas du béton
La brique de parement ne sèche pas aussi rapidement que la
brique; des endroits humides seront donc apparents plus
longtemps. Résistance élevée
à la
compression et qualités acoustiques meilleures que les
matériaux légers
Exécutions:
Blocs de béton utilisés pour la
maçonnerie non apparente (blocs creux et pleins)
Blocs de béton avec grains d’argile
expansés
Blocs de béton utilisés pour la
maçonnerie de parement
Le béton cellulaire
Matériau pierreux dans lequel se trouve beaucoup
d’air, ce
qui lui permet de présenter une bonne isolation thermique
Matériau pierreux présentant la meilleure
isolation
thermique. Il est possible de construire sans
prévoir
d’isolation supplémentaire
Rendement élevé lors du placement: grands
formats, poids faible, possibilité de le coller
Poids restreint: intéressant en cas de rénovation
Résistance à la compression plus faible que
d’autres matériaux
Si vous recourez au béton cellulaire, il est
préférable de réaliser tous les
éléments en béton cellulaire
(linteaux, hourdis,
dalles-toitures, etc.)
Facile à forer, fraiser ou clouer
Exécutions: formats divers, également
systèmes
d’éléments pour des projets
à grande
échelle
Le silicocalcaire
Matériau robuste, bonnes qualités en
matière d’acoustique et d’accumulation
de la chaleur
Produit écologique (se composant uniquement de calcaire, de
sable et d’eau, coûts
énergétiques peu
élevés)
Très bonne résistance à la
déformation
Peut être collé ou maçonné
matériau
Robuste et lourd, bonnes qualités acoustiques
Bonne accumulation de la chaleur: emmagasine la chaleur et la restitue
lentement
En soi, ce matériau ne présente pas une si bonne
isolation thermique; cela doit être compensé par
une
couche isolante
Utilisé tant pour la maçonnerie apparente que non
apparente
Une mince couche d’enduit suffit pour la finition
Peut être combiné au chauffage mural
Exécutions:
Briques de parement
Blocs collés
Blocs maçonnés
Eléments préfabriqués
Blocs lisses
Eléments permettant le chauffage mural
La clé
d'une isolation réussie
Pour être efficace, une
isolation confortable, durable et économe doit
réunir de façon indissociable : un isolant
performant appliqué de façon continue, une
étanchéité à l'air des
parois et enfin une ventilation mécanique
maîtrisée.