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Ventilation |
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Sommaire :
Les risques d’une mauvaise ventilation – pourquoi ventiler ? -
Petite histoire de la ventilation -
Ventilation par tirage thermique -
Ventilation mécanique ponctuelle -
La VMC (ventilation mécanique contrôlée)
La ventilation simple flux -
La ventilation double flux -
Bien utiliser sa VMC -
Le puits canadien -
Calculs
Les risques d’une mauvaise ventilation – pourquoi ventiler ? -
Il faut savoir qu’une maison ou une construction quelle
qu’elle soit (bureaux, logements collectif, complexes…) se
doit d’être ventilée. C’est-à-dire
qu’il faut évacuer l’air vicié ou
« usé » (celui de
l’intérieur) et en introduire du neuf (celui de
l’extérieur).
Pourquoi ? Et bien tout simplement pour des raisons de qualité de
l’air intérieur
d’une part. Le renouvellement de l’air par
la ventilation permet d’apporter une quantité
contrôlée d’air à l’intérieur du
logement, et d’expulser l’air chargé de
« polluants » vers l’extérieur. Ces
polluants sont de sources diverses et parfois liés à nos
modes de vie (fumée de cigarette, mobilier, produits
ménagers…). En résumé une ventilation aide
à un air sain à l’intérieur de
l’habitat. Un air sain c’est un air dépourvu
d’une trop grande humidité, de CO²,
d’émanation de produits ménager, microbes,
mauvaises odeurs…
Une maison trop humide est malsaine pour les
humains et pour les murs (papiers moisissent, se décollent).
Trop sec, ce n’est pas bon non plus.
Une maison bien ventilée engendre moins de travaux et est
meilleure pour la santé..
Le but est donc d'ajouter de l’air dans les pièces à
vivre et d'extraire de l’air des les pièces humides
Rénovation : attention !
En recherchant à limiter les déperditions de chaleur, les travaux
d’isolation peuvent rendre les logements hermétiques. Indissociable
d’une bonne isolation, la ventilation contrôlée préserve la santé des
logements et de ses occupants ; Les risques d’une rénovation sans
penser à la ventilation sont :
- Développement de l’humidité et des
moisissures (Condensation dans la cuisine et la salle de bains -
Apparition de moisissures sur les murs - Décollement du papier-peint ou
écaillement de la peinture - Odeurs de renfermé).
- Pollution de
l’air intérieur (L’air stagne à l’intérieur du logement, cela provoque
l’accumulation de polluants intérieurs (odeurs, fumées, acariens…)).
L’air intérieur contient plus de polluants que l’air extérieur. La
pollution de l’air intérieur a un impact direct sur la santé des
occupants.
Si les points ci-dessus ne vous suffisent pas, voici plus en détail les bonnes raisons de ventiler :
-
Nous passons plus de 80 % de notre temps dans des lieux clos (habitat,
travail, voiture). Or, plusieurs études scientifiques ont démontré que
le niveau de pollution à l’intérieur des locaux était en moyenne de
deux à cinq fois plus important qu’à l’extérieur.
- La ventilation
facilite l'aération des locaux en favorisant le renouvellement de l’air
du logement par l’évacuation de l'air vicié et le renouvellement de
l'air intérieur, pour un plus grand confort. L'air circulant à travers
le logement se trouve ainsi renouvelé toutes les 3 heures environ. De
cette façon, les odeurs et les fumées sont évacuées et on limite
l'humidité ainsi que les dégradations du logement liées à la
condensation.
- En renouvelant l'air qui assure l'alimentation des
appareils de combustion, la ventilation contribue aussi à la sécurité
des personnes face aux émanations de gaz toxiques.
- Lorsque l'air
extérieur pénètre dans les locaux sans être filtré, il est porteur d'un
ensemble de particules plus ou moins nocives pour l'organisme.
- En
respirant, nous consommons l’air tout en le dégradant, notre présence
et nos activités augmentant sa teneur en vapeur d'eau. Sans ventilation
suffisante, le taux d'humidité croit donc automatiquement, entraînant
des risques de condensation, de moisissures et de prolifération des
acariens, voire, à terme, un risque de manque d'oxygène. L’humidité de
l’air peut aussi provoquer de graves problèmes de santé chez les
habitants.
- D’autres types de pollutions intérieures nuisent à
notre santé : les sources de pollution intérieure sont nombreuses et
difficiles à éviter (aérosols et produits d’entretien, poussières, gaz
carbonique, monoxyde de carbone, pesticides, bois aggloméré, …).
Certains polluants sont cancérigènes, allergènes ou provoquent de
l’asthme.
Donc dans un logement bien isolé avec une
ventilation non-contrôlée, l’air ne circule plus et les polluants
intérieurs sont piégés ainsi que l’humidité. Cela peut engendrer le
développement de moisissures, une sensation d’inconfort et une
déperdition d’énergie. Dans le cas contraire, votre logement sera alors
confortable, sain, durable et éco-énergétique.
Les objectifs
d’une ventilation maîtrisée sera donc avant tout d’évacuer les
polluants mais également de limiter les déperditions thermiques liées
au renouvellement de l’air. Qui dit ventilation maîtrisée dit bonne
hygiène et un maximum de confort grâce à une meilleure qualité de l’air
intérieur.
3 principes qui font l’utilité de la ventilation contrôlée
| Ventiler tout le logement |
Ventiler en permanence |
Optimiser le renouvellement de l’air |
| Des pièces de vie (chambres, salon…) aux pièces techniques
(WC, salle de bains), la ventilation contrôlée renouvelle l’air de TOUT
le logement |
Un système de ventilation contrôlée fonctionne 24h/24 et 7j/7. En
renouvelant l’air constamment, la ventilation empêche les
polluants et l’humidité de stagner dans le logement. |
Le système de ventilation contrôlée est calibré au plus juste pour
assurer l’équilibre entre qualité d’air intérieur et économies
d’énergie. |
Petite histoire de la ventilation :
Longtemps les méthodes sont
restées empiriques mais depuis quelques décennies une véritable
politique de l’aération s’est mise en place par degré et a généré une
réglementation pour tous les logements postérieurs à 1982.
- Avant
1958, la ventilation se limitait à une aération par ouverture des
fenêtres et des portes et via un manque d’isolation et d’étanchéité des
huisseries. Ce procédé est encore majoritairement utilisé dans les
logements anciens mais il provoque des courants d’air et ne permet pas
de maitriser l’hygrométrie, la qualité de l’air et les déperditions
énergétiques.
- Pendant la décennie suivante, on aménage la
ventilation des pièces techniques avec des entrées d’air en partie
basse et des sorties en partie haute.
- En 1969, adoption du
principe de la ventilation générale et permanente mais la crise
énergétique des années 70 voit une étanchéité des bâtiments renforcée
et une diminution du renouvellement de l’air.
- L’arrêté de mars 1982 prescrit un renouvellement
de l’air fixé à 0,5 volume/heure dans les
pièces principales.
La ventilation par tirage thermique
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La
ventilation par tirage thermique consiste tout simplement à créer des
courants d’air pour renouveler l’air intérieur de votre habitat. Elle
est d’une extrême simplicité avec un minimum de travaux, sans conduit.
Mais elle est aléatoire. |
Le principe
Fondée sur le phénomène
du tirage thermique, la ventilation naturelle dispose les entrées d'air
en partie basse des murs de façade pour recueillir l'air froid issu de
l'extérieur, tandis que les grilles de sorties sont situées en partie
haute pour rejeter l'air chaud vers l'extérieur.
La circulation de
l’air se fait par simple tirage naturel, le moteur étant la différence
de température entre l’extérieur et le logement et la différence de
pression sous l’action du vent. Ce système est souvent trop efficace en
hiver, pas assez en été. Si les grilles sont bouchées, volontairement
ou non, il ne fonctionne pas. Mais, bien conçu en fonction des
conditions climatiques et des caractéristiques du logement, il peut
l’aérer de façon satisfaisante.
Les entrées d’air sont des simples orifices percés
en façade, des conduits à fonctionnement naturel ou des
aérateurs.
Un gros inconvénient
Le
problème est ici une absence de maîtrise des volumes d'air entrant et
sortant : la ventilation naturelle est assujettie au climat (vent). Ce
système ne ventile donc pas en fonction des besoins, mais selon le
climat extérieur et la hauteur du logement : c’est une ventilation
aléatoire. En été par exemple, le tirage thermique peut être plus
faible et le renouvellement d'air moindre. La ventilation naturelle
peut donner lieu à un mauvais bilan des déperditions énergétiques ou de
consommation .
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La Ventilation Mécanique Ponctuelle (VMP)
La
VMP est comme un « avatar motorisé» de la ventilation naturelle, mais
en étant beaucoup plus efficace pour abaisser rapidement le taux
d’humidité relative ou éliminer les odeurs indésirables. Lorsque la VMC
(Ventilation Mécanique Contrôlée) est exclue souvent en raison de
l’impossibilité de dissimuler des gaines allant jusqu’au groupe de
ventilation, on peut équiper les pièces humides d’une VMP. Il s’agit
d’extracteurs à déclenchement manuel en cuisine ou automatique dans les
WC et les salles de bains, grâce à un hygrostat ou un interrupteur
d’éclairage. Chaque extracteur est dimensionné en fonction du volume
nécessaire. |
- Attention : la VMP ne
favorise pas le renouvellement d’air dans tout le logement. Il faut
alors créer des entrées d’air dans les pièces principales et permettre
à l’air de circuler jusqu’aux pièces techniques (en détalonnant les
portes).
- La ventilation naturelle assistée et contrôlée (VNAC)
assure la maîtrise des vents des conditions climatiques grâce à des
registres asservis et à des ventilateurs auxiliaires.
La Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)
La solution optimale et recommandée par la réglementation
est de faire installer un système de ventilation
mécanique contrôlée
(VMC).
Ce type de ventilation est appelé « contrôlée car elle fonctionne
24h/24, 7j/7. » La VMC ou Ventilation Mécanique Contrôlée est le
complément devenu indispensable d’une bonne isolation et d’une bonne
étanchéité.
La VMC simple flux
Vous installez des entrées
d’air dans les pièces à vivre, généralement au niveau des fenêtres.
Vous disposez des bouches d’extraction de l’air dans les pièces humides
ou techniques (salle de bain, cuisine, buanderie) reliées à un
ventilateur d’extraction motorisé. L’air extérieur est introduit dans
les pièces sèches puis circule vers les pièces humides et est extrait
par les bouches d’extraction.
Pour que l’air circule, il faut
aménager un détalonnage de 2 cm sous les portes intérieures. Ce type de
VMC comprend généralement un interrupteur pour réduire ou accélérer le
débit d’évacuation de l’air. Il présente un inconvénient : il ne tient
pas compte des variations d’humidité et de chaleur.
Pour y remédier, vous pouvez faire installer une VMC simple flux hygroréglable (voir ci-dessous).
Une ventilation de référence avec la ventilation simple-flux
hygroréglable Bahia
Son principe est de réguler le débit de l’air en fonction de son degré d’humidité.
Le
principe est simple : les entrées d’air hygroréglables et des bouches
d’extraction hygroréglables sont reliées à un ventilateur d’extraction.
Les entrées d’air et bouches d’extraction modulent le débit de
ventilation en fonction de l’hygrométrie. Toutes les entrées d’air et
bouches d’extraction sont équipées d’un capteur d’humidité. La bouche
des WC est quant à elle asservie à la présence. Vous faites ainsi
varier le débit d’air en fonction des besoins réels, d’où des économies
de chauffage notamment.
Grâce à cet équipement, le renouvellement
d’air se régule automatiquement en fonction du taux d’humidité dans le
logement. La consommation électrique du moteur de la ventilation Bahia
micro-watt est équivalente à celle d’une ampoule basse consommation (de
8 à 14 W). Ce type de ventilation est recommandé par la réglementation
actuelle dans la construction des logements neufs. Il est également
parfaitement préconisé dans le cadre de rénovation, lorsque le passage
d’un réseau de conduits est possible (faux-plafonds, murs et combles).
Il permet une réduction jusqu’à 10% de réduction de la facture
énergétique du logement.
Passer d’une VMC simple flux
autoréglable à une VMC simple flux hygroréglable permet une baisse
substantielle des consommations en énergie. Pour cette transformation,
les travaux sont réduits : il suffit de changer le ventilateur, les
entrées d’air et les bouches d’extraction.
L’OFFRE ALDES : la ventilation Hygro Bahia micro-watt
Aldes
propose le groupe de ventilation Hygro Bahia micro-watt qui par sa
dimension réduite, s’installe facilement dans les espaces réduits à
rénover (faux plafonds, murs, combles aménagés) et permet de réaliser
des économies d’énergie. Cette ventilation intelligence permet un
renouvellement de l’air automatiquement régulé par le taux d’humidité
dans le logement. La consommation électrique de son moteur équivaut à
celle d’une ampoule basse consommation (8 à 14 W). Un système
recommandé par la réglementation actuelle dans la construction de
logements neufs.
Plus d’infos sur http://www.aldes.fr
Le problème restant, quelque soit la solution est que
l’air introduit vient directement de l’extérieur. Ce
qui veut dire que :
1. L’air introduit n’est pas filtré.
2. L’air introduit est froid, donc on le réchauffe sans cesse.
3. On évacue constamment
de l’air chaud. Cela s’appelle chauffer les petits
oiseaux…
Pour remédier à cette aberration, dans une maison écologique, on utilise la
VMC double flux. Cela fonctionne comme un « mélangeur ». Ce qui signifie
que l’air entrant est chaud, presque à la température souhaitée, il ne reste
plus qu’à apporter quelques degrés… Pour exemple si la température intérieure
est de 20°c et que la température extérieure est de 0, avec un rendement de VMC
égale à 80%, l’air introduit sera de 16°c. De plus l’air introduit est plus
sain puisqu’il y a un filtre à l’entrée de l’embouchure.
WMC double flux :
Pas de panique à par rapport à un terme qui peut
paraître barbare. Double flux est juste utilisé pour
dire que le "l'air entrant" dans la maison croise "l'air qui sort"
de la maison ...
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But :
- dans une ventilation "classique" de l'air est pris à
l'extérieur pour rentrer dans la maison et l'air de la
maison
est pris pour être rejeté à
l'extérieur.
- si l'air est froid à l'extérieur, cela veut
dire que
vous faites rentrer de l'air froid dans la maison alors que vous
rejetez de l'air que vous avez chauffé, à
l'extérieur.
le principe de la VMC double flux de récupérer la chaleur
(les calories) de l'air extrait de la maison pour chauffer l'air froid
entrant ceci via un échangeur (bien connu
dans
d'autres domaines que la maison). Cet air frais
réchauffé est ensuite insufflé dans les
pièces
principales et enfin évacué.
Il est possible de récupérer jusqu’à 90 % de la chaleur de l’air extrait (sans mélange). |
Echangeur de VMC double flux
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Le
système extrait l’air vicié et chaud des pièces techniques et le
rejette à l’extérieur après être passé à travers un échangeur de
chaleur dans lequel circule en sens inverse de l’air neuf et froid
aspiré de l’extérieur dans les pièces principales.
La VMC
double-flux permet la filtration de l’air venant de l’extérieur et est
donc très appréciable en milieu urbain réduisant les problèmes
respiratoire des enfants, des allergiques et des personnes âgées. Elle
vous apporte aussi un confort en supprimant les sensations de courant
d’air et améliore l’isolation phonique. Enfin, une fois
l’investissement réalisé, elle vous permet de réaliser des économies
d’énergie substantielles.
Sa performance n’est excellente que dans un bâtiment avec
une isolation soignée et sans défaut
d’étanchéité.
Un entretien régulier est primordial pour une efficacité permanente du système.
Une motorisation micro-watt contribue à la réduction de la consommation énergétique.
La
VMC double-flux est adaptée aussi bien en habitat neuf qu’en rénovation
lorsque le passage d’un réseau de conduits est possible (faux-plafonds,
murs et combles). Il permet jusqu’aà 20% d’économies sur la facture
énergétique du logement.
Une ventilation adaptée à un plan de maison atypique
Pour
tout logement dans lequel il est impossible de créer un réseau de
conduits, la VMC Répartie (Mono ou Multi) représente la solution Aldes
idéale.
Elle assure une ventilation permanente et un renouvellement
et une qualité d’air contrôlée. La VMC répartie est équipée d’un moteur
basse consommation (micro-watt).
Attention car la VMC double
flux exige une excellente étanchéité à l’air, des ventilateurs à faible
consommation et un entretien régulier.
L’air est pris à l’extérieur
(en général au niveau de la
toiture) et est introduit dans les pièces sèches
(salon,
salle à manger, chambres …).
L’extraction se fait
par les pièces humides (cuisine, salle de bain)
Les portes intérieurs doivent être
détalonnées en partie inférieure de 7
à 10
mm (mais pas plus pour ne pas nuire au confort accoustique).
Calfeutrer les entrées d’air au niveau des
menuiseries si vous êtes en VMC double flux.
Les ponts doivent être supprimés. Il ne faut
oublier aucun
détail (raccord mur-sol, mur-plafond ou
mur-fenêtre).
N’oubliez pas les pare-vapeur.
Et en été alors ? ...
Et bien c’est le même principe mais le procédé est inversé, l’air
chaud est refroidit par l’air frais de la maison et contrairement à une
climatisation, ça ne pollue pas.
Bon ! Petite confidence, il peut y avoir une légère surchauffe par temps de
chaleur extrême. Facile ! On fait tourner le moteur à plein régime pendant la
nuit pour rafraichir la maison et on diminue pendant la journée. Et encore
mieux, on peut utiliser un mur stockeur. Le principe est de capter les calories
pendant la journée et de les rejeter la nuit… Ainsi la sensation de confort est
toujours la même, que ce soit l’été, l’hiver, la nuit ou le jour.
Voilà, vous connaissez tout (ou presque), de la VMC double flux : gain
d’énergie donc gain d’argent, un confort inégalable et une santé bien plus
préservée.
.
En conclusion : une ventilation contrôlée
- 4 enjeux
• Renouveler l’air sans gaspiller l’énergie
• Assurer une bonne qualité de l’air intérieur
• Préserver le bâti des moisissures
• Rafraîchir l’été sans climatisation |
- 4 recommandations
• Mettre en place une ventilation mécanique
• Récupérer les calories grâce au double flux
• Adapter les débits d’air aux besoins
• Sur-ventiler pendant la nuit en été |
- Solutions conseillées
• Ventilation hygroréglable
• Ventilation double-flux
Bien utiliser sa VMC
Il n’est pas très compliqué d’utiliser au
mieux une ventilation mécanique de façon à en
optimiser les performances. Quelques conseils simples et pratiques
suffisent.
Laissez la VMC en marche 365 jours par an, 24H/24
Votre logement a besoin d’être aéré de
manière permanente (même lorsque vous n’y êtes
pas), car lorsqu’elle est arrêtée,
l’humidité et les diverses pollutions stagnent dans
l’atmosphère intérieure, avec leur cortège
de risques. On utilisera le débit de pointe ou maximal quand on
fait la cuisine ou que l’on prend une douche.
Evitez de boucher les entrées d’air ou les bouches d’extraction
En empêchant l’air d’entrer ou de sortir, le logement
est privé de ventilation et ne respire plus. Du fait de
l’étanchéité, les polluants sont alors
piégés dans un air qui n’est plus renouvelé.
En plus, on peut provoquer une condensation et des dégâts
des eaux non pris en charge par l'assurance habitation.
Ne raccordez pas la hotte de cuisine et le sèche-linge à la VMC
En effet, ce type de branchement est susceptible de perturber le
fonctionnement du système et la ventilation du logement ne se
fera plus correctement. Ce dysfonctionnement se traduit par le rejet
des pollutions dans d’autres pièces de la maison ou dans
les appartements des voisins. Le fonctionnement d’une hotte de
cuisine doit être indépendant de la VMC dans la mesure
où elle dispose de son propre ventilateur. Elle doit être
installée pour fonctionner en recyclage afin de filtrer
uniquement les graisses. Quant aux odeurs et à
l’humidité, la VMC s’en chargera.
Pensez à faire détalonner vos portes
Pour fonctionner pleinement et ventiler la totalité du logement,
il faut que l’air puisse circuler d’une pièce
à l’autre. En laissant libre un petit passage
d’environ 2 cm =sous chaque porte, on assure une ventilation de
qualité dans la maison.
Veillez à la meilleure étanchéité possible
Pour que les circulations d’air se fassent bien telles
qu’elles sont prévues, mais aussi pour limiter les
déperditions de chaleur, les joints et les liaisons doivent
être soigneusement finis, votre cheminée pourvue
d’une trappe de fermeture et les entrées d’air
extérieures des pièces humides ou techniques
supprimées : en effet, une arrivée directe d’air
neuf concurrencerait l’aspiration de l’air à
renouveler du logement.
L’entretien du système de ventilation
Avec le temps, une VMC s’encrasse, devient moins efficace et plus
bruyante. Dans le cas d’une VMC double flux, elle peut même
contaminer l’air introduit dans le logement.
En maison individuelle
o Les opérations que vous pouvez réaliser vous-mêmes
- Nettoyez tous les six mois les bouches d’extraction
encrassées la plupart du temps par des poussières souvent
grasses (cuisine, salle de bain, WC) et tous les trois mois les
entrées d’air (chambres, séjour).
Démontez-les avec soin, lavez-les à l’eau chaude
savonneuse, rincez, séchez et refixez. Attention toutefois
à ne pas mouiller les parties fixes des entrées
d’air hygroréglables, au risque de nuire à leur bon
fonctionnement : dépoussiérez-les simplement. Elles sont
généralement encrassées par des débris
végétaux extérieurs.
- Nettoyez tous les trois mois les filtres d’insufflation et
d’extraction d’une VMC double-flux. Remplacez-les si
nécessaire.
- Nettoyez tous les ans la roue du ventilateur ou du groupe de ventilation.
o Les opérations à confier à une entreprise spécialisée
Un entretien complet tous les trois ans environ de votre installation :
nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles,
vérification des entrées d’air neuf et mesures de
tirage et de dépression. Absolument obligatoire pour une VMC gaz
: un entretien annuel par un spécialiste.
Le moteur monobloc doit être facile d’accès pour entretien et les gaines
passent dans les faux plafonds. Dans une construction neuve le prix total, pose
comprit sera d’environ 7000 euros TTC.
Le cas des habitations collectives
En immeuble collectif, la VMC peut être une source de nombreux
sinistres découlant principalement d'un défaut d'usage ou
d'entretien. Il faut contrôler et entretenir l'installation afin
d'éviter toute dépression susceptible de freiner le
rendement de la ventilation. Il est donc recommandé de nettoyer
les bouches d’aération et les filtres en début et
fin de saison de chauffage. Cet entretien est important, car la
présence de « graisse » dans les conduits peut aussi
être un facteur de propagation rapide d'incendie. De plus, le
calcul de la puissance du débit d'air étant
réalisé pour l'ensemble de l'immeuble, le bouchage
provoquerait une augmentation des flux d'air dans les autres
appartements et éventuellement une inversion de ce flux avec un
renvoi d'odeurs de cuisine par exemple. Pour les mêmes raisons,
il est formellement interdit de brancher des hottes de cuisine
aspirantes sur la VMC.
Puis canadien ou
provençal
Il s'agit de géothermie = enterrer un tuyau dans le sol pour
que l'air s'approche de la température du sol. Celle
ci-variant beaucoup moins que la température de l'air
extérieur.
pour plus de détail (ici)
o Le puits canadien
Egalement appelé puits provençal pour son utilisation en
été, le puits canadien est un dispositif peu prisé
et pourtant intéressant en matière de coûts et
d’exploitation énergétique. Il s’agit en
effet d’un système qui remplace avantageusement
l’air conditionné. Sa conception ne peut se faire sans une
approche globale de la ventilation de la maison, notamment
l’intégration d’une VMC double flux à
récupération de chaleur, l’objectif étant
d’avoir de l’air d’une qualité au moins
équivalente à l’air extérieur ou meilleure.
Un puits canadien est à prévoir dès la conception
de la maison ou en cas de projet de rénovation lourde avec
travaux de terrassement, puisqu’il consiste à faire
passer, avant qu'il ne pénètre dans la maison, une partie
de l’air neuf de renouvellement par des tuyaux enterrés
dans le sol, à une profondeur de 1,5 à 2,5 m et sur une
longueur d'environ 30 m. Tranchées dans le sol et gaine
d’arrivée dans l’habitation sont donc à
envisager en amont.
Le principe
Cette technique de puits enterré se sert de l'inertie thermique
du sol. Le puits utilise la température relativement stable du
proche sous-sol, à 2 m de profondeur, qui se situe en
France à environ 20° en été et 12°
l’hiver, pour traiter l'air insufflé dans les
bâtiments. En été, le puits va ainsi utiliser la
fraîcheur relative du sol pour tempérer l'air entrant dans
le
logement : il pourra réduire la température
d’entrée de l’air de 10 à 15°C, et donc
celle d’une maison de 2 à 5°C, en été
pour une consommation électrique dérisoire,
remplaçant
avantageusement, mais partiellement, un système d’air
conditionné. Attention, l’air extérieur a souvent
tendance à s’y condenser en se rafraîchissant : il
faut donc prévoir une
évacuation de cette eau, source de développement microbien.
Un puits canadien assure la mise hors gel du système de
ventilation double flux. La ventilation double flux, grâce
à son échangeur de chaleur, permet de préchauffer
l'air entrant et
d'effectuer ainsi des économies de chauffage. En inter-saisons,
la température de confort se situant généralement
entre 18 et 22°, le système de ventilation double flux
intégrera un
by-pass de l'échangeur afin de ne pas obtenir un effet inverse. Un puits canadien est donc fonctionnel en toutes saisons.
_ Les paramètres à prendre en compte
Le calcul d’un puits canadien nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres :
- les débits de la ventilation double flux,
- avec un puits enterré, le double flux est obligatoire, statique ou thermodynamique,
- l’architecture (bioclimatique, matériaux, isolation, véranda, etc.),
- la nature du sol (sur les sols argileux, des dispositions
supplémentaires sont nécessaires pour compenser les
effets des mouvements de terrain),
- la place disponible pour l’enfouissement du tuyau,
- la localisation géographique (attention au sol contenant du radon),
- la longueur, le diamètre et le type du conduit enterré,
qui ont une influence directe sur l’échange thermique
entre l’air extérieur et le sol.
_ Préconisation
- Utiliser des conduits rigides et lisses : limite les pertes de charges et facilite l'écoulement des condensats.
- Conduits à joints : étanchéité par rapport au sol (radon, humidité).
- Pentes de 2 à 3 % pour l'écoulement des condensats.
- Si la maison dispose d’une cave, les condensats peuvent
être évacués vers l’égout par
celle-ci. Il faut alors prévoir un siphon et un clapet
anti-retour ou une mise à l’air libre pour éviter
de noyer les tubes en cas de remontée d’égouts.
Sinon, les condensats doivent aboutir dans un puits avec absorption par
le sol si la nature de celui-ci le permet (zones exemptes de radon) ou
pompe de relevage de condensats pour évacuation à
l’égout.
- La prise d'air doit être à l'abri des
intempéries, protégée par un grillage et
équipée d’un système de filtration à
plusieurs étages.
- Evacuation des condensats : les tubes doivent être
installés avec une pente d’au moins 3 % dans le sens de
l’écoulement d’air.
- Tout projet doit faire l’objet d’une étude
détaillée bactériologique destinée à
déterminer la qualité de l’air à la sortie
de la bouche d’aération des pièces de la maison et
non à la sortie directe du puits canadien.
L'utilisation d'un "puits canadien" ou "puits provençal"
convenablement réalisé peut être une source de
confort et d'économies.
Il s'agit de quelques dizaines de mètres de canalisations
enterrées entre 50 cm et 2 mètres, dans lequel l'air
extérieur circule avant de pénétrer dans la
maison.
L'été l'air chaud pris à l'extérieur se
refroidit avant de pénétrer dans la maison. Cela permet
ainsi d'éviter de réaliser une installation de
climatisation compliquée, contenant des fréons ou de
l'ammoniac, et consommant énormément
d'électricité.
L'hiver l'air froid pris à l'extérieur est
réchauffé et dirigé sur l'installation de
ventilation (VMC) : la consommation de chauffage sera donc
réduite.
Si l'on possède une résidence secondaire, c'est une
solution très économe en énergie pour
réaliser une mise hors-gel.
Calculs
Calculs pour ventilation :
Salle de bain, buandrie : renouvellement de l’air 10
à 15 fois par heure
WC : renouvellement de l’air 8 à 12 fois par heure
Cuisine : renouvellement de l’air 6 à 10 fois par
heure.
Le dimensionnement de la VMC dépend de
l’habitation, du climat, des vents …
(Pour en savoir plus sur la qualité de l’air intérieur : lire « Ventilation,
étanchéité et qualité de l’air intérieur : le triangle d’or »).