But de l'AMDEC :
En
préventif : réfléchir en groupe
à tous les
problèmes qui peuvent subvenir ainsi qu'à leurs
conscéquences et mettre des actions en face pour les
amoindrir
pour cela
voir ce qui peut arriver aux étapes suivantes (pour les
clients par exemple)
En
capitalisation : suite à un problème, noter ce
qui a
été mis en place pour ce constituer une base de
connaissance pour éviter de refaire la même erreur
lors
d'une nouvelle étude.
Cela se fait en cotant avec une grille qui permet de "quantifier" :
indice de
"non-conformité" ou de risque, qui est la multiplication de
3 facteurs
: (probabilité de voir le non Ok se produire) x
(probabilité de ne pas
le détecter) x (gravité de l'effet du non Ok)
-
Si la note
obtenue dépasse un certain niveau (fixer par l'entreprise),
mettre des actions pour réduire le risque et
recôter.
L'AMDEC
: Analyse des Méthodes de Défaillance,
de leur Effets et de leur Criticité
FMEA : Failure Mode Effects and Critically analysis
Principe
de base de l'AMDEC :
Réfléchir à tout
ce qui peut arriver de non Ok
Voir les impacts sur les
étapes suivantes (chez le client par exemple) de ces non Ok
Côter = calculer un indice
de
"non-conformité" ou de risque, qui est la multiplication de
3 facteurs
: (probabilité de voir le non Ok se produire) x
(probabilité de ne pas
le détecter) x (gravité de l'effet du non
Ok)
Si
la note obtenue dépasse un certain niveau (fixer par
l'entreprise), mettre des actions pour réduire le risque et
recôter.
Historique :
Vient des USA qui l’a mise en place dans les
années
50. Il a fallu attendre les années 80 pour une
véritable mise en
application en Europe via les constructeurs automobile.
D’abord centrée sur les produits cette
méthodes s’applique maintenant jusqu’aux
services.
Le
but est de satisfaire le client en maîtrisant les
coûts, en mettant le
juste nécessaire. Il est donc important d’avoir
les bonnes personnes
dans le groupe.
But de l'AMDEC :
L’AMDEC est une technique d’analyse
préventive qui permet :
- la recherche de défauts potentiels d’un produit
ou d’un service.
- L’évaluation de leurs effets sur le client
(client de
l’opération suivante dans un processus ou client
final)
- L’identification des causes possibles
- La recherche d’actions correctives et leur mise en
œuvre
Cet outil permet à l’entreprise de mettre sous
contrôle tout processus de fabrication nouveau ou la
réalisation de pièces ou services à
risque.
L’utilisation de cette méthode est le plus souvent
intégrée à la planification de
développement de processus.
L'AMDEC est une technique d'analyse exhaustive et rigoureuse de travail
en groupe, très efficace par la mise en commun de
l'expérience et de la compétence de chaque
participant du
groupe de travail. Cette méthode fait ressortir les actions
correctives à mettre en place.
Analyse exhaustive :
On part des éléments pour déterminer
les triplets Cause-Mode-Effet.
Rigoureuse :
C’est une méthode objective : mesure de la
criticité par notation suivant règles
établies.
Elle permet donc le consensus.
C’est une démarche critique : on imagine tout ce
qui
peut ne pas aller (par l’expérience des
participants et
leur imagination). C’est aussi une démarche
systématique car, il y a des étapes à
respecter.
Toute critique est acceptée et pesée ensuite.On
verra plus loin que les causes sont
hiérarchisées et
un graphe permet de ne pas oublier les moins évidentes.
C'est
une différence entre l'AMDEC et la méthode MBF.
Travail en groupe :
Il y aura mise en commun lors des réunions et capitalisation
des résultats.
Il s’agit d’un travail de groupe en
équipe
pluridisciplinaire (différents horizons de
compétences).
Le brainstorming (remue méninge) doit être
appliqué
durant cette méthode (besoin de tout imaginer).
Expérience et
compétence :
Différence entre groupe de travail AMDEC et cercle de
qualité : ce ne sont pas des volontaires mais des
connaisseurs
qui font partie du groupe. Dans ce cadre il peut être
intéressant d’inviter le fournisseur (en AMDEC
produit et
process) ; il peut aussi être fait appel à un
expert de
manière ponctuelle.
Actions correctives :
Le système a ou aura des défaillances, l'AMDEC
mettra en place des actions correctives pour les corriger.
Formalisation / communication :
C’est une méthode formalisée : cela
permet de garder des traces, et de communiquer.
Déroulement de la méthode
Pour réaliser une amdec, il faut bien connaître le
fonctionnement du système qui est analysé ou
avoir les
moyens de se procurer l'information auprès de ceux qui la
détiennent.
Pour cela, la méthode AMDEC est divisée en 5
étapes :
Initialisation
Analyse fonctionnelle
Analyse des défaillances
Cotation des défaillances
Actions correctives menées
? Recotation suite à action
nota : lors
d'une recotation, la gravité ne peut
pas évoluer (ce n'est pas parce que vous mettez des choses
en place que
si jamais la cause se produit que l'effet sera moins grave)
La méthode se déroule en 5 étapes :
- analyse et hiérarchisation des défauts
potentiels. (il
s’agit ici d’évaluer l’indice
de
criticité C=DxOxS
| 1ère étape : Initialisation de
l'étude : |
2ème étape : Analyse fonctionnelle du
produit |
3ème étape : Analyse AMDEC du
produit |
4ème étape : Synthèse
de l'étude |
* Produit à analyser
* Objectifs à atteindre
* Groupe de travail
* Planning des réunions
* Supports de travail
|
* Validation du besoin
* Expression fonctionnelle du besoin
* Décomposition fonctionnelle
* Analyse fonctionnelle technique
* Tableau récapitulatif |
* Analyse des mécanismes de
défaillance
* Evaluation de la criticité
* Propositions d'actions correctives |
|
S'il est besoin
de rappeler l'intérêt de faire une AMDEC :
Ordres de grandeur ; un rappel : un défaut qui va
être trouvé au niveau du plan et qui va valoir
10€,
coûtera 100€ s’il est découvert
en phase
industrialisation, coûtera 1.000€ s’il est
découvert en fabrication et finalement, coûtera
10.000€
L’AMDEC sert aussi à définir le plan de
surveillance = ce qui est mis en place pour maîtriser la
qualité attendue (exemple : des contrôles en
production,
des moyens de vérification …)
Grilles
de cotation AMDEC :
Dans certains milieux, il existe des grilles de cotation
prédéfinies (exemple : automobile). Cela permet
d’avoir un langage commun entre les différentes
sociétés.
Toutefois, chacun peut se faire sa propre grille. Le but est de
réduire les risques et de savoir à partir de
quand une
action corrective est absolument nécessaire ou,
demandée.
A) GRAVITE ou
SEVERITE
La gravité (G) est la conséquence de l'effet chez
le
client avant ou le client final. Elle s'exprime en termes de
durée d'intervention, de durée d'arrêt,
de non
conformité des pièces produites, de
sécurité pour le(s) utilisateur(s)
Grille de cotation de la gravité (G) pour les AMDEC :
Exemple de cotation de la gravité
|
Indice de
gravité
|
Critère de
gravité : G |
Critère de
gravité pour moyen de production |
| 1 |
Temps
d’arrêt inférieur à 12
heures |
Arrêt intervention < 1 mn |
| 2 |
Temps
d’arrêt inférieur à 24
heures |
Arrêt d'intervention compris entre 1 et 20 mn |
| 3 |
Temps
d’arrêt inférieur à 1
semaine |
Arrêt d'intervention compris entre 20 et 60 mn |
| 4 |
Temps
d’arrêt supérieur à 1
semaine |
Arrêt intervention > 60 mn -
non-conformité
pièces |
Ici on a 4 niveaux mais ce n'est pas limitatif. Il faut cependant
éviter de choisir un nombre impair car cela
entraîne une
non décision (oui-non).
Ici le critère est l'arrêt de la production.
Exemple de cotation de la Gravité Produit
|
indice de
gravité
: G
|
|
|
| 1 |
défaillance :
Mineure, défaut qui n’altère pas les
performances du produit.
Perception client : sans conséquence, défaut
décelable uniquement par un spécialiste
après
analyse. |
|
| 2 |
Défaillance :
Sans dégradation des performances, charges, petit
défaut d’aspect.
Perception client : gêne légère |
Sans
dégradation des performances - Gêne
légère |
| 3 |
Montage ou
démontage difficile. Perte
d’élément non indispensable.
|
| 4 |
Forte perte de charge |
Avec signe
avant-coureur - Indispose ou met mal à l'aise |
| 5 |
|
| 6 |
|
Dégradation
notable des performances - Mécontentement |
| 7 |
|
| 8 |
Avec signe avant-courreur
Perception client : grand mécontentement et/ou frais de
réparation |
|
| 9 |
Défaillance :
sans signe avant-coureur, panne véhicule
Perception client : grand mécontentement et/ou frais de
réparation |
|
| 10 |
Défaillance :
Sans signe avant-coureur
Perception client : problème de SECURITE |
|
Nota : dans certains cas, il devient difficile de faire une notation
précise sans que cela amène des
interprétations.
Il est possible d’avoir une approche un peu plus
macroscopique
B) FREQUENCE ou
OCCURENCE
Exemples de cotation de la fréquence (indice F) :
|
Indice de
Fréquence
(F)
|
|
|
| 1 |
Moins d'une fois par an |
Défauts inexistants sur matériels
similaires |
| 2 |
Moins d'une fois par mois |
Défaillance occasionnelle
déjà apparue sur des matériels
similaires |
| 3 |
Moins d'une fois par semaine |
Défaillance systématique apparue
après X milliers d'heures |
| 4 |
Plus d'une fois par semaine |
Casse mécanique importante ou
arrêt
de Z à T mn |
| 5 |
|
Défaillance systématique
apparue entre X et Z milliers d'heures |
Comparaison des grilles de cotation de la Fréquence /
Occurence Moyen de production
Probabilité que la cause se produise et qu'elle
entraîne le mode.
Temps hors diagnostic et hors logistiques.
Cotation de la Fréquence Produit : l’indice de la
fréquence représente la probabilité
que la cause
P1 se produise et qu’elle n’entraîne le
mode P2/1
Cotation à 1 : 0 à 3 / 100 000
Cotation à 2 : 3 / 100 000 à 10 / 100 000
Cotation à 3 : 10 / 100 000 à 3 / 10 000
Cotation à 4 : 3 / 10 000 à 10 / 10 000
Cotation à 5 : 1 / 1000 à 3 / 1000
Cotation à 6 : 3 / 1000 à 10 / 1000
Cotation à 7 : 1 / 100 à 3 / 100
Cotation à 8 : 3 / 100 à 10 / 100
Cotation à 9 : 10 / 100 à 30 / 100
Cotation à 10 : 30 / 100 à 100 / 100
Ici 10 niveaux de cotation car il s'agit d'une AMDEC Produit
Il en est de même avec l'AMDEC Processus, 10 niveaux ne
sont pas rares.
D) Non
DETECTION
Cotation de la non-détection (D)
Exemple de cotation de la Non-détection
Indice de non
Détection (D) |
|
|
| 1 |
Détection efficace qui permet une action
préventive afin de prévenir la
défaillance |
Signe avant coureur qui permettra à
l'opérateur par une action préventive
d'éviter la
défaillance |
| 2 |
Il y a un risque que la détection ne soit
pas
efficace |
Le signe avant coureur existe mais risque que celui ci
ne soit pas perçu par l'opérateur |
| 3 |
le moyen de détection n'est pas fiable |
Le signe avant coureur existe mais risque que celui ci
ne soit pas perçu par l'opérateur |
| 4 |
Il n'y a aucun moyen de détection |
Aucun signe avant coureur n'existe |
o Probabilité que la cause et/ou le mode atteigne
l'utilisateur du moyen.
o Notion de signe avant coureur.
Cotation 1 : Signe avant coureur de la défaillance -
évité par une action préventive
Cotation 2 : Recherche de la cause de la - défaillance
< X mn
Cotation 3 : Recherche de la cause de la défaillance
< Y mn
Cotation 4 : Recherche de la cause de ladéfaillance >
Y mn
Recherche de la cause de la défaillance
Cotation de la Non-détection Produit
L’indice de non détection représente la
probabilité P3 que la cause supposée atteigne
l’utilisateur.
Cotation 1 pour 0% à 2% -
Cotation 2 pour 2% à 12% - Cotation 3
pour 12 à 22%
Cotation 4 pour 22% à 32% - Cotation 5
pour 32%
à 42% - Cotation 6 pour 42% à
52%
- Cotation 7 pour 52% à 62 % -
Cotation 8 pour
62% à 72% - Cotation 9 pour 72%
à 82%
- Cotation 10 pour 82% à 100%
Cotation à 1 : Détection à coup
sûr
2 : Probabilité très faible de ne pas
détecter le
défaut avant que le produit ne quitte
l’opération
concernée. Contrôle automatique à 100%
des
pièces (ne pas oublier de vérifier
régulièrement l’efficacité
du moyen de
détection), mise en place de verrous (plan de surveillance)
– risque de laisser passer un produit défectueux
inférieur à 0,01%
3 : Probabilité faible de ne pas détecter le
défaut avant que le produit ne quitte
l’opération
concernée. Le défaut est évident.
Quelques
défauts échapperont à la
détection
(contrôle unitaire par l’opérateur)
– risque
de laisser passer un produit défectueux inférieur
à 0,1%
Cotation à 4 : Probabilité faible de ne pas
détecter le défaut avant que le produit ne quitte
l’opération concernée. Le
défaut est
évident. Quelques défauts échapperont
à la
détection (contrôle unitaire par
l’opérateur)
– risque de laisser passer un produit défectueux
inférieur à 1%
Cotation à 5 : Probabilité
modérée de ne
pas détecter le défaut avant que le produit ne
quitte
l’opération concernée.
Contrôle manuel
difficile (aspect ou dimensionnel) – risque de laisser passer
un
produit défectueux inférieur à 2%
Cotation à 6 : Probabilité
modérée de ne
pas détecter le défaut avant que le produit ne
quitte
l’opération concernée.
Contrôle manuel
difficile (aspect ou dimensionnel) – risque de laisser passer
un
produit défectueux inférieur à 5%
Cotation à 7 : Probabilité
élevée de ne pas
détecter le défaut avant que le produit ne quitte
l’opération concernée. Le
contrôle est
subjectif. Contrôle par échantillonnage mal
adapté
– risque de laisser passer un produit défectueux
inférieur à 10%
Probabilité que l'utilisateur-client soit atteint par une
défaillance.
Autre exemple de cotation de la probabilité de non
détection :
Niv 1 : Détection
à coup sûr
Niv 2 : Probabilité
très faible
de ne pas détecter le défaut avant que le produit
ne
quitte l’opération concernée.
Contrôle
à 100% des pièces, mise en place de verrous
(notés
au plan de surveillance).
Risque supérieur à 0,005 % (50 ppm)
Niv 3 : Probabilité
faible de ne pas
détecter le défaut avant que le produit ne quitte
l’opération. Le défaut est
évident (exemple
: rainure). Quelques défauts échapperont
à la
détection (contrôle unitaire par
l’opérateur).
Risque supérieur à 0,05 % (500 ppm)
Niv 4 : Probabilité
faible de ne pas
détecter le défaut avant que le produit ne quitte
l’opération. Le défaut est
évident (exemple
: rainure). Quelques défauts échapperont
à la
détection (contrôle unitaire par
l’opérateur).
Risque supérieur à 0,1 % (1000 ppm)
Niv 5 : Probabilité
modérée de ne pas détecter le
défaut avant
que le produit ne quitte l’opération
concernée.
Contrôle difficile (aspect ou dimensionnel délicat)
Risque supérieur à 0,2 %
Niv 6 :
Probabilité
modérée de ne pas détecter le
défaut avant
que le produit ne quitte l’opération
concernée.
Contrôle difficile (aspect ou dimensionnel délicat)
Risque supérieur à 0,5 %
Niv 7 : Probabilité
élevéed de ne pas détecter le
défaut avant
que le produit ne quitte l’opération
concernée. Le
contrôle est subjectif (aspect sans
référence),
contrôle par prélèvement mal
adapté.
Risque supérieur à 1% (10000 ppm)
Niv 8 : Probabilité
élevéed de ne pas détecter le
défaut avant
que le produit ne quitte l’opération
concernée. Le
contrôle est subjectif (aspect sans
référence),
contrôle par prélèvement mal
adapté.
Risque supérieur à 2%
Niv 9 : Probabilité
très
élevée de ne pas détecter le
défaut avant
que le produit ne quitte l’opération
concernée.
Risque supérieur à 5%
Niv 10 : Probabilité
très
élevée de ne pas détecter le
défaut avant
que le produit ne quitte l’opération
concernée. Le
point n’est pas contrôlable ou pas
contrôlé.
Le défaut n’est pas apparant.
Risque supérieur à 10%
Criticité :
Nous avons vu que pour chaque cause probable, 3 items sont
notés :
- S = sévérité (ou G pour
gravité) de l’effet du mode de
défaillance
- O = occurrence (ou F pour fréquence ou, P pour
probabilité) d’apparition de la cause
- D = non détection ou Probabilité de ne pas
détecter le défaut.
Chaque note va de 1 à 10. La criticité (C) est la
multiplication de ces 3 notes :
C = S x O x D
Elle varie donc théoriquement de 1 à 1000.
1 étant le moins «grave » et 1000 le
plus « grave ».
La criticité est parfois appelée «
indice de
priorité du risque » : IPR ou, « niveau
de
priorité du risque » : NPR
Travail à réaliser suite à la cotation
:
- recherche des actions possibles
- proposition aux décideurs
- lancement et suivi des actions (une action, un responsable, un
délai)
- mise à jour de l’AMDEC et conclusion
Règles :
Eliminer les causes – améliorer la
détection
– réduire la fréquence
d’apparition
(occurrence) – considérer l’impact sur
les
coûts
AMDEC
Produit
Appliquée aux produits lors de leur conception, l'AMDEC a
pour
objectif la satisfaction du client ou de l'utilisateur par
l'amélioration de la qualité et de la
fiabilité.
Le principe est le suivant :
- identification exhaustive des risques de dysfonctionnements,
- mise en évidence des points critiques,
- définition des actions correctives nécessaires.
L'AMDEC produit se pratique en groupe de travail. Elle doit
s'insérer au cours de la conception du produit, avant que
les
choix soient figés. Elle est le coeur de toute analyse de
fiabilité.
Limiter l’étude : quels sont les points
maîtrisés par la société ?
L’étude porte-t-elle sur le produit fini ou aussi
sur des
composants ?
il ne sert à rien de refaire ce qui a
déjà été fait.
Participants type :
Bureau d’étude – Marketing –
Industrialisation / Méthodes – Laboratoire -
Qualité
Données d’entrée :
Plans produits et composant – Cahier des charges fonctionnels
– historique qualité (en clientèle et
en
production)– test labos – calculs – Amdec
sur
produits similaires - …
Analyse des modes de défaillance :
Manière dont le système vient à ne pas
fonctionner correctement.
Les défaillances sont systématiquement la
«
dégradation » des fonctions
étudiées lors de
l’analyse fonctionnelle.
Modes de défaillances généraux :
fonctionnement
prématuré – non fonctionnement au
moment
prévu – ne s’arrête pas au
moment prévu
– défaillance en fonctionnement.
Analyse des effets et des causes :
Il est important et nécessaire de distinguer trois types
d’effets :
- sur le composant ( lorsque celui-ci est étudié)
- sur le sous-ensemble (lorsque celui-ci existe)
- sur le produit
En n’oubliant jamais de prendre en considération
l’effet sur le client utilisateur.
On étudie ensuite, pour chaque mode de
défaillance, les
causes probables ou possibles de l’apparition du mode de
défaillance.
Moyens de détection en place :
Quels sont les moyens mis en place et existant pour détecter
?
- les effets (du mode de défaillance)
- les causes (du mode de défaillance)
Tout ce qui existe pour permettre au mode de défaillance de
ne pas arriver jusqu’au client.
Exemple de grilles de cotation pour AMDEC produit physique ou de
service (peut être personnalisée en fonction de
son
environnement)
Gravité :
1 – 2 : défaut n’altérant pas
les performances du produit
3 – 5 : petite gêne pour l’utilisateur
(produit réparable par exemple)
6 – 8 : grosse gêne pour l’utilisateur
(Produit non réparable)
9 – 10 : danger pour l’utilisateur
Occurrence :
1 : probabilité nulle
(Poka-Yoke = détrompeur)
2 – 3 : probabilité très faible
4 – 6 : probabilité faible à
modérée
7 – 8 : probabilité élevée
9 – 10 : probabilité très
élevée.
(non) Détection :
1
: détection à coup sûr
2
: contrôle à 100 % - probabilité
très faible
3 – 4 : Défaut visuel
évident
5 – 6 : Contrôle visuel ou
manuel difficile
7 – 8 : Contrôle subjectif
9 – 10 : Point non contrôlable ou non
contrôlé
Bouclage = recotation des criticités
Si la criticité dépasse le seuil fixé
par
l’entreprise (ou par le client), des actions correctives sont
mises en place. Lorsque les actions sont finalisées et leur
efficacité validée, une nouvelle cotation des
criticités est réalisée.
Le groupe de travail cesse de se réunir lorsque toutes les
criticités sont inférieures au seuil
fixé.
Nota : une gravité de 10 ne peut être
réduite qu’en modifiant la conception.
AMDEC
Process
Une des difficultés qui fausse les résultats est
que
l’on considère, dans cet exercice, que les
composants
arrivent bons sur la ligne dans l’entreprise. Ce
n’est pas
toujours le cas. Il faut donc aussi rester pragmatique et ne pas
totalement s’interdire des actions sur le process pour
protéger le client.
But : assurer que le process définit sera capable de
réaliser le produit conforme à sa
définition =
chercher à éliminer les causes de
défauts de
fabrication et de montage.
Cela en modifiant si nécessaire les moyens et en mettant en
place le plan de surveillance nécessaire
Participants types :
Industrialisation / Méthodes – Production
–
Qualité – Laboratoire – Bureau
d’études
– Fabricant du moyen.
Données d’entrée types :
Plan produit et composants – cahier des charges fonctionnel
– dossier machine – synoptique de
contrôle et de
production – dossier de maintenance – historique
des pannes
– listes des pièces
détachées «
fournisseur » - maintenance préconisée
par le
fournisseur – historique qualité client
– historique
qualité production
Préparation : visualiser le processus de fabrication
(synoptique
de contrôle et de production, modes opératoires
…)
depuis la réception des matières
premières
jusqu’à l’expédition (voir
jusqu’à l’arrivée chez le
client si
responsable du transport).
Ne pas oublier de visualiser toute intervention extérieure
au
process (maintenance – stockage [prévoir les
périodes d’arrêt du types vacances]
–
manutention – ambiance …)
Analyse des modes de défaillance :
Les défaillances étudiées dans cette
étape
prennent en compte systématiquement toutes les
étapes de
fabrication définies lors de l’analyse des flux.
Les défaillances peuvent être :
- caractéristiques non réalisées
- valeurs de caractéristiques trop fortes ou trop faibles
Analyse des effets et des causes :
Les 3 types d’effets sont les suivant :
- sur l’opération étudiée
- sur le process complet
- sur le produit
En n’oubliant jamais de prendre en considération
l’effet sur le client utilisateur.
Ensuite, pour chaque mode de défaillance, on
étudie les
causes probables, ou possibles de l’apparition du mode de
défaillance.
Défaillance = panne, non-conformité ou
arrêt de la production
Moyens de détection possibles :
Détrompeurs – MSP (maîtrise
statistique des
procédés ou SPC en anglais) –
auto-contrôle
– aides à la décision …
Cotation Gravité (G) ou
Sévérité (S) pour moyen de production
:
Cotation 1 : Arrêt < X mn ou juste une remise en route
Cotation 2 : Pas de risque de casse mécanique ou
arrêt de X à Y mn
Cotation 3 : Risque de casse mécanique ou arrêt de
Y à Z mn
Cotation 4 : Casse mécanique importante ou arrêt
de Z à T mn
Cotation
5 : Risque d'accident impliquant des problèmes de
sécurité du personnel
- ou arrêt > T mn ou nécessité
de la reprise du produit auto déjà
engagé dans les lignes ou ateliers suivants
Les valeurs X,Y et Z
sont définies soit dans les cahiers des charges atelier,
soit
directement par les participants du groupe AMDEC
Les limites de
l'amdec
Ne prend pas
tout en compte. En effet,
par exemple, dans une AMDEC process, le travail se fait avec des
pièces
bonnes qui arrivent sur la chaîne. Cela peut
réserver des surprises
chez le client (insatisfaction) lors des livraisons ou de l'utilisation.
L'autre
défaut est aussi que par
principe, cela autorise de livrer de la non qualité et, plus
l'AMDEC
est longue plus cela va autoriser à de la non
qualité d'arriver chez le
client.
Il peut donc
être intéressant de côter,
à chaque étape, la non qualité qui va
être générée, comment cela
peut
être "bloqué par les postes suivants" pour en
final avoir une
estimation de la non qualité qui va être
livrée chez le client.
Cette approche
se base principalement
sur l'expérience des non qualité
générées aux différents
postes (on y
incluse aussi les non qualités qui sont reçues
des fournisseurs)