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Traité philosophique sur l'entreprise (dans son sens général)

Direction
Managers
Etudes (petite histoire d'un projet)
Fournisseur

De l'exemplarité de la direction / Respect :

Nous nous plaignons quand au niveau du gouvernement, des politiciens abusent de leur pouvoir, ne montrent pas l'exemple.
Il en est de même dans les entreprises.

Que pensez-vous du cas suivant :
Il manque de la place sur le parking, ce qui fait que les gens qui arrivent pour prendre leur poste à 13 h (équipe d'après-midi) ne trouvent plus de place et doivent se garer n'importe comment et perdent du temps.
Un parking existant un peu plus loin (environ 4  à 5 mn de marche) le directeur d'usine demande à ce que les personnes de structure aillent se garer sur ce parking "éloigné". La responsable des ressources humaines fait une note dans ce sens mais, n'applique pas cette directive.
Rien ne lui ait dit par le directeur d'usine.
Par contre, elle sanctionne des personnes au seins de l'entreprise pour non respect de consigne (ce qui est normal).
Pourquoi n'est-elle pas sanctionner pour non respect de consigne ? Où est l'exemplarité ? Où est le respect (*) ?

nota sur le (*) : Dit à l'oral = les premiers arrivés ont le droit aux premières places. Cela est sympathique pour les personnes que l'on fait travailler en équipe !


Refus de manager :
Nous sommes dans la périodes du : il faut obtenir l'assentiment des gens mais, il ne faut pas oublier qu'il faut fixer des limites et le faire respecter tous les jours.
Comme dirait Mr Magdane dans un de ses skecth, il faut se méfier des mots dans lesquels il y a "con". En particulier, il faut faire attention à "consensus".
Dans une entreprise, comme dans une famille, il faut fixer des limites et montrer que ces limites ne peuvent pas être franchies (il faut donc avoir un peu de courage pour le montrer). Cela n'empêche pas le dialogue mais, une fois la règle fixée, elle doit être appliquée par tout le monde.

Profession où personnes refusent d'être managées
Personnes qui passent trop vite et qui sont jugées sur ce qu'elles ont mis en place et non sur les effets de ce quelles ont mis en place

Développement / études :
Etudes qui conduisent au désastre :
Les anglais disent "shit in shit out"  en traduction un peu plus correcte "si tu rentres dans une boite à transformation quelque chose de pas bon, n'espère pas en sortir quelque chose de bon". Cela fait un peu long alors je vais traduire mot à mot : "merde à l'entrée, merde à la sortie".

Toyota se demande comment un de nos constructeurs automobile peut gagner de l'argent. Je me pose la même question.

Nous réinventons énormément de choses à chaque lancement de véhicule (avec tous les risques que cela comprend en terme de fiabilité, il suffit de lire les critiques sur certains des véhicules français). Pourquoi reprendre quelquechose qui marche alors que l'on peut créer quelquechose ?... Il arrive même que des choses qui ne marchent pas bien soient réutilisées ... A quoi sert l'histoire ? Quels enseignements tirons nous de ce qui a déjà été fait ?  Réutilisons ce qui marche et servons de ce qui ne marche pas pour progresser. Les constructeurs sont de très bons donneurs de leçons (et ils ont raison d'être exigeants) mais qu'ils regardents aussi chez eux.
=> Il est plus facile de voir la paille qu'il y a dans l'oeil de l'autre que la poutre que l'on a dans le dos.
Cela est tellement plus facile aussi de taper sur les autres ....
Je parle des constructeurs mais, il en va de même chez certains équipementiers.

Malgré les relations internationnales et des partenariats que nous avons pu avoir avec des Japonais, qu'avons nous appris des développements de Toyota ? Nous, nous mettons parfois de jeunes ingénieurs ou techniciens qui n'ont jamais mis les pieds dans une usine pour faire les développements et ceci sans encadrement Avez-vous une meilleure recette pour que cela ne marche pas ? Moi non.

Comment planter un développement (petite histoire d'un projet)
Ou:  comment perdre de l'argent dans un grand groupe.
Nous parlons beauoup d'économies à réaliser, de concurrence accrue avec des pressions sur les coûts de production.
Cela est vrai et, il faut maîtriser les coûts de production. Il faut bien payer les gens mais, il ne faut pas exagérer au risque que le produit soit trop cher et que cela finisse par de la délocalisation ou des pertes de marché.
Par contre les managers qui ont le devoir de surveiller ces coûts de production on aussi le devoir de s'assurer qu'il n'y ait pas de gâchis au niveau des lancement de produits car une fois que cela est mal lancé, cela coûte très cher de redresser. Ce n'est pas le cas ! D'où cela vient-il ? Cela vient de managers (ils en ont le nom mais managent leur carrière et non le long terme des sociétés) forts payés et non surveillés.

Assez de palabres et rentrons dans un exemple concret :

Nous développons un produit pour un constructeur automobile.
Pour cela nous mettons en place :
1) un chef de projet
Celui-ci n'a jamais diriger une société => a-t-il une bonne vision de l'impact de ses décisions ?
Ce chef de projet ne demande pas à ses équipes d'écrire = beaucoup de discussions avec interprétations des dires; aucune base commune. écrire les décisions avec responsable et délai si action (un responsable par action)
Ce chef de projet accepte sans discuter les demandes client. Certains le disent "bon commercial"; il en est rien, bien au contraire, il préserve la relation client court terme mais, avec cette attitude, il met en péril sa société et potentiellement le client (voir citation sur autruche) un commercial doit déveloper, protéger sa société. Pour cela, il doit prévenir le client de l'importance de certaines décisions et donner les dates & les implications en cas de non respect.
2) un qualité projet
Le responsable qualité projet est jeune, sans expérience dans le domaine complet du produit fabriqué, et en partie du à sa jeunesse, il manque de charisme.
C'est le mettre en situation d'échec et voir le casser pour le reste de sa carrière => c'est un gâchi et une honte humaine.
De plus que ce qualité projet ne dépend pas hiérarchiquement du chef de projet (qui de toute façon serait incapable de l'encadrer correctement) n'a pas de suivi régulier, pour l'aider et le guider, de la part de sa hiérarchie.
3) un Architecte
L'architecte lui a de l'expérience mais, il ne veut pas de problèmes et n'est pas un foudre de guère. Il ne va pas aller épauler les équipes, les aiguillonner.
cette personne aurait du être encadrée par sa hiérachie

Bref l'action commence toute de même car le début du film n'attend pas !
Le projet débute donc avec des équipes jeunes et peu encadrées. Elles réinventent beaucoup sans tenir compte des expériences passées ou peu mais qui pourraient leur en vouloir car ils sont jeunes.
En plus de cela, vous ajoutez de la désorsorganisation comme vous accéptez n'importe quoi de votre client. Il y a bien une personne de l'usine qui est allée faire un sondage (nous appellerons cette personne le terrien dans le sens paysan). A cette occasion, elle relève des anomalies mais, rappelez-vous, nous sommes dans le monde l'indicateur. Cette personne n'a pas de soutien car elle n'annonce que des faits. Il n'a pas d'écoute de son directeur d'usine (Monsieur Georges COUTEPA) non plus car ce n'est pas son problème pour l'instant (nous en reparlerons plus tard). Le terrien essaie aussi d'attirer l'attention de diverses personnes mais, il n'a pas compris que ces personnes en pouvaient le comprendre. Eh oui, le terrien parle anticipation, sécurisation, éviter les problèmes à venir alors que les gens des études ne peuven comprendre cet étrange langage. Ils ne comprennent pas le BSP (bon sens payasan) qui est habitué au monde imparfait, eux ils parlent le JC (jolie conception), où les pièces sortent comme dessinée sur l'écran.
Ne trouvant d'écho dans ce qu'il pense être sa grande tribue, notre terrien tente de tisser des liens avec ses collègues terrien de l'usine de son client (qu'il livrera une fois la production commencée) mais, horreur il voit de fortes citadelles sans entrée. Chez le client se ne sont que des citadelles qui s'observent et regardent aussi les fournisseurs ... Certaines citadelles du client ne veulent pas parler à d'autre et c'est le cas pour la seule citadelle à laquelle il peut s'adresser. Son client lui répond (par un silence lourdement évocateur) que son combat est axé sur le mal avéré et qu'elle n'a pas pour vocation d'éviter le mal. Certainement parce que s'il n'y avait plus de mal, elle perdrait de l'importance et aussi qu'il est plus facile d'attaquer les citadelles (ou paillotes) des fournisseurs que d'engager le fer avec ses citadelles soeurs (mauvais pour la carrière même si cela sert la société).

Le projet mue par la force du calendrier, anance et se concrétise. La date de la naissance est une date figée.
Il fini par se retrouver dans l'usine de Monieur G. GOUTEPA. Que se passe-t-il à ce moment ? Le terrien (ainsi que d'autres personnes de l'usine) est surpris par l'ampleur de la vague qui arrive. Il avait pourtant ajouté quelque renfort pour le surplus normal du travail à faire mais là ...
Il n'avait pas anticipé ce raz de marée. Oui, comme Monsieur G. COUTEPA lui avait demandé de ne pas s'en occuper.
Concrètement, des tas de défauts produits apparaissent, obligeant à mettre en place des solutions bout de ficelles pour pouvoir livrer dans des conditions correctes le client en attente de révision des définitions des pièces. Une épuipe de pompier (fort chère) est donc envoyée en soutient à Mr G. COUTEPA qui commence à s'affairer à porter des sacs pour constituer une digue pour protéger de l'arrivée de la vague; vague qui passe tout de même au-dessus de la digue.
Oui, maintenant, Mr G. GOUTEPA peut commencer à s'affairer, les projecteurs sont braqués sur lui. Avant cela n'était pas nécessaire car, personne ne l'aurait vu donc, cela n'aurait servi à rien pour sa carrière.

Arrive ensuite les entretiens individuels de fin d'année.  Mr G COUTEPA reproche à Mr Terrien son manque d'anticipation sur l'oganisation à mettre en place (la digue). Mr Terrien n'est pas d'accord, car pour lui, nous aurions pu limiter la hauteur de la vague par un travail plus en amont dans le temps.
Mr Terrien, ne comprend pas la sanction que lui inflige Mr G. COUTEPA. Surtout que Mr G. COUTEPA en est à son 3ème projet du même type dans la société alors que Mr Terrien n'en est qu'à son premier de plus la société fait partie d'un groupe qui est aussi mettre en place les organisations nécessaires ...
En fait ce qui se passe est que Mr G. COUTEPA est en train de renommer Mr Terrien en Mr Fusible !





Relation client / Fournisseur :
Des relations politiques avec  les sous-traitant : partenariat dans les mots; assinage dans les faits => l'automobile en est un exemple, la défense aussi avec ses fournisseurs, de même l'aviation => vision très court terme.
Nous parlions de pas bien à l'entrée qui donne du pas bien à la sortie !
Et bien pour un certain nombre de donneurs d'ordre, ils n'ont pas encore compris cela. Nos constructeurs automobiles, même si Renault semble se réveiller (voyons ce que va donner la Laguna et je ne souhaite qu'une chose, c'est que cela marche), n'ont pas compris cela. Pire, ils se sont dégradés. Ils lancent des nouveautés qu'ils ne contrôlent pas (ou voir ils créent des problèmes avec leurs demandes) et ensuite tapent partout = destruction de notre tissus industriel, augmentation des coûts ou diminution des marges et donc fragilisation de nos fondations. Le pire est qu'ils ferment les yeux. Ils n'ont pas de visions globale : une partie développe (pas toujours très bien). Et l'autre ensuite (celle qui a fermé les yeux au départ) tape ensuite sur les fournisseurs; ils auraient pu ouvrir les yeux avant !
=> dans ces propos, voyez un cri d'alarme sur la nécessité de travailler en commun et d'arrêter ces visions court terme ou carriériste qui détruisent nos emplois.

Comment tuer les sous-traitants : Mise en place de contrats avec pénalités sur le chiffre d'affaire si les résultats qualité sont non conformes aux objectifs négociés (nota : certains fournisseurs peuvent acheter jusqu'à 85% de leur chiffre d'affaire, leur marge est donc faible par rapport au chiffre d'affaire). Une fois que le contrat est signé, le constructeur change les règles du jeu :
-  Des défauts qui étaient remontés sous forme d'alerte (non comptabilisés dans les indicateurs), seront officiellement comptabilisés dans les compteurs
-  Le constructeur met en place en interne une structure pour faire une remontée plus rigoureuse des défauts chez lui, ce qui a pour effet d'augmenter les défauts dans les compteurs officiels.
Le résultat est que les objectifs vont être dépassés et que le constructeur va se servir en argent chez le fournisseur. Et, ILS OSENT APPELER CELA DU PARTENARIAT !?