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Traité philosophique sur l'entreprise (dans son sens général)



Direction  -  Managers

- Indicateurs
Fournisseur


définitions de la délocalisation
Etudes (petite histoire d'un projet) Petites histoires

Pourquoi nous perdons des emplois -




De l'exemplarité de la direction / Respect :

Nous nous plaignons quand au niveau du gouvernement, des politiciens abusent de leur pouvoir, ne montrent pas l'exemple.
Il en est de même dans les entreprises.

Que pensez-vous du cas suivant :
Il manque de la place sur le parking, ce qui fait que les gens qui arrivent pour prendre leur poste à 13 h (équipe d'après-midi) ne trouvent plus de place et doivent se garer n'importe comment et perdent du temps.
Un parking existant un peu plus loin (environ 4  à 5 mn de marche) le directeur d'usine demande à ce que les personnes de structure aillent se garer sur ce parking "éloigné". La responsable des ressources humaines fait une note dans ce sens mais, n'applique pas cette directive.
Rien ne lui ait dit par le directeur d'usine.
Par contre, elle sanctionne des personnes au seins de l'entreprise pour non respect de consigne (ce qui est normal).
Pourquoi n'est-elle pas sanctionner pour non respect de consigne ? Où est l'exemplarité ? Où est le respect (*) ?

nota sur le (*) : Dit à l'oral = les premiers arrivés ont le droit aux premières places. Cela est sympathique pour les personnes que l'on fait travailler en équipe !


Refus de manager :
Nous sommes dans la périodes du : il faut obtenir l'assentiment des gens mais, il ne faut pas oublier qu'il faut fixer des limites et le faire respecter tous les jours.
Comme dirait Mr Magdane dans un de ses skecth, il faut se méfier des mots dans lesquels il y a "con". En particulier, il faut faire attention à "consensus".
Dans une entreprise, comme dans une famille, il faut fixer des limites et montrer que ces limites ne peuvent pas être franchies (il faut donc avoir un peu de courage pour le montrer). Cela n'empêche pas le dialogue mais, une fois la règle fixée, elle doit être appliquée par tout le monde.

Profession où personnes refusent d'être managées
Personnes qui passent trop vite et qui sont jugées sur ce qu'elles ont mis en place et non sur les effets de ce quelles ont mis en place

De la gestion des urgences : Combien de managers bouffent le temps de leurs collaborateurs, les stress en demandant des choses urgentes qui ne le sont pas en fait

Indicateurs :
Encore un exemple du « bienfait » des indicateurs et de leur management :

Mettons en situation pour une meilleure compréhension :

Une société « Pas Glop » livre une société « Grrrr » de produits manufacturés. La société « Pas Glop » a des gens à elle chez Grrrr.
La société Pas Glop crée malheureusement des défauts (pour diverses raisons). Ces défauts apparaissent soi chez elle, soit chez son client (« Crrrr ») ou pire chez l’utilisateur final.
Pour les défauts vus chez Grrrr, certains sont traités directement par le personnel de Pas Glop sans que cela ne soit vu. Cela ne rentre donc pas dans les indicateurs qui sont remontés à Mr « Tourdecontrole » de chez Pas Glop.
Mr Tourdecontrole sait que tous les défauts qui arrivent chez Grrrr représentent effectivement sa non qualité et, qu’ils risquent un jour ou l’autre de tomber dans les indicateurs (ses indicateurs sont suivis par les acheteurs de chez Grrrr et pèsent dans l’attribution des marchés et sur la marge accordée pour l’achat de produits). Mr Tourdecontrole demande donc que tous les défauts qui arrivent chez le client lui soient remontés.
A cette demande, Mr Jprodui est effrayé : « nous ne sommes pas bons, on va nous taper dessus en interne ! ». Sa première proposition est alors de retirer ses personnes de chez Grrrr pour mettre un filtre supplémentaire chez lui.

Et voilà comment on arrive à des attitudes idiotes :
- mettre les personnes à un endroit ou à un autre, ne traite pas les problèmes,
- reprendre les personnes sur site permet d’améliorer l’indicateur « global » du suivi de la non qualité livrée par contre, cela va augmenter les problèmes détectés par le client car, le produit n’étant jamais dans la configuration client chez Pas Glop, tous les défauts vus chez Grrrr ne seront pas vus chez Pas Glop,
- Nous voyons que Mr Jprodui (qui a pourtant fait des progrès au niveau appropriation de la qualité) reprend une attitude : je travaille mes indicateurs, ma carrière plutôt que « ok, je continue, j’accélère l’amélioration »

Cela est du à un management « aveugle » par les indicateurs et une pression du type : Ya Qua Fo Con. En donnant des objectifs sur les résultats sans forcément aider, soutenir sur les moyens.

Une grosse société veut totalement responsabiliser ses services. Les bâtiments sont donc attribués à des services pour leur gestion.

En tant que bons gestionnaires, les personnes en charge de leur buget louent les salles de réunions quand d'autres services ont besoin de salles.

Pour des raisons x ou y, les gestionnaires montent les prix des locations.

Les personnes ayant besoins de salles voyant les prix monter et, leur budget affecté, commencent à regarder à l'extérieur et trouvent moins cher.

Ils vont donc faire leurs réunions dans des lieux extérieurs à la société.
=> gain pour la société : une dépense au lieu de 0

Voici encore une belle illustration de la dérive que peut entraîner la mise en place d'indicateurs non réfléchi et non suivi intelligemment !







Développement / études :
Etudes qui conduisent au désastre :
Les anglais disent "shit in shit out"  en traduction un peu plus correcte "si tu rentres dans une boite à transformation quelque chose de pas bon, n'espère pas en sortir quelque chose de bon". Cela fait un peu long alors je vais traduire mot à mot : "merde à l'entrée, merde à la sortie".

Toyota se demande comment un de nos constructeurs automobile peut gagner de l'argent. Je me pose la même question.

Nous réinventons énormément de choses à chaque lancement de véhicule (avec tous les risques que cela comprend en terme de fiabilité, il suffit de lire les critiques sur certains des véhicules français). Pourquoi reprendre quelquechose qui marche alors que l'on peut créer quelquechose ?... Il arrive même que des choses qui ne marchent pas bien soient réutilisées ... A quoi sert l'histoire ? Quels enseignements tirons nous de ce qui a déjà été fait ?  Réutilisons ce qui marche et servons de ce qui ne marche pas pour progresser. Les constructeurs sont de très bons donneurs de leçons (et ils ont raison d'être exigeants) mais qu'ils regardents aussi chez eux.
=> Il est plus facile de voir la paille qu'il y a dans l'oeil de l'autre que la poutre que l'on a dans le dos.
Cela est tellement plus facile aussi de taper sur les autres ....
Je parle des constructeurs mais, il en va de même chez certains équipementiers.

Malgré les relations internationnales et des partenariats que nous avons pu avoir avec des Japonais, qu'avons nous appris des développements de Toyota ? Nous, nous mettons parfois de jeunes ingénieurs ou techniciens qui n'ont jamais mis les pieds dans une usine pour faire les développements et ceci sans encadrement Avez-vous une meilleure recette pour que cela ne marche pas ? Moi non.

Comment planter un développement (petite histoire d'un projet)
Ou:  comment perdre de l'argent dans un grand groupe.
Nous parlons beauoup d'économies à réaliser, de concurrence accrue avec des pressions sur les coûts de production.
Cela est vrai et, il faut maîtriser les coûts de production. Il faut bien payer les gens mais, il ne faut pas exagérer au risque que le produit soit trop cher et que cela finisse par de la délocalisation ou des pertes de marché.
Par contre les managers qui ont le devoir de surveiller ces coûts de production on aussi le devoir de s'assurer qu'il n'y ait pas de gâchis au niveau des lancement de produits car une fois que cela est mal lancé, cela coûte très cher de redresser. Ce n'est pas le cas ! D'où cela vient-il ? Cela vient de managers (ils en ont le nom mais managent leur carrière et non le long terme des sociétés) forts payés et non surveillés.

Assez de palabres et rentrons dans un exemple concret :

Nous développons un produit pour un constructeur automobile.
Pour cela nous mettons en place :
1) un chef de projet
Celui-ci n'a jamais diriger une société => a-t-il une bonne vision de l'impact de ses décisions ?
Ce chef de projet ne demande pas à ses équipes d'écrire = beaucoup de discussions avec interprétations des dires; aucune base commune. écrire les décisions avec responsable et délai si action (un responsable par action)
Ce chef de projet accepte sans discuter les demandes client. Certains le disent "bon commercial"; il en est rien, bien au contraire, il préserve la relation client court terme mais, avec cette attitude, il met en péril sa société et potentiellement le client (voir citation sur autruche) un commercial doit déveloper, protéger sa société. Pour cela, il doit prévenir le client de l'importance de certaines décisions et donner les dates & les implications en cas de non respect.
2) un qualité projet
Le responsable qualité projet est jeune, sans expérience dans le domaine complet du produit fabriqué, et en partie du à sa jeunesse, il manque de charisme.
C'est le mettre en situation d'échec et voir le casser pour le reste de sa carrière => c'est un gâchi et une honte humaine.
De plus que ce qualité projet ne dépend pas hiérarchiquement du chef de projet (qui de toute façon serait incapable de l'encadrer correctement) n'a pas de suivi régulier, pour l'aider et le guider, de la part de sa hiérarchie.
3) un Architecte
L'architecte lui a de l'expérience mais, il ne veut pas de problèmes et n'est pas un foudre de guère. Il ne va pas aller épauler les équipes, les aiguillonner.
cette personne aurait du être encadrée par sa hiérachie

Bref l'action commence toute de même car le début du film n'attend pas !
Le projet débute donc avec des équipes jeunes et peu encadrées. Elles réinventent beaucoup sans tenir compte des expériences passées ou peu mais qui pourraient leur en vouloir car ils sont jeunes.
En plus de cela, vous ajoutez de la désorsorganisation comme vous accéptez n'importe quoi de votre client. Il y a bien une personne de l'usine qui est allée faire un sondage (nous appellerons cette personne le terrien dans le sens paysan). A cette occasion, elle relève des anomalies mais, rappelez-vous, nous sommes dans le monde l'indicateur. Cette personne n'a pas de soutien car elle n'annonce que des faits. Il n'a pas d'écoute de son directeur d'usine (Monsieur Georges COUTEPA) non plus car ce n'est pas son problème pour l'instant (nous en reparlerons plus tard). Le terrien essaie aussi d'attirer l'attention de diverses personnes mais, il n'a pas compris que ces personnes en pouvaient le comprendre. Eh oui, le terrien parle anticipation, sécurisation, éviter les problèmes à venir alors que les gens des études ne peuven comprendre cet étrange langage. Ils ne comprennent pas le BSP (bon sens payasan) qui est habitué au monde imparfait, eux ils parlent le JC (jolie conception), où les pièces sortent comme dessinée sur l'écran.
Ne trouvant d'écho dans ce qu'il pense être sa grande tribue, notre terrien tente de tisser des liens avec ses collègues terrien de l'usine de son client (qu'il livrera une fois la production commencée) mais, horreur il voit de fortes citadelles sans entrée. Chez le client se ne sont que des citadelles qui s'observent et regardent aussi les fournisseurs ... Certaines citadelles du client ne veulent pas parler à d'autre et c'est le cas pour la seule citadelle à laquelle il peut s'adresser. Son client lui répond (par un silence lourdement évocateur) que son combat est axé sur le mal avéré et qu'elle n'a pas pour vocation d'éviter le mal. Certainement parce que s'il n'y avait plus de mal, elle perdrait de l'importance et aussi qu'il est plus facile d'attaquer les citadelles (ou paillotes) des fournisseurs que d'engager le fer avec ses citadelles soeurs (mauvais pour la carrière même si cela sert la société).

Le projet mue par la force du calendrier, anance et se concrétise. La date de la naissance est une date figée.
Il fini par se retrouver dans l'usine de Monieur G. GOUTEPA. Que se passe-t-il à ce moment ? Le terrien (ainsi que d'autres personnes de l'usine) est surpris par l'ampleur de la vague qui arrive. Il avait pourtant ajouté quelque renfort pour le surplus normal du travail à faire mais là ...
Il n'avait pas anticipé ce raz de marée. Oui, comme Monsieur G. COUTEPA lui avait demandé de ne pas s'en occuper.
Concrètement, des tas de défauts produits apparaissent, obligeant à mettre en place des solutions bout de ficelles pour pouvoir livrer dans des conditions correctes le client en attente de révision des définitions des pièces. Une épuipe de pompier (fort chère) est donc envoyée en soutient à Mr G. COUTEPA qui commence à s'affairer à porter des sacs pour constituer une digue pour protéger de l'arrivée de la vague; vague qui passe tout de même au-dessus de la digue.
Oui, maintenant, Mr G. GOUTEPA peut commencer à s'affairer, les projecteurs sont braqués sur lui. Avant cela n'était pas nécessaire car, personne ne l'aurait vu donc, cela n'aurait servi à rien pour sa carrière.

Arrive ensuite les entretiens individuels de fin d'année.  Mr G COUTEPA reproche à Mr Terrien son manque d'anticipation sur l'oganisation à mettre en place (la digue). Mr Terrien n'est pas d'accord, car pour lui, nous aurions pu limiter la hauteur de la vague par un travail plus en amont dans le temps.
Mr Terrien, ne comprend pas la sanction que lui inflige Mr G. COUTEPA. Surtout que Mr G. COUTEPA en est à son 3ème projet du même type dans la société alors que Mr Terrien n'en est qu'à son premier de plus la société fait partie d'un groupe qui est aussi mettre en place les organisations nécessaires ...
En fait ce qui se passe est que Mr G. COUTEPA est en train de renommer Mr Terrien en Mr Fusible !





Relation client / Fournisseur :
Des relations politiques avec  les sous-traitant : partenariat dans les mots; assinage dans les faits => l'automobile en est un exemple, la défense aussi avec ses fournisseurs, de même l'aviation => vision très court terme.
Nous parlions de pas bien à l'entrée qui donne du pas bien à la sortie !
Et bien pour un certain nombre de donneurs d'ordre, ils n'ont pas encore compris cela. Nos constructeurs automobiles, même si Renault semble se réveiller (voyons ce que va donner la Laguna et je ne souhaite qu'une chose, c'est que cela marche), n'ont pas compris cela. Pire, ils se sont dégradés. Ils lancent des nouveautés qu'ils ne contrôlent pas (ou voir ils créent des problèmes avec leurs demandes) et ensuite tapent partout = destruction de notre tissus industriel, augmentation des coûts ou diminution des marges et donc fragilisation de nos fondations. Le pire est qu'ils ferment les yeux. Ils n'ont pas de visions globale : une partie développe (pas toujours très bien). Et l'autre ensuite (celle qui a fermé les yeux au départ) tape ensuite sur les fournisseurs; ils auraient pu ouvrir les yeux avant !
=> dans ces propos, voyez un cri d'alarme sur la nécessité de travailler en commun et d'arrêter ces visions court terme ou carriériste qui détruisent nos emplois.

Quelques exemples :
Un nouveau projet est en cours de développement : un nouveau véhicule. Evènement formidable car renouveau (normalement) des volumes sur les futurs sites de production mais, aussi stress car nous savons tous par nos expériences que les projets arrivent avec de la mise au point lourde à faire (sur les produits aussi).
Mr Terrien qui est dans une usine d'un fournisseur demande à son client, Mr Frappefor (qui s'occupe de la gestion des fournisseur pour son site de production) : "Mr Frappefor, nous avons le même intérêt, même si nous ne sommes pas toujours en phase : que vos clients soient satisfaits pour que vous vendiez plus de véhicules et donc, que nous vendions plus de produits. Nos sorts sont liés. Plutôt que nous attendions que le véhicule arrive sur nos sites, et alors, il sera difficile de faire évoluer les choses car le projet sera trop avancé; nous devrions nous faire des réunions préalables et peser ensemble de notre poids sur nos projets."
Ce à quoi Mr Frappefor répondi : "C'est une bonne idée que vous remontiez sur le projet car, si cela se passe mal ensuite, nous serions dans l'obligation de vous mettre des pénalités. N'hésitez pas, si nécessaire à remonter au niveau de notre projet".
Encore une belle preuve de gestion de l'avenir, d'intérêt que pour son nombril, sans vouloir le moins du monde s'attaquer à des gens qui pourraient présenter un peu de résistance. Il est si facile ensuite de se retourner vers le fournisseur...

Moi, monsieur Roi, votre client, je ne peux pas me contenter d'un fournisseur unique. Vous comprenez, si c'était le cas, vous pourriez me faire les prix que vous voudriez. Nous partageons donc le projet avec Mr Concur. Comme vous travaillez sur le même véhicule et que nous ne pouvons, pour des questions d'organisation, être livrés que par vous et bien, vous assemblerez dans votre produit, une pièce qui sera développée et réalisée par Mr Concur.
Comme vous êtes concurrents, vous comprenez bien que vous ne pourrez pas accéder à leur développement
Mr Terrien est obligé d'accepter sinon, Mr Roi ne lui donne pas le projet. N'ayant pas accès au projet, il ne peut rien vérifier et lors de la mise en production chez le client, les problèmes arrivent.
4 ans après, alors que Mr Terrien, ne fait qu'un montage simple de la pièce de Mr Concur (il n'utilise aucune des maigres fonctions qui posent problème chez Mr Roi), il y a toujours de problèmes chez Mr Roi. Et comme c'est Mr Terrien qui livre la pièce assemblée chez Mr Roi, Mr Frappefort adresse une pénalité à Mr Terrien : "c'est vous qui livraient l'ensemble, c'est donc à vous de vous assurer que cette pièce fonctionne correctemet". Cela doit amunser Mr Frappefort de mettre une pénalité en moyenne tous les 3 mois à Mr Terrien.








Comment tuer les sous-traitants : Mise en place de contrats avec pénalités sur le chiffre d'affaire si les résultats qualité sont non conformes aux objectifs négociés (nota : certains fournisseurs peuvent acheter jusqu'à 85% de leur chiffre d'affaire, leur marge est donc faible par rapport au chiffre d'affaire). Une fois que le contrat est signé, le constructeur change les règles du jeu :
-  Des défauts qui étaient remontés sous forme d'alerte (non comptabilisés dans les indicateurs), seront officiellement comptabilisés dans les compteurs
-  Le constructeur met en place en interne une structure pour faire une remontée plus rigoureuse des défauts chez lui, ce qui a pour effet d'augmenter les défauts dans les compteurs officiels.
Le résultat est que les objectifs vont être dépassés et que le constructeur va se servir en argent chez le fournisseur. Et, ILS OSENT APPELER CELA DU PARTENARIAT !?



Calcul réel ou écran de fumée ?

Je suis surpris de voir un atelier qui ne reste pas stable pendant 3 mois avec de gros changements tous les 6 mois. L'entreprise doit s'adapter, elle doit aussi s'améliorer. Il faut aussi générer du changement pour que les employés ne s'endorment pas mais, toutes ces vagues sont-elles profitables ?

J'ai vu une organisation à plat se mettre en place au niveau du stockage des pièces reçues (nouvelle mode qui prend beaucoup plus de place mais, qui permet d'avoir une meilleure visibilité => rentabilité effective ? Je n'ai pas eu de réponse de la part des financiers …). Pour cela, des systèmes de convoyeurs à rouleaux avec lègère pente pour amener les conditionnements vers les opérateurs sont fixés au sol. 3 mois après, une machine en tête de ligne est bougée et tous les convoyeurs à rouleaux sont revus.

Où est l'utilité ? Pourquoi avoir monopolisé 2 fois des ressources pour prévoir les mises en place ?
Tout de même, cela permet au responsable logistique de se faire mousser en montrant qu'il ne fait pas rien. Est-il méritant ? Je n'en suis pas convaincu ?


Exemple d'un constructeur qui joue au chéfaillon et, du danger des indicateurs :
Sur un véhicule, un constructeur voit un problème de bruit lors d'un réglage d'un ensemble électrique. Le fournisseur qui lui livre l'ensemble ne peut pas grand-chose pour lui car le fabricant du produit incriminé est un de ses concurrents (fournisseur dans ce cas) que son client lui a imposé. Et ce concurrent ne veut pas tout dévoilé sous pretexte de confidentialité.

Bref, le problème perdure avec régulièrement des véhicules qui sont à retoucher pour faire disparaître les bruits incriminés.

Nous arrivons à la veille des vacances d'été, sachant, qu'une équipe de production va être supprimée quelques temps après la rentrée car les ventes de ce véhicule baissent, avec 25 véhicules qui vont être à reprendre.

Un soi-disant chef (normalement personne responsable) s'aperçoit qu'il reste 25 véhicules non repris, en fin de journée juste avant les vacances. Cela ne va pas car ses indicateurs vont être impactés. Il demande donc une intervention du fournisseur tout de suite et si ce n'est pas possible, de rouvrir l'usine la semaine suivante pour livrer des ensembles de remplacement. Pour cela, il appelle le directeur de l'usine fournisseur. Le directeur au lieu de faire comprendre à ce "monsieur" que de reprendre maintenant ou à la rentrée ne changera pas grand-chose, reporte la pression => ZAP : un de ces collaborateurs part en vacances en se disant que son supérieur pense qu'il a mal fait son boulot.

Le directeur fini par avoir le directeur de propre fournisseur (qui est aussi son concurrent). Ce dernier fait revenir une personne de vacances pour traiter le sujet en début de semaine suivante.

Les 25 véhicules sont biens repris mais, cela ne pouvait-il pas attendre le retour des vacances sachant que le véhicule se vend mal ? Quel est l'intérêt, si ce n'est que de satisfaire son égo démesuré, d'une telle pression alors que les gens ont besoin de vacances méritées ?


Petites histoires :

De la difficulté d’attirer l’attention ou la théorie du serpent :
« rien ne sert de communiquer, il faut trouver la bonne vibration »


Mr Pèchedetourné-enron remonte à son responsable : le serpent que les règles définies sont mal appliquées et que les vérifications qui doivent être faites par les personnes qui encadrent ceux qui appliquent mal les règles se font avec le fameux filtre « je ne veux pas me faire mal ». Rien ne fait, monsieur serpent ajuste les projecteurs du groupe sur lui pour être bien au chaud.
Monsieur le client passe par là et fait le même constat que Mr Pèchedetourné-enron. Il le note mais Mr Serpent était attentif à la note globale : audit « vert » ou « rouge ». Comme l’audit est au « vert », il passe son chemin.
Un peu plus tard, un auditeur du groupe note le même fait et le note dans son compte rendu. Là Mr Serpent vient de prendre un coup su la queue sans avoir vu arriver le coup. Il vient de se prendre une mauvaise appréciation qui remonte au groupe : il monte les crocs.
Un peu plus tard son unité crée un problème chez le client du fait d’un non respect des règles. Là encore cela remonte au niveau du groupe et il ressort les crocs.

Moralité : trouver la bonne vibration, passer par le groupe pour faire bouger le serpent.
Les punaise se développent
« reporting je vous dis »

Mesdames les fourmis besognent dur. Elles demandent de l’aide mais, ne voient pas grand chose arriver si ce n’est un « aide-toi et le ciel t’aidera ha ha ha … » de la part des punaises.
Mesdames les punaises voulant (soit disant) avoir une vue sur le bon travail des fourmis, mettent en place des systèmes informatiques donnant des résultats simples à contrôler : des feux « verts » ou « rouges » car, mesdames les punaises ont beaucoup de choses à surveiller (les fourmis de maintenant ne sont plus aussi efficaces que dentant).
Les fourmis se plaignent de la surcharge que crée ces nouveaux outils sans que cela ne leur apporte rien dans leur travail journalier. Alors, on envoie un chef punaise. Une fourmis ayant le grade de sergent lui explique que ses fourmis ne peuvent pas être sur le terrain et remplir la base pour que les punaises aient les informations sous la forme souhaitée.
La punaise se met à bouillir aussi, la fourmi se tait et dit à son chef, Mr Serpent, qu’elle va obéir à la punaise « arrête de faire l’abrutie ! » lui dit Mr Serpent qui au final lui accorde une fourmi de plus dans son équipe pour répondre à la demande des punaises.

Moralité : mettre factuellement en contradiction les punaises et le serpent pour ne pas se prendre la pression.

Du bienfait des indicateurs :

Monsieur Georges COUTEPA est très carriériste, il est donc très attentif à ce que lui demandent ses supérieurs, aux indicateurs que lui demande de respecter sa hiérarchie.

Il a entre-autres un indicateur sur le nombre de personnes utilisées pour réaliser ses produits : un ration (Nb de produits réalisés)/(Nb de personnes travaillant).

Cela étant regardé par ses hiérarchiques, Monsieur G. COUTEPA regarde lui aussi cela de très prêt. Il est vrai tout de même que cela impacte fortement les coûts des produits.

Un jour, un produit mal conçu arrive dans son usine et, des retouches sont nécessaires sur certaines pièces avant de les monter.

Avant de résoudre le problème des pièces, il y a deux solutions court terme pour tout de même pouvoir continuer à produire, sachant que de toute manière, les coûts seront assumés par l'usine : soit faire la retouche avec du personnel de l'usine soit faire appel à une société de prestation extérieur pour faire la retouche. La première solution étant beaucoup moins cher que la deuxième et cela est montré à Mr G. COUTEPA. Malgré la démonstration qui lui ait faite, Mr G. COUTEPA fait mettre en place la deuxième solution car s'il avait appliqué la première solution, le personnel étant du personnel usine, cela lui aurait dégradé son indicateur (Nb de produits réalisés)/(Nb de personnes travaillant) alors que la comme il fait appel à une société extérieure, il "n'a pas de personne" en plus à annoncer.

Encore un exemple d'horreur !
Plutôt que d'aller négocier avec sa hiérarchie pour isoler les personnes supplémentaires dûes à une mauvaise conception, il préfère faire perdre de l'argent à la société.

Voir l'histoire de l'éléphant et du serpent

La fourmie une fable … Ou peut-être pas - The ant a fable …Or may be not


Avril 2009

Mr Gohne aurait préféré sacrifié de la rentabilité long terme au profit de rentabilité court terme.

Une partie des marges se fait sur l'après-vente.

Mr Gohne a "refusé" des ventes non rentables pour améliorer la situation court terme. Cela a un effet néfaste sur le long terme !

=> pourquoi de telles personnes peuvent mener nos industries ? Ils jouent avec des emplois et des avenirs qui ne sont pas les leurs !



délocalisation : définitions
Comment se faire de très bons salaires pour les dirigeants, en améliorant les coûts court terme sur le dos des salariés qui ont permis à l'entreprise de devenir ce qu'elle est devenue et à leur dépend.

Transférer du travail dans des pays à bas coût pour faire travailler des salairés qui ont moins de protections, qui ont peu de pouvoir d'achat et supprimer le travail aux employés qui ont du pouvoir d'achat

Transférer des compétences vers des pays à bas coût et les former pour mieux supprimer les emplois dans les pays "plus industrialisés"

Servir la vision à court terme des financiers et donc leur augmenter drastiquement leur salaire ceci en laminant les employés qui leur ont permis de faire cela en participant à la construction des entités qu'ils démentellent dans les pays à coûts élévés.


Et après ?
Transférer des compétences :

Hé oui, au début, cela a été des tâches à "basse valeur ajoutée" (mais que faisons nous des personnes chez nous qui ont peu de compétences ?). Mais déjà, comme les produits doivent répondre à certaines normes, nous avons envoyé des gens pour les former aux normes, à tous les outils qualité que nous avons mis des années et années à mettre en place.

Maintenant, et cela est normal, ces pays souhaitant se développer, vont vers la conception ... Merci à nos hauts dirigeants qui ont pronner des sociétés sans fabrication (Ils se sont fait de monstrueux salaires et bonus !). Maintenant tout ce qui est conception part aussi dans ces pays ! Que nous reste-il ? Le tourisme ?...


Comment voulez-vous que l'on rivalise (au niveau des coûts) avec les pays en voie de développement. Les gens sont exploités au niveau salaires et n'ont pas de protections sociales (c'est aussi pour cela que nous ne devons pas abuser de la nôtre), pas de chômage ... Cela permet à quelques uns de s'en mettre plein les poches !



Quelsques managers s'opposent à transmettre le savoir faire de leurs équipes (pour conserver le travail de ces dernières) mais, ils sont encore trop peu nombreux. Il est vrai que cela est aussi dangereux pour eux.


Pourquoi nous perdons des emplois
Managers dont hauts managers (donc très bien payés) qui n'ont une vision que carriéristite même si cela est au détriment de la société. Ils répondent aux indicateurs qui leurs sont fixés quitte à détruire à côté.
Au lieu de travailler en amont pour que tout ce passe bien, il préfère laisser venir la pagaille sachant très bien que cela va coûter cher à la société. Pourquoi ? Parce que s'ils traitent en amont, ce n'est pas dans leur périmètre donc, ils ne sont pas sous les projecteurs. Pour leur carrière, il vaut mieux avoir des choses qui vont pas bien (en disant que c'est les autres qui ont mal bossé) et s'agiter  au moment où ils sont en visibilité sous les feux de la rampe
Quand une abération est demandée par la direction, ne sourtout pas jouer son rôle de manager de directeur ... En expliquant pourquoi c'est une erreur, en proposant autre chose mais, faire ou faire faire même si cela est au détriment de la société
Un raisomment très égoiste, petit : exemple pour les coûts, un achteur va raisonner coût d'achat du produit ou de la prestation. Peut importe ce qui se passe ensuite; lui a rempli son objectif. Est oublié derrière les perturbations : apprendre à travailler avec le nouveau, problèmes à traiter qui n'auraient pas eu lieu en mettant un peu plus, difficultés de traitement quand la prestation ou le produit ont été acheté à l'autre bout du monde ... Finalement le coût pour la société est plus cher mais, l'acheteur est promu car il a rempli son objectif ... Ceci alors qu'il a sabordé l'entreprise.
Des managers qui veulent le "pouvoir" la gloriole des titres, le salaire mais, qui refusent de manager, de protéger ...
Demandes de faire des économies mais, des dépenses montrueuses pour le paraître pour soi-disant des gains qui ne sont jamais validés !

 Quels moyens pour réagir : se regrouper pour les contrer = syndicalisme de poids avec bonne connaissance sur ce qui peut être fait en CE (comité d'entreprise) et DP (Délégué du personnel). Ne pas faire des grèves qui tuent les entreprises mais des actions qui perturbent les indicateurs de nos chers dirigeants, des actions médiatiques ...
Il faut que c'est profiteurs destructeurs paient par un moyen ou un autre.


Grande question de la promotion :

 On pourrait croire que la promotion se fait au mérite. Cela est vrai que c'est encore le cas dans certains endroit mais cela me paraît disparaître.

Quelsques exemples vécus :
1) un responsable de productivité dans l'automobile :
-  il fait retirer des vis sur un produits de sécurité sans faire de validation physique. Lors d'un test annuel obligatoire : le produit rompt => obligation de prévenir le client
- il fait modifier un produit qui est régulièrement sollicité sans test de validation en sollicitation sérieux : la bombe est en train de monter !
 Cela n'a pas empéché à ce qu'il soit promu à un haut poste au niveau QUALITE !...
2) un responsable logistique :

Jeune cadre dynamique au dents longues qui bouge son atelier tous les 6 mois - Annoncé une année un dépassement de 500 k€ des frais logistiques
Une promotion lui a été offerte de responsable pré-production ! Comme, il a démissionné quelques mois après , on a mis à sa place une personne de l'usine qui avait déjà été responsable pré-production sur le véhicule précédant (400 k€ de dépassement de frais à l'époque !)

Nous pouvons nous demander quelles sont les motivations d'un certain nombre de managers quand ils font des promotions. Les entreprises sont-elles gérées en bon père de famille : Non pas toujours, cela a tendance à devenir de plus en plus carriériste et politique !