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Comment faire des économies ?

How doing savings ?
Maison - House


Sommaine :

    Différents types de maisons
    Améliorations énergétiques possibles

Pourquoi un logement émet-il des gaz à effet de serre (GES) ?
Au coeur du secteur du Bâtiment, les logements des particuliers sont responsables d’environ 2/3 des rejets de GES. Certes, la production d’eau chaude sanitaire et de chauffage est responsable de 80 % de la consommation d’énergie d’un logement, mais à cela viennent s’ajouter les émissions « invisibles »
issues :
- de l’énergie nécessaire à la fabrication des matériaux du logement (énergie grise) ;
- des gaz à effet de serre émis lors du chantier, notamment lorsque les matériaux sont acheminés sur de longues distances ;
- des systèmes de climatisation qui laissent échapper des gaz fluorés dont l’impact sur l’effet de serre est de 1 000 à 8 000 fois supérieur à celui du CO2.

Chauffage  Eau chaude sanitaire  Cuisson Eclairages et usages spécifiques
70 % 10 % 7 % 10 %
 
   
Les différents types de maison :

La maison passive consomme très peu d’énergie. C’est une maison quasiment autonome pour ses besoins de chauffage. Elle offre toute l’année une température ambiante agréable, sans mise en oeuvre d’un système de chauffage conventionnel. Pour y parvenir, elle utilise :
- les apports solaires,
- les apports métaboliques des habitants et des équipements, qui chauffent toujours un peu.
Ces apports sont ensuite optimisés par une bonne qualité d’isolation.
Pour être conforme au standard de bâtiment passif, les besoins de chauffage doivent être inférieurs à 15 kWh/m2 par an (soit 20 fois moins qu'un logement français moyen) et les besoins en énergie primaire (chauffage, énergie pour chauffer l'eau, électricité...) doivent être inférieurs à 50kWh/m² par an.

La maison dite « positive » ne consomme pas d’énergie mais elle en produit. En effet, en ajoutant des dispositifs de captage d'énergies renouvelables (solaire, éolien par exemple), il est possible de générer un bilan énergétique annuel nul ou, mieux encore, d’avoir des bâtiments qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment : on parle alors de maison « à énergie positive ».
Pour cela, il faut :
- optimiser le rapport volume/surface de l'habitation. La compacité est en effet une caractéristique marquante des maisons à faible consommation énergétique.
- renforcer l'isolation thermique (toitures, murs, planchers) et éradiquer les ponts thermiques. Le renforcement de l'isolation thermique se traduit alors généralement par une augmentation de l'épaisseur de la couche d'isolant. Dans le neuf et parfois pour les toitures dans l'ancien, ces épaisseurs sont envisagées sans difficulté. En ce qui concerne la rénovation des bâtiments existants, apparaissent de nouvelles solutions techniques : matériaux isolants plus performants, nouveaux procédés d'isolation, etc.,
- éliminer les défauts d'étanchéité qui laissent pénétrer les courants d'air froid.


Comment améliorer la performance énergétique de son logement ?
Avant de vous lancer dans des travaux de rénovation thermique, il faut avoir une démarche globale pour prendre conscience du fait qu’il y a un ordre à respecter pour un résultat optimal.
La première étape consiste à faire établir un diagnostic de performance énergétique de son logement.
Vient ensuite une série de recommandation de travaux qui incluent l’isolation, la ventilation et le confort thermique. Une fois ces travaux réalisés, vous pouvez ensuite vous pencher sur les sources d’énergie et le mode de chauffe pour terminer par l’installation d’un système domotique performant.
N'oubliez pas qu'en adoptant les bons gestes au quotidien vous ferez aussi des économies …

Les zones de déperditions de chaleur
Toiture  Murs  Air renouvelé Fenêtres - ouvertures Sols Ponts thermiques
30 % 25 % 20 % 13 %     7 %  5 %
 

Réaliser des travaux d’isolation
    La toiture
    Une simple couche de laine de verre ou de roche de 12 cm bien jointoyée réduit généralement de 30 % votre consommation énergétique. C’est une
    opération peu coûteuse et pourtant souvent négligée.


Les murs
L’isolation extérieure vous permet de renforcer l’inertie thermique et de ne pas perdre de surface habitable. L’été, elle freine le stockage de la chaleur
dans les murs : il fait donc plus frais à l’intérieur et, vice-versa, l’hiver, elle freine la déperdition de chaleur provenant de l’intérieur. Il est vrai que la mise
en oeuvre d’une bonne isolation implique des frais mais son retour sur investissement est assez rapide : 3 ou 4 ans en moyenne. La couche d’isolant
extérieur est de 8 cm (régions tempérées) à 12 cm (régions froides). Ce peut être des plaques doublées de polystyrène expansé ou de laine de bois,
collées ou fixées sur les façades qui ne sont pas exposées plein sud,où elles ne sont pas forcément nécessaires.
L’isolation intérieure, plus facile à mettre en oeuvre, réduit la surface habitable. Les matériaux synthétiques, polystyrène expansé ou extrudé, laine de
verre ou de roche, les fibres végétales (chanvre, lin, laine de bois), laine de mouton, enfin ouate de cellulose, toute une gamme très variée d’isolants
faciles à poser ou encore la briquette, laissant un coussin d’air entre elle et les murs.
Les fenêtres et les portes
Il faut privilégier les doubles vitrages qui emprisonnent une couche d’air entre les vitres. Il y a les vitrages dits TBE (Très Basse Emissivité) qui laissent
passer dans l’habitation plus d’énergie solaire qu’il n’en sort. Ce différentiel se solde par une réduction des besoins en chauffage. Mais attention à la
qualité de la pose !
Une bonne isolation va de pair avec une bonne ventilation.
2) Réguler la température de son chauffage et de son eau chaude sanitaire
Le chauffage
Des pratiques simples vous permettront de limiter les déperditions énergétiques de votre habitat.
- Baisser légèrement la température de votre logement : comme le dit Lionelle Nugon-Baudon (Eco citoyen à vous d'agir, Marabout 2008) : "si
nous réduisions tous la température de nos logements d'un minuscule degré, non seulement nous ferions des économies
substantielles - 100 euros par 100 m² - mais aussi nous économiserions chaque année l'émission de 3 millions de tonnes de CO2".
- Purger ses radiateurs : l’air prisonnier dans le circuit les oblige à augmenter leur consommation énergétique. Cela nécessite l’intervention d’un plombier.
- Equiper vos radiateurs de valves thermostatiques : elles vous permettront de réduire la consommation de chauffage de 20 %.
- Ne pas couper le chauffage dans la journée mais le baisser au maximum : réchauffer rapidement son habitation consomme beaucoup d’énergie.
L’eau chaude sanitaire
- Régler la température de son eau à 50°C. En effet, plus la température est élevée, plus la tuyauterie s’endommage et vous brûle les mains au robinet.
- Acheter des tuyaux de mousse conçus pour emmailloter vos canalisations d’eau chaude : ils limiteront ainsi les déperditions.
- Entretenir ses canalisations : l’accumulation de tartre peut entraîner une augmentation de votre consommation en énergie de 20 % !

3) Les bons gestes : maîtriser la consommation de ses équipements
L’éclairage
Les éclairages directs sont plus efficaces et moins consommateurs d’énergie. Passez aux ampoules fluocompactes (basses consommation) qui chauffent peu : leur consommation est 5 fois plus faible et elles durent 6 fois plus longtemps.
Lave-linge et sèche-linge
Toujours privilégier le cycle « Eco » et les températures inférieures à 60°C : un lavage à 40° est suffisant dans la plupart des cas. Par ailleurs, sachez que votre sèche-linge est dispendieux : il consomme deux fois plus d’énergie que votre machine à laver. Si vous le pouvez, faites sécher votre linge dans une pièce chaude et bien ventilée.

Cuisinières et micro-ondes
- Ne pas utiliser de casserole sans couvercle.
- Utiliser pour les cuissons longues un autocuiseur qui vous fera économiser 70 % d’énergie par rapport à une simple casserole.
- Pour la cuisson du riz et des pâtes, éteignez votre plaque lorsque l’eau arrive à ébullition et couvrez la casserole d’un torchon sur lequel vous appliquez
une assiette ou un couvercle cela vous fera gagner de longues minutes de cuisson.
- Ne pas utiliser de casserole plus petite que la plaque chauffante.
- Sachez que la cuisinière à gaz consomme deux fois moins d’énergie qu’une cuisinière électrique.
- Optez, si vous êtes peu pressé et courageux, pour des cuisinières à bois : elles vous vaudront un crédit d’impôt et vous permettront en outre de
chauffer la pièce où elles se trouvent.

Congélateurs et frigidaires
- Ne pas acheter trop grand : mieux vaut choisir les combinés à 2 compresseurs.
- Si vous avez besoin d’un congélateur séparé : les coffres sont en général mieux isolés et consomment moins que les armoires qui restent malgré tout
plus pratiques.
- Nettoyer régulièrement les tuyaux extérieurs qui se couvrent de poussière grasse : cela vous permettra ainsi d’améliorer leurs fonctions.
- Nettoyer aussi régulièrement les joints qui, encombrés, causent des pertes énergétiques sérieuses.
- Ne pas excéder une température comprise entre 4 et 6°C pour un réfrigérateur et 18°C pour un congélateur. Chaque degré de plus équivaut à une
surconsommation de 5 à 10°C. Ne jamais enfourner des aliments chauds dans votre réfrigérateur. Ne pas ouvrir et fermer constamment la porte mais
réfléchissez à ce que vous voulez y déposer ou y prendre une fois pour toutes.

TV, magnétoscopes, ordinateurs
- Penser à éteindre les appareils quand on ne les utilise pas. La fonction veille vous coûte 8 euros par appareil et par an.
- Pour votre ordinateur, préférez la fonction veille à un économiseur d’écran certes joli mais énergivore !