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Exercice pour entretien
(entre collaborateur et son responsable)


Exercice :
Autodiagnostic des comportements spontanés en situation d’interview

Vous trouverez ci-après 10 fragments d’entretiens et pour chacun d’eux, 6 réponses différentes.

Lisez attentivement ce que dit la personne du 1er fragment en imaginant cette personne et la situation qu’elle décrit comme étant la sienne.

Pui, vous supposerez que vous avez à répondre à cette personne : lisez alors les 6 réponses qui vous sont proposées et, ensuite, sans chercher si il y a une bonne ou une mauvaise réponse, marquez d’une croix dans la première colonne la réponse qui se rapproche le plus de celle que vous auriez faite spontanément, c'est-à-dire de celle que vous auriez envie de lui faire.

Faites cela pour les 10 fragments successifs.


Cas n°1

Entretien entre un chef de groupe d’achats et son collaborateur, qui a été nommé acheteur il y a un mois :
L’acheteur : Monsieur, voulez-vous m’aider au sujet de mon plan d’achats pour le prochain trimestre d’hiver ? J’en ai parlé à plusieurs collègues mais, ils me disent tous des choses différentes, et c’est difficile pour moi de savoir quoi faire. Vous pensez !... Je viens seulement d’être nommé et je ne sais vraiment pas ce qui vaut mieux.

a) Si je vous ai bien compris, vous estimez qu’il s’agit de quelque chose qui nécessite une aide extérieure, quelque chose que vous ne pouvez pas décider par vous-même.
b) Vous préférez que je fasse moi-même, cette année, le plan des achats du trimestre d’hivers et des quantités respectives à commander.
c) Mais dites-moi, vous manquez de confiance en vous, vous ne savez pas ce que vous devez faire, vous aller à la quête de l’opinion des gens …
d) Je me demande si la solution à votre problème consisterait pas plutôt à développer votre confiance en vous-même plutôt qu’à solliciter les conseils de vos collègues.
e) Nous allons examiner cela. Effectivement, il est difficile pour vous, pour la première fois, de faire un tel plan.
f) Avez-vous déjà préparer une liste des achats qui sont à faire et des quantités qui sont nécessaires ?



Cas n°2


Entretien entre un chef d’atelier et un nouveau contremaître Mr W.

Le chef d’atelier : Alors Mr W, comment ça va ce nouveau travail ?
Mr W. : Ah, ne m’en parlez pas. J’essaie pourtant de faire de mon mieux mais, quand le directeur et l’ingénieur se sont mis en colère contre moi, parce qu’on n’a pas tenu les temps, ça m’a … je fais de mon mieux … Je fais vraiment de mon mieux, mais, quand ils vont jusqu’à me dire que ce n’est pas assez … ça me montre de plus en plus clairement que je ne suis bon à rien.

a) voyons W., essayez de faire le point ! Est-ce que cette histoire est si grave ? Il ne faut pas dramatiser.
b) Si j’ai bien compris, dès qu’on vous critique, vous avez tendance à vous sentir coupable ?
c)  Vous aviez fait pour le mieux mais, les temps prévus ont été dépassés, et du coup, vous vous mettez à penser que vous ne valez pas grand-chose.
d) Voyons W., si vous vous tourmentez pour une chose comme celle-là, c’est sûrement que vous serez un bon à rien.
e) Dites-moi W., est-ce que c’est du fait de ces dépassements de temps que vous en êtes venus à douter de vous-même ?
f) Désormais, vous devez penser à tout ce que vous avez réussi et ne pas vous laisser abattre par ce contretemps. Ayez confiance !



Cas n°3


Vendeuse de 29 ans
Je ne sais pas si je dois continuer ce travail de vendeuse, je ne sais vraiment pas quoi faire … Les clientes, le bruit, les chefs, les collègues, tout cela me porte tellement sur les nerfs, je peux à peine le supporter… Mais, il y a 8 ans que je suis dans ce magasin et j’ai un bon salaire, ou alors tout lâcher … et faire ce qui m’intéresse réellement, en tout cas un travail moins exténuant, mais cela m’obligerait à débuter au bas de l’échelle avec un salaire très faible… Je ne sais pas si je pourrai le faire ou non.

a) Est-ce que vous pouvez m’en dire d’avantage sur ce qui vous intéresse ?
b) Je ne vous comprends pas : quand on a du caractère, du courage, on n’hésite pas comme vous le faites.
c) Ecoutez moi : on peut vous muter dans un autre poste, dans un service administratif par exemple. Ce serait sans doute la meilleure solution.
d) Oui, vous hésitez à lâcher votre poste actuel mais, surtout, vous ne savez pas quel autre poste vous conviendrait
e) Votre décision est difficile à prendre, n’est-ce pas ? D’un côté, courir le risque de débuter dans un emploi nouveau, de l’autre avoir un bon salaire bien que le travail vous déplaise.
f) Ne vous faites pas autant de soucis, ne vous mettez pas dans cet état ; Ce n’est pas en usant ainsi vos nerfs que vous vous en sortirez : tout cela finira bien par s’arranger.



Cas n°4
Ouvrier licencié après une grève.
Elle est belle la justice ! Personne ne joue franc jeu dans ces histoires de grève. Les gars qui sont allés travailler ont tous les avantages, ils ont profité de nous pendant que nous battions, je les maudis tous autant qu’ils sont. Ils jouent le double jeu. Quant au syndicat … (silence) ouais !

a) Vous aviez commencé à dire quelque chose au sujet du syndicat …
b) Vous pensez que la justice n’existe pas dans notre société.
c) Cela vous révolte que ceux qui n’ont pas fait grève en tire des avantages, alors que vous, vous êtes licencié.
d) Il faut vous débarrasser de ces idées sinon cela va vous empêcher d’aller de l’avant.
e) Vous n’êtes pas le seul à être furieux et il y a de quoi. Mais avec le temps, vous oublierez, vous vous remettrez dans le mouvement.
f) Vous allez vouloir vous venger, ce qui complique toujours les choses, et ne me paraît pas très recommandable, n’est-ce pas ?



Cas n°5

Homme de 50 ans
Eh bien, il y a 18 ans que je suis dans cette entreprise et il me semble que je n’y connais personne. J’essaie de sympathiser avec mes collègues mais, je ne peux y arriver. Quand je me sens trop isolé, je me dis que ça n’a aucune importance, que les gens ne méritent pas qu’on leur accorde une certaine amitié et je finis par le croire.

a) Ne vous inquiétez pas outre mesure. Cela va s’arranger, certains de vos collègues vont devenir vos amis.
b) Vous ne devez pas rester seul. Sortez, voyagez, et vous verrez que vous réussissez à vous faire des amis.
c) Comment vous y prenez-vous quand vous essayez de sympathiser avec vos collègues ? A quoi attribuez-vous leur attitude ?
d) Votre situation dure depuis longtemps et vous en arriver à être convaincu que les gens ne méritent pas qu’on leur accorde de l’intérêt.
e) Vous n’avez pas d’amis, tout simplement, parce que vous avez des raisons de rester isolé.
f) Votre isolement n’est pas sain : les contacts humains sont indispensables à toute personne normalement équilibrèe.


Cas n° 6


Personne de 25 ans
J’ai trop souffert quand j’étais enfant de voir mon père humilié sans cesse par ma mère. Aussi, je suis décidé à faire n’importe quoi pour être connue, adulée par la foule, célèbre. Rien ne pourra m’arrêter. J’écarterai tous les obstacles. Je veux réussir.

a) En somme, vous ne voulez plus souffrir.
b) Vous pensez que vous devez réussir quelles que soient les difficultés et les moyens pour y parvenir et pour effacer le souvenir des échecs de votre père.
c) D’après vous, quelles sont les causes réelles de votre ambition ?
d) Nous allons parler de votre enfance. Cela vous aidera à comprendre ce qui se passe en vous en ce moment, et ensuite vous pourrez mettre toute votre énergie au service de votre besoin de réussite.
e) Il n’est pas légitime d’employer n’importe quel moyen pour satisfaire votre ambition qui est très grande.
f) Combien vous avez du souffrir, étant enfant, de voir votre père ainsi humilié.


Cas n°7


Jeune femme, 35 ans, chef de rayon dans un grand magasin.
C’est une très bonne vendeuse mais, une mauvaise employée. Elle a un caractère de chien. Il lui arrive d’être en retard et elle a déjà une note à son dossier pour ce motif. Elle possède l’art de faire faire son travail par les autres. Elle a beaucoup d’assurance, beaucoup de personnalité et elle s’arrange pour leur refiler les corvées embêtantes, les petites courses, consacrant toute son énergie, qui est grande, à s’occuper des clientes auprès desquelles elle fait merveille.

a) En effet, on ne peut pas accepter que cette vendeuse se comporte ainsi avec ses collègues
b) Je suis sûre que c’est parce qu’elle a une forte personnalité qu’elle refuse les tâches mineures.
c) Vous pensez qu’il est dommage que cette vendeuse qui réussit si bien avec les clientes se comporte de cette manière avec ses collègues ?
d) Quelles sont, d’après vous, les raisons de sa réussite auprès des clientes ?
e) Ne vous tracassez pas pour les petites frictions qu’elle peut avoir avec ses collègues. L’essentiel, n’est-ce pas, c’est quelle soit très bonne vendeuse ?
f) Voilà : vous allez lui faire prendre conscience de ses insuffisances sur ce point au regard de ses résultats dans la vente et ainsi il sera possible de modifier son attitude envers ses collègues.

Cas n° 8

Chef de bureau 45 ans.
Je me trouvais placé devant un véritable cas de conscience. D’une part, je devais renvoyer cette employée à cause de la mauvaise qualité de son travail. D’autre part, son ancienneté et les services qu’elle avait rendus autrefois me commandait de temporiser quelques mois dans l’espoir que la situation s’améliorerait.

a) Vous ne vouliez pas prendre une décision difficile
b) Vous ne pouviez pas attendre éternellement. Il fallait licencier cette employée tout de suite.
c) Je partage tout à fait votre point de vue. L’intérêt de l’entreprise nous conduit souvent à prendre des décisions que nous désapprouvons dans notre fort intérieur.
d) Vous ne vouliez pas être injuste. Aussi, vous espériez qu’avec le temps les résultats seraient meilleurs.
e) Personnellement, je pense que vous avez eu tord de sous-estimer son ancienneté et les services rendus auparavant.
f) Est-ce qu’il n’y avait pas quelques signes qui montraient que les mauvais résultats étaient accidentels et que la situation s’améliorerait ?


Cas n° 9


Le directeur : pensez-vous que Mr W., le nouvel embauché, aura l’esprit de la maison ?
Le chef de service : franchement, je ne peux pas vous répondre. Il a donné satisfaction dans son stage probatoire et je vous ai dit ses bons côtés ; mais franchement il ne me plaît pas à moi. Et même, il ne présente pas bien. Il a fallu une fois que je lui dise d’aller chez le coiffeur. Peut être qu’il s’assagira. Peut-être est-ce moi qui le prends mal.

a) On pourrait peut-être lui confier une responsabilité particulièrement difficile à affronter, pour savoir s’il est capable de s’en sortir. C’est sans doute la meilleure chose à faire.
b) Ainsi, vous n’êtes pas capable de me dire si ce garçon est bien ou non.
c) Malgré ses bons résultats dans le stage probatoire, vous vous demandez si ce nouvel embauché pourra donner satisfaction ?
d) Ne vous tourmenter pas : ce subordonné a somme toute de mauvais côtés mais, il en a certainement des bons.
e) Vous pensez qu’il s’assagira ? Avez-vous déjà constaté des progrès de sa part dans cette voie ?
f) J’ai compris tout de suite que votre opinion serait défavorable à l’égard de ce garçon.


Cas n° 10


Mr ZZ. Parle d’un jeune cadre qui est depuis peu de temps dans son service :
Bien sûr, c’était un débutant et l’on ne pouvait attendre d’un débutant qu’il se tire aussi bien d’affaire qu’un cadre expérimenté. Mais enfin, le service marchait normalement, je n’étais pas déçu. Malgré tout, il semblait qu’il recherchait une autorité de prestance plus qu’une autorité réelle. Mais enfin, je me disais : ça va peut-être venir ; d’autant plus qu’il avait une succession difficile en ayant eu comme prédécesseur une personne remarquable.

a) Aviez-vous des indices qui vous permettaient de penser qu’il allait s’améliorer ?
b) La différence entre ce jeune homme cadre et son prédécesseur était si grande, que, bien que tout marchât normalement dans son service, nous avions le sentiment qu’il n’était pas tout à fait à la hauteur.
c) On dirait que vous êtes un peu exigeant avec ce jeune cadre, d’autant qu’il avait eu une succession difficile à assurer
d) Bien que vous compreniez qu’il ne pouvait immédiatement affirmer son autorité, vous restiez impressionné par la réussite de son prédécesseur.
e) Pourquoi n’avez-vous pas essayé de lui confier temporairement une tâche de commandement particulièrement difficile pour voir s’il est capable de s’en sortir ?
f) Dans votre situation, il était normal que vous fassiez une comparaison entre ce jeune cadre et son prédécesseur si remarquable.


Corrigé :
Cas n° 1 : a) compréhension – b) interprétation – c) jugement – d) solution – e) soutien – f) investigation
Cas n° 2 : a) soutien – b) interprétation – c) compréhension – d) jugement – e) investigation – f) solution
Cas n° 3 : a) investigation – b) jugement – c) solution – d) interprétation – e) compréhension – f) soutien
Cas n° 4 : a) investigation – b) compréhension – c) interprétation – d) solution – e) soutien – f) jugement
Cas n° 5 : a) soutien – b) solution – c) investigation – d) compréhension – e) interprétation – f) jugement
Cas n° 6 : a) interprétation – b) compréhension – c) investigation – d) soutien – e) jugement – f) soutien
Cas n° 7 : a) jugement – b) interprétation – c) compréhension – d) investigation – e) soutien – f) solution
Cas n° 8 : a) interprétation – b) solution – c) soutien – d) compréhension – e) jugement – f) investigation
Cas n° 9 : a) solution – b) jugement – c) compréhension – d) soutien – e) investigation – f) interprétation
Cas n° 10 : a) investigation – b) interprétation – c) jugement – d) compréhension – e) solution – f) soutien

Grille de correction
Réponse   a) b) c) d) e) f)
cas
1 6 5 2 1 3 4
2 3 5 6 2 4 1
3 4 2 1 5 6 3
4 4 2 6 1 3 5
5 3 1 4 6 5 2
6 5 6 4 1 2 3
7 2 5 6 4 3 1
8 5 1 3 6 2 4
9 1 2 6 3 4 5
10 4 6 2 5 1 3

Attitude
a)  Sol ou DEC        b) Eva ou Jug        c) Sou        d)  Inv                e) Int             f) Comp