Principe : ne faire avancer qu’un produit bon (rien ne sert de
mettre de la valeur ajoutée sur un produit qui est mauvais)
Comment :
- par des actions préventives pour éviter qu’il se produise
- par des actions curatives pour détecter le
défaut, à coup sûr, dès qu’il se
produit ; pour sortir du flux la pièce non conforme avant
l’opération suivante.
Nous ne devons pas livrer de produit non conforme au client et, nous
devons éviter le travail inutile ceci malgré le fait que
des risques existent :
- outil qui s’use ou se casse
- fuite de liquide qui tombe sur pièce
- déréglage de paramètre process,
- évolution de matière première
- geste opératoire inadapté ou inattention.
Pour cela, il est mis en place : les règles (standards de travail, modes opératoires ….) l’auto contrôle les systèmes anti-erreur (poka-yoke) les machines autonomes des machines et des processus capables.
Sans base, il est impossible de progresser. Qui imaginerait faire une
maison sans faire de fondation ? Il faut donc établir certaines
règles et s’assurer que celles-ci soient bien
respectées.
- définir la meilleure manière de
faire, la plus simple, la plus sûre (cela peut évoluer,
être encore amélioré mais, cela doit se faire
après concertation et validation)
- préserver le savoir faire
- constituer une base pour la formation, l’audit ou le diagnostic
- s’obliger à être à l’objectif
- mettre en évidence les liens de cause
à effet (l’erreur peut être pardonnable mais pas la
récidive)
- donner de l’autonomie.
- l’utilisateur
o participe à
l’élaboration et l’amélioration des
règles (profiter de la connaissance et de la critique
constructive terrain)
o valide les règles (implication)
- l’encadrement
o veille à ce qu’il n’y ait pas de travail sans règle
o fait valider les règles par ce qui doivent les appliquer
o assure la formation de chacun aux règles
o communique sur les conséquences du non respect
o améliore les règles en permanence
o s’assure de l’auto-discipline de chacun
Disposer de règles et les faire appliquer sont 2 choses bien
distinctes. Les premières ne servent à rien sans le
2ème. C’est le rôle du management et, en
particulier, de la direction de s’assurer de leur application.
L’auto-contrôle :
- L’opérateur, qui est
responsabilisé, décide de la conformité ou de la
non-conformité. Les points contrôlés ne sont plus
contrôlés ensuite.
- L’opérateur arrête la
production à chaque défaut. Il l’élimine et,
prend la décision de remise en route au vu d’un
référentiel.
o En cas de doute ou
d’absence de référentiel, fait appel à la
hiérarchie
o Les anomalies sont enregistrées
o Les causes sont analysées
o La pièce et le
défaut sont identifiés. La pièce est
conservée.
o La décision prise est enregistrée.
La délégation n’exclue pas les orientations et le contrôle donc, pour l’auto-contrôle :
- procédures et audits réguliers,
- procédures (ou autre document)
établies par ou avec ceux qui vont avoir à s’en
servir,
- utilisation de moyens de contrôle communs qualité et fabrication
- procédure d’habilitation (formation, gestion, suppression)
Pour aider dans l’auto-contrôle, des systèmes
anti-erreur doivent être installés. Cela a pour but de
rendre impossible :
- l’erreur conduisant à un défaut
- la transmission d’un défaut au poste suivant.
Systèmes anti-erreur ou poka-yoke
la mise en œuvre doit respecter les principes suivants :
- privilégier la non création plutôt que la détection à postériori
- la détection d’un défaut ou
d’une erreur provoque l’arrêt immédiat du
processuss.
- L’appropriation par les utilisateurs est indispensable et se bâtit dès la conception
- Le système anti-erreur vise la
simplicité : faible coût et rapidité de mise en
œuvre
- La logique anti-erreur doit être
intégrée le plus en amont possible dans le processus de
conception produit/process.
Processus de mise en œuvre des poka-yoke :
Sources pour trouver quel poka-yoke mettre en place :
- AMDEC produit ou process
- Historique des défauts ou erreurs (en
chaine, défauts trouvés en fin de ligne, retours client
…)
- Matrice auto-qualité
- Propositions d’améliorations
Recherche de solutions
Se focaliser sur un défaut précis et trouver une solution via :
- proposition d’amélioration
- Groupe de Résolution de Problème
- Groupe projet
Une fois un système anti-erreur défini, il faut le valider. Cela se fait de la manière suivante :
- validation : avec les opérateurs, en
situation de production (les gens des bureaux sont trop doux, et
n’ont pas la contrainte de temps)
- mesure de l’efficacité : suivre sur
une période à définir (en fonction de la
périodicité d’apparition du défaut)
l’élimination effective du défaut.
Exemple de poka yoke inefficace :
Nous avons 2 axes de Diamètres différents sur lesquels il
faut monter une rondelle (à monter en force à la main :
pour aider les opérateurs un outil = manche a été
développé). Il a bien été fait 2 rondelles
(étoilées au centre pour permettre le montage avec
coincement) de taille différente. La plus petite ne «
pouvant » pas se monter sur le plus gros axe et si la grosse
rondelle est mise sur le petit axe, elle tombe car ne serre pas sur
l’axe.
En fait, cela ne marche pas car, l’opérateur qui fait cela
8 heures par jour avec des gabarits allant de 70 à 110 kg doit
aller vite et, en plus il est rassuré car on lui a dit
qu’il n’y a pas d’erreur possible il prend une
petite rondelle, prend l’outil, tape de bon cœur sur
l’outil que l’on a mis à sa disposition alors
qu’il est sur le gros axe. Que se passe-t-il ? les «
étoiles » se déforment et la petite rondelle rentre
sur le gros axe non-conformité.
Tout cela pour étayer le fait qu’il faut se méfier
de ce qui marche sur un plan, sur un écran d’ordinateur.
Il faut penser terrain, il faut faire valider par le terrain !
Il faut toujours vérifier les effets de ce que l'on met en place :
Quand on a mis en place un système anti-erreur en place, il faut
ensuite veiller à ce que cela fonctionne toujours. Si ce
n’est pas un système anti-erreur produit il faut donc :
- les identifier dans le plan de contrôle et
les repérer au poste de travail (pour attirer l’attention)
- une fiche décrit le système
anti-erreur (risque combattu, mode de fonctionnement, contrôle
nécessaire, mode de réaction en cas de non fonctionnement
de ce moyen). Cette fiche sert de
support à la formation des
opérateurs et est intégrée aux instructions au
poste.
- Le bon fonctionnement d’un poka-yoke est
garanti par des contrôles réguliers suivant une
fréquence définie et formalisée (en
général au moins à chaque début
d’équipe et/ou changement de
production).
Le non fonctionnement d’un système anti-erreur implique l’arrêt immédiat du poste.
Le redémarrage est conditionné par un contrôle
à 100% de la caractéristique non garantie et/ou la mise
en place du monde dégradé défini pour ce poka-yoke.
La remise en cause d’un process entraîne la remise en cause
des systèmes anti-erreur et leur validation dans le nouveau
contexte.
Machines autonomes :
- elles sont équipées de dispositifs d’arrêt automatique en cas d’anomalie.
- Pour que cela marche il faut bien que le capteur
passe d’une pièce à une autre par un état 1
et 0 et que le programme contrôle bien que cela passe bien
d’un état à un autre d’une pièce
à l’autre (vérification
automatique que le capteur n’est pas resté bloqué
dans un état : « bon »).
- La machine autonome s’arrête lorsque
le nombre de pièces équivalent à la période
de prélèvement est atteint :
o Les pièces
prélevées restent sur le poste de travail jusqu’au
prochain prélèvement. Cela donne la possibilité de
vérifier en permanence que le contrôle a bien
été réalisé.
o Le travail de contrôle volant est standardisé.
Avantage des machines autonomes :
- supprimer la nécessité de surveiller en permanence la machine
o éviter d’encrer
dans les mentalités que les anomalies ne pourront pas
disparaître
- mettre en évidence les problèmes pour s’obliger à les résoudre
o faire clairement apparaître les situations anormales
Ajouter ici les courbes de gauss
Application terrain :
- préparer le QQOQCPC
o connaissance des documents
o résultat attendu
o modalités pour effectuer les relevés sur le terrain
* information des opérateurs
* travail en sous-groupes
* répartition des postes
* …
- faire
o appliquer le plan prévu
- contrôler
o construction de la matrice auto qualité
- Réagir
o Partir des défauts le
plus en aval (client final, client externe => le but étant
toujours de protéger le client et de mettre le moins de valeur
ajoutée possible sur une pièce défectueuse)
o Obtenir les ppm des défauts et estimer la criticité
o Faire le choix à partir de :
* Récurrence des défauts
* Quantité
* Criticité
o éliminer le défaut
o remonter sur la diagonale (arrêt du défaut au niveau de sa création)
o éliminer dans chaque pavé de la diagonale
Domaines d’application :
- Processus industriels
- Processus tertiaires
o Services administratifs
o Services R&D …