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Le sommeil est très important. C'est une période qui permet de classer tout ce qui a été appris dans la journée et, en cas de manque de sommeil, l'attention dans la journée baisse, l'irrassibilité augmente ....

Sommaire :
    Le sommeil  
        Le rythme 
        Les somnifères  
        Les somnicaments
    le sommeil et l'adolescent
    la sieste  
    Les dangers du manque de sommeil  

A) Respecter certaines règles strictes

Se coucher à heures fixes et dès que l'on ressent de la fatigue (ne pas attendre), éviter des grandes variations entre les heures de coucher et de réveil (notre corps s'habitue à un certain rythme => bien l'appliquer pour les enfants).  La qualité du sommeil dépend de la bonne synchronisation des horloges biologiques. Dormir ne se commande pas à volonté ...

Eviter de faire du sport ou un exercie physique (chant,...) juste avant le coucher, comptez deux heures entre la fin de l'exercice et le coucher (l'exercice accroit la vitesse de battement du coeur et stimule).

Eviter de boire des boissons riches en produits excitants comme à base de caféine, guarana,... Typiquement café, coca, red-bull ... sont à proscrire le soir, voire même après 16 heures (il y a un petit temps avant que ces produits fassent de l'effet et, l'effet dure pendant plusieurs heures).

Eviter de boire trop d'alcool, en effet l'alcool peut dans un premier temps favoriser l'endormissement mais peut par contre, suite aux métabolismes de l'alcool, perturber le sommeil pendant la nuit avec des réveils (plus) fréquents et favoriser les cauchemars.

Tempérer votre chambre à coucher, une température d'environ 18°C est favorable à l'endormissement et à une bonne nuit de sommeil.

Respecter un rituel calme du type lecture avant de s'endormir

Si vous n'arrivez pas à dormir, levez-vous de votre lit et changez-vous les idées, mais ne restez pas dans votre lit. En effet le sommeil obéit à des cycles d'environ 1 heure et demi, certains spécialistes utilisent l'image d'un train, chaque 1 h30 vous avez la possibilité de le prendre (s'endormir), ainsi si vous l'avez manqué, mieux vaut vous relever jusqu'à ce que vous vous sentiez fatigué !

Garder une bonne hygiène de vie : fumer par exemple, à cause de la nicotine, exerce un effet excitant, l'alcool peut également empêcher un sommeil sain et réparateur.

 Faire de l'exercie pendant la journée, cela permet d'être plus fatigué le soir et favorise de ce fait l'endormissement.

 Ne pas rester trop longtemps devant la télévision surtout si l'on ressent de la fatigue, évitez également de faire trop tard le soir un travail sur l'ordinateur.


B) Prendre des traitements naturels, par exemple à base de plante


 Des tisanes ou des comprimés à base de valériane, de fleur d'oranger, de houblon ou de tilleul peuvent être bénéfiques, à prendre 30 minutes avant le coucher.


C) Chercher la cause qui provoque l'insomnie 

 Notez, par exemple sur 3 semaines, la durée de vos nuits de sommeil, comment resentez-vous vos nuits, êtes-vous reposé la journée,...
Cela permet de mieux comprendre les causes de vos insomnies et de bien renseigner votre spécialiste.


D: Se rassurer (ou rassurer le patient c'est selon)
 L'excitation, la peur de ne pas avoir "ses" heures de sommeil peut aggraver l'endormissement, le calme est au contraire bénéfique pour tomber facilement dans les bras de Morphée.


E: Autres mesures complémentaires (relaxation)

 Prenez des bains de pieds (avec de l'eau froide), une douche chaude ou un bain chaud par exemple avec des extraits de lavande, camomille ou mélisse.
Le but des bains est de se détendre.


Le sommeil 

Dormir ne se commande pas à volonté ... "Pour contrôler la nature, il faut d’abord lui obéir" (F Bacon, 1620). La personne qui éprouve des difficultés avec le sommeil doit avant tout être capable de déterminer les caractéristiques personnelles de son sommeil.

Plus personne ne sait exactement à quoi s’en tenir, alors que les problématiques de sommeil (fatigue, insomnie, somnolence) sont en aggravation constante dans les sociétés modernes.
La gestion du sommeil est pourtant vieille comme le monde. Nous avons perdu, encore une fois, des connaissances et du bon sens. Essayons de retrouver quelques basics.
On doit retenir quatre principes généraux :
  Le sommeil est de meilleure qualité lorsqu’il s’inscrit dans des rythmes biologiques stables, il faut favoriser (mais sans imposer) la régularité des horaires. Ceux qui sont toujours entre deux grasses matinées, deux soirées ou deux avions ne dorment sans doute pas aussi bien que ceux qui ont une vie régulière.
  Il est impossible de dormir "à la demande".
Prendre l’habitude de s’ennuyer en attendant le sommeil pendant des heures est très dommageable, parfois pour la vie entière.
Un sujet qui ne dort pas dans le calme et les yeux fermés (ni Tv, ni lecture) après 15 ou 20 minutes, doit savoir se lever pour faire autre chose pendant quelques temps avant de retourner se coucher en ayant d’avantage sommeil. Il faut, bien sûr, privilégier une activité de loisir calme, mais à pratiquer hors du lit (pour favoriser les échanges thermiques).
  Il y a des périodes de sommeil interdit.
Quelle que soit la dette de sommeil, il ne faut pas dormir trop longtemps le matin même s’il est difficile de se réveiller ; Après quelques expériences de ce type, on retrouvera le plaisir de s’endormir en confiance (à moins qu’on ne soit un très court dormeur, comme 15% de la population).
  On ne juge le sommeil qu’au résultat.
Il n’y a que par la mauvaise qualité de l’éveil (y compris le dimanche matin) et des performances dans la journée qu’on peut juger d’un manque de sommeil.

Il faut donc parfois savoir remettre en question certaines idées reçues : le train du sommeil, le sommeil avant minuit, les dangers de l’insomnie ..., et bien comprendre que la qualité du sommeil est plus une affaire de chronobiologie que de psychologie.
La durée « normale » du sommeil varie beaucoup d’un individu à l’autre (dont critères familiaux : profil génétique) mais aussi  en fonction des saisons ou du rythme de vie (environnement et comportemental).








Le sommeil et l'adolescent




"Il n’est rien qu’on doive tant recommander à la jeunesse que l’activité et la vigilance."  Michel Eyquem de MONTAIGNE, Les Essais, Chap. VI, Du Dormir (1595).


Le rythme de vie et les caractéristiques du sommeil de l’adolescent favorisent l’apparition de troubles du sommeil par déphasage de ces horloges.
Le non respect des "portes" physiologiques qui autorisent, ou non, le sommeil peut entrainer une insomnie d’endormissement, plus ou moins associée à de la somnolence diurne, de la fatigue et des troubles fonctionnels.

Il faut savoir interdire la grasse matinée trop tardive (si possible lui préférer la "grasse soirée") et bien connaitre les vertus, mais également les précautions d’emploi et les contre-indications de la sieste (le meilleur médicament de la somnolence).
À l’inverse de l’insomnie, la somnolence excessive diurne toucherait plus d’un adolescent sur deux. La privation chronique de sommeil occasionne des troubles de l’attention et du contrôle des émotions qui font de cet âge une période parfois très difficile.

Deux documents à télécharger :
Échelle de Somnol-enfance-smg° ;
Agenda Veille-Sommeil et Instructions pour l’observation des rythmes de vie.

Pour éviter le piège des somnifères et/ou de la somnolence, les futurs adultes devront apprendre à utiliser les "somnicaments" qui agissent naturellement sur les rythmes chronobiologiques : la lumière, la chaleur, les repas et l’entrainement social.


 
"Le sommeil c’est la santé, dormir c’est vivre aussi" (Inpes 2007)

 
Un monde sans pitié ...
Confrontés au monde de demain, les futurs adultes seront tous comme des navigateurs solitaires en course.
Le manque d’information sur le sommeil, peut avoir d’importantes répercussions à l’âge adulte.
Qu’ils soient bons ou mauvais dormeurs, il est donc capital d’apprendre aux jeunes à gérer le temps qu’il faut consacrer au sommeil.

Une période de la vie propice aux déséquilibres de la balance veille-sommeil.
Si la véritable insomnie de l’adolescent est exceptionnelle, les spécificités du sommeil à cet âge charnière favorisent les difficultés d’endormissement.
La conjonction de trois facteurs peut être à l’origine d’une profonde défiance du moment du coucher à l’origine de beaucoup des insomnies de l’âge adulte :
  le rythme de travail et de loisir et le désir de liberté entrainent, le soir, la constitution de dettes de sommeil ;
  l’extrême souplesse du système de régulation à cet âge favorise la récupération par la grasse matinée du weekend ;
  ce sommeil diurne, entraine (pendant plusieurs jours) un retard d’endormissement le soir et de grandes difficultés à se réveiller pour aller à l’école : c’est ce qu’on appelle le "syndrome de retard de phase".
Contrairement à la plupart des insomnies de l’adulte (qui n’est qu’exceptionnellement somnolent dans la journée), l’adolescent qui ne s’endort pas assez tôt va présenter des signes de manque de sommeil parce que ses besoins sont encore physiologiquement presque aussi importants que ceux des enfants plus jeunes ( en moyenne 9 à 10 h/j).
 
Un chronotype génétiquement déterminé
La durée « normale » du sommeil est très variable d’un individu à l’autre mais également chez un même individu selon les saisons ou le rythme de vie. Elle dépend de critères familiaux (profil génétique), environnementaux et comportementaux.
Il n’y a que par la mauvaise qualité de l’éveil et des performances dans la journée qu’on peut juger d’un manque de sommeil.
Un adolescent insomniaque le soir, mais qui se réveille facilement le matin et reste performant dans la journée est simplement un court dormeur.
Voir l’article questionnaires de médecine du sommeil pour évaluer son profil somnologique.
 

 

Un banquier complaisant ...
Puisque le mode de vie de l’adolescent l’oblige à puiser dans ses réserves et favorise la constitution d’une dette de sommeil, il est important qu’il sache comment faire pour éviter les situations de "surendettement".
En réalité, l’humanité n’a pas toujours eu la chance de pouvoir dormir en sécurité toute une nuit. Le système nerveux est bien équipé pour s’adapter (un certain temps) aux dettes de sommeil parce qu’il possède la capacité de récupérer en très peu de temps.
Les gens très actifs (hommes politiques, chefs d’entreprise, mères de familles ...) savent qu’un quart d’heure de sieste peut parfois compenser une nuit blanche).
Vis-à-vis du sommeil, le cerveau se comporte donc comme un banquier complaisant qui se contente d’un petit dépôt. Il est très facile d’apurer ses dettes, mais à condition toutefois de respecter les "horaires d’ouverture des guichets". Tout sommeil n’est pas bon à prendre.
 

L’ouverture ou la fermeture des "portes du sommeil" est soumis à l’influence conjointe d’une horloge et d’un sablier.
La nuit "profonde" et le début d’après midi sont, des périodes où l’horloge biologique exerce une pression de sommeil.
 
La balance du sommeil : un système en équilibre instable
  Un balancier représente le sablier homéostasique("H"). C’est un compteur de temps, il ajuste la pression de sommeil ou d’éveil en fonction des besoins.
  Un balancier représente l’horloge circadienne ("C"). Elle détermine le meilleur moment pour dormir par rapport à l’alternance jour-nuit.
Voir l’article "Atelier du sommeil" : l’horloge et le sablier... une modélisation interactive pour comprendre les mécanismes de l’alternance vielle/sommeil.

 

Il existe donc, deux périodes où le sommeil est interdit : entre 9h et 13h, et entre 16 et 20h. Selon les chronobiologistes, ce sont les périodes de la journée les plus propices à l’apprentissage).
 
Quelle que soit la durée du sommeil préalable, il est donc indispensable de proscrire les grasses matinées après 9 ou 10 H.
Si nécessaire il faut proposer la sieste.
Ce temps (considéré par les romains comme la moitié du jour) correspond à une période physiologique propice à un second sommeil de rattrapage.
Mais la sieste est un puissant anti-sommeil, il faut en respecter le mode d’emploi. Ni trop longue ni trop tardive, elle permet de compenser très rapidement les dettes sans désynchroniser les phases de sommeil.
Voir l’article : "Sieste , mode d’emploi".


 

... Mais la mise en faillite est possible
La mauvaise gestion du sommeil peut conduire à la décompensation des systèmes de régulation des rythmes internes.
 
excès d’éveil et excès de sommeil
Les conséquences d’une telle désynchronisation entre l’horloge interne et le sablier sont de deux sortes :
  insomnie d’endormissement et somnolence diurne d’une part,
  fatigue (mémoire, concentration) et troubles fonctionnels multifocaux (douleurs articulaires, musculaires, tête, ventre, dos , etc...), d’autre part.

 
Prise en charge de l’insomnie.
 
Il n’y a pas de somnifère qui ne soit pas plus nocif qu’utile.
Même les placébo (p.e. Cyclamax ou autre tisanes « calmantes ») ont le très fâcheux inconvénient de stigmatiser la perte de contrôle et de cristalliser l’insomnie (vouloir dormir est un sentiment extrêmement éveillant).
L’adolescent doit, tout au contraire, apprendre à agir par lui même sur les horloges du sommeil en utilisant les « somnicaments » naturels que sont la lumière, le sport, l’entrainement social et... la limitation de la grasse matinée.
 
Voir l’article sur les "Somnicament".
La prise en charge médicale d’un trouble du rythme veille-sommeil repose sur l’application de consignes individualisées. À chacun son sommeil à chacun son conseil.
Il existe de grandes différences d’un sujet à l’autre (matin-soir, sourt-long, souple-rigide), et il faut, avant tout, comprendre avant d’agir pour respecter l’effet de réponse en phase des somnicaments : leur efficacité est très variable (avance retarde ou nulle) en fonction du moment sur le cycle biologique.
La détermination du profil somnologique du dormeur (Cf "quel dormeur êtes vous donc ?"), et la tenue d’un Agenda Veille-Sommeil permet de savoir déterminer les meilleures mesures à prendre.
Nb : Il faut insister sur l’intérêt diagnostique et thérapeutique majeur de cet agenda destiné au recueil (matin et soir) des éléments en rapport avec le sommeil. Il sera le support de toute la réflexion thérapeutique.

 
Agenda Veille-Sommeil


 

On doit retenir quatre principes généraux :
  Le sommeil est de meilleure qualité lorsqu’il s’inscrit dans des rythmes biologiques stables, il faut favoriser (mais sans imposer) la régularité des horaires. Ceux qui sont toujours entre deux grasses matinées, deux soirées ou deux avions ne dorment sans doute pas aussi bien que ceux qui ont une vie régulière.
  Il est impossible de dormir "à la demande".
Prendre l’habitude de s’ennuyer en attendant le sommeil pendant des heures est très dommageable, parfois pour la vie entière.
Un sujet qui ne dort pas dans le calme et les yeux fermés (ni Tv, ni lecture) après 15 ou 20 minutes, doit savoir se lever pour faire autre chose pendant quelques temps avant de retourner se coucher en ayant d’avantage sommeil. Il faut, bien sûr, privilégier une activité de loisir calme, mais à pratiquer hors du lit (pour favoriser les échanges thermiques).
  Il y a des périodes de sommeil interdit.
Quelle que soit la dette de sommeil, il ne faut pas dormir trop longtemps le matin même s’il est difficile de se réveiller ; Après quelques expériences de ce type, on retrouvera le plaisir de s’endormir en confiance ( ... à moins qu’on ne soit un très court dormeur, comme 15% de la population).
  On ne juge le sommeil qu’au résultat.
Le réveil facile (y compris le dimanche matin !) et l’absence de somnolence dans la journée sont des gages de qualité et efficacité.
Il faut donc parfois savoir remettre en question certaines idées reçues : le train du sommeil, le sommeil avant minuit, les dangers de l’insomnie ..., et bien comprendre que la qualité du sommeil est plus une affaire de chronobiologie que de psychologie.

 

Au total : ce qu’il faut savoir ...
   Tout sommeil n’est pas bon à prendre, la désynchronisation est plus néfaste et plus longue à compenser que la dette.
Il faut savoir, pour compenser une dette, préférer la "grasse soirée"à la grasse matinée, parce que le déroulement du sommeil n’est pas homogène. À l’image d’un feu de cheminée, prolonger la fin de nuit revient à souffler sur les braises alors qu’il n’y a plus de bois à bruler.
 
"Le sommeil est comme un feu de bois, le matin il est inutile de souffler sur les braises"
  "Pour contrôler la nature, il faut d’abord lui obéir". La personne qui éprouve des difficultés avec le sommeil doit avant tout être capable de déterminer les caractéristiques personnelles de son sommeil.
Cf. Quelle taille de sommeil faites-vous donc ?
  Les aides au sommeil (les somnifères) sont des pièges comportementaux sinon pharmacologiques.
Sur le plan cognitif et comportemental, ils stigmatisent le besoin d’avoir sommeil à tout prix et positionnent le sujet en victime de lui même.
Sur le plan pharmacologiques ils masquent les véritables signaux physiologiques de la somnolence et de la fatigue. Le sujet ne peut pas obéir puisqu’il ne comprend pas les ordres. "Pour contrôler la nature il faut d’abord lui obéir" (F Bacon, 1620).
  La sieste, la lumière, le sport, le plaisir et le réveille-matin sont des « somnicaments naturels » qui permettent d’agir efficacement sur les horloges biologiques. Pour rester performant dans le monde de demain il est indispensable de savoir quand et comment les utiliser.
  Dormir mieux pour dormir peu et vivre mieux. La qualité du sommeil ne se juge pas qu’à sa longueur. Le rendement du sommeil est, au contraire, souvent inversement proportionnel à sa durée. Le bon dormeur est un court dormeur.
Il faut donc se méfier des "gros dormeurs" pour ne pas passer à côté d’un problème de somnolence excessive, de dépression ou de fatigue chronique :

 Contrairement à l’insomnie, la somnolence peut nécessiter un enregistrement de sommeil afin d’éliminer l’éventualité d’une pathologie sous jacente comme l’apnée du sommeil (y penser en cas de pipi au lit), ou certaines maladies exceptionnelles comme une narcolepsie-cataplexie débutante (associée à des chutes brutales).
 La "clinophilie" est une somnolence comportementale apparente (c’est simplement le besoin de rester couché). Fréquent chez l’adolescent ce symptôme peut être un signe d’appel pour certains troubles psychologiques comme la dépressions ou les phobies sociales dont le diagnostic nécessite un avis spécialisé.
La fréquence élevée des tentatives de suicides en France plaide en faveur d’un meilleur dépistage de la dépression, notamment chez les plus jeunes.
Voir les questionnaires de dépression et de phobies sur l’article "Tests psychologiques".
 
 Mais la fatigue n’est n’est pas toujours liée à une dépression.
Selon nous, de nombreux troubles fonctionnels (médicalement inexpliqués, comme la migraines ou le mal de ventre, par exemple sont plus souvent des signes d’inefficacité du sommeil, que de troubles psychologiques.
La "spasmophilie" (ou attaque de panique) est un trouble anxieux aigu (impression de danger imminent) suscité à l’occasion d’un un malaise fonctionnel bien réel.
Cette pathologie est très fréquente chez l’adolescent. Elle résulte, selon nous, d’un problème d’inefficacité du sommeil.
Ces tableaux mal définis sont (encore trop souvent) considérés comme des formes de dépressions nerveuses (alors qu’ici, le risque de passage à l’acte est absent).
On voit aussi souvent certains thérapeutes incriminer une carence (bien hypothétique) en magnésium.
Trop souvent, les aspects chronobiologiques du sommeil, spécifiques à cet âge, ne sont pas assez mis en avant.
En l’absence de mesures spécifiques le jeune s’habitue à dormir beaucoup pour tenter de compenser ce qu’il interprète (à tort) comme un manque de sommeil.
Il y a là, selon nous, un grand facteur de risque pour que, devenu adulte, il ne soit très fragile à l’insomnie, en cas de survenue d’évènements de vie somnotoxiques (insomnie improprement appelée réactionnelle).
(Voir l’article : "Stress et évènement de vie "). « Nostre vie n’est que mouvement, il n’est rien qu’on doive tant recommander à la jeunesse que l’activité et la vigilance" nous dit Montaigne dans ses Essais », « Platon veut plus de mal à l’excès du dormir qu’à l’excès du boire » rajoute-t’il de sa main sur l’édition de Bordeaux (1582 ).
"J’ay autre fois attribué la cause des fièvres et maladies où je suis tombé à la pesanteur et assoupissement que le long sommeil m’avoit apporté, et me suis tousjours repenty de me r’endormir le matin"

"Beaucoup de sommeil fait du mal" disait déjà Homère (Chant 11).
La prise en charge de la fatigue et des troubles fonctionnels inexpliqués impose, ici plus qu’ailleurs, d’apprendre à dormir mieux en dormant moins pour éviter le passage à la chronicité sous la forme d’une insomnie chronique, d’un syndrome de fatigue chronique ou d’une fibromyalgie.
Conclusion pratique et de bon sens ?
"Par quoi il te suffit de savoir que le dormir et veiller immodérés sont mauvais pour les raisons pré-dites" affirme doctement Ambroise Parré en 1597, et il rajoute en forme d’avertissement à l’intention de ceux qui pensent pouvoir se passer de sommeil : "Le veiller pareillement doit être modéré ; car l’immodéré corrompt la bonne température du cerveau, débilite les sens, altère les esprits, stimule aigreurs, pesanteur de tête, consommation des chairs et amaigrissement de tout le corps, rend les viscères arides et sèches et plus malignes".
Cette description historique est assez proche de ce qui se produit expérimentalement lors de privation prolongée de sommeil chez l’animal.
 

 

Consulter les autres articles du sites pour en savoir plus :
"Insomnie : Vouloir dormir" ;
"Fatigue" ;
"somnolence : Pouvoir dormir" ;
"Fatigue ou somnolence ?" ;
"Les Somnicament" ;
"dépression et sommeil".

 




 




La Sieste

« Sieste : temps que l’on donne au sommeil, pendant la plus chaude partie du jour... » (Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863-1872).
Du Latin sexta hora, la sixième heure, qui correspondait chez les Romains à l’heure de midi (la première heure étant celle du lever du soleil).
"La sieste est un somnicament puissant à utiliser avec précaution, lire attentivement la notice". Ni trop longue ni trop tardive, elle permet de compenser très rapidement les dettes sans désynchroniser les phases de sommeil.

( "On met en avant l’intérêt de la sieste dans les sociétés qui ne dorment jamais").

La sieste est un "somnicament" puissant, à utiliser avec précaution... ( "On met en avant l’intérêt de la sieste dans les sociétés qui ne dorment jamais").

La sieste est la clef de voûte de l’équilibre chronobiologique du sommeil. C’est une arme puissante (à double tranchant) qu’il faut savoir manier avec précaution car le besoin de dormir en début d’après-midi est physiologique pour certains mais pathologique chez d’autres.

Attention ! La pratique de sieste ne doit pas contribuer à masquer une somnolence pathologique. [1]
Le besoin excessif de sieste dans la journée doit conduire à s’interroger sur son rythme de vie.

"La sieste est un somnicament, lire attentivement la notice"
 
Sieste (Chunxiao.j)
« Sieste : temps que l’on donne au sommeil, pendant la plus chaude partie du jour... » (Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863-1872).
Du Latin sexta hora, la sixième heure, qui correspondait chez les Romains à l’heure de midi (la première heure étant celle du lever du soleil).
Cet épisode intentionnel de sommeil possède des vertus bienfaisantes connues depuis le début de l’humanité. C’est donc un sommeil qui soigne.
Mais la découverte, dans les années 50, par le Pr. Michel Jouvet d’un type de sommeil qualifié de "paradoxal", et celle des rythmes biologiques internes lors des expériences spéléologiques hors du temps de Michel Siffre [2] (1962), ont donné à la sieste une réelle dimension de médicament.
 
hygiène de vie ? maladie ? ou choix de vie ?...

À l’instar de l’aspirine, par exemple, ce "somnicament" n’a pas la même valeur selon qu’il est administré à toutes petites doses rapprochées (15 minutes toutes les 2 heures comme chez les navigateurs solitaires) ou, au contraire,"à la demande", à "forte dose" et même parfois à "dose massive" (comme le font volontiers les adolescents le dimanche).

Dali faisait, une sieste très brève, juste le temps de lâcher la petite cuillère qu’il gardait dans la main ;

Effet des siestes "flashs" sur la privation de sommeil chez le navigateur solitaire
L’écrivain Colette dormait autant que son chat jusqu’au soir ;
Napoléon parfois s’endormait sous sa tente en pleine bataille (parce qu’il ne dormait pas assez) au grand dam de ses généraux ;
Aux Antilles on fait la sieste coquine quand il pleut sur la tôle ondulée ... ;
En Chine c’est un droit (presque une obligation) constitutionnel depuis Mao qui souhaitait améliorer ainsi l’efficacité des travailleurs (15h/24 ...) ;
Certaines entreprises comme Apple France, se prévalaient d’avoir installé des canapés de repos dans ses bureaux depuis 1990 (mais l’expérience semble avoir été abandonnée, faute de pratiquant ... [3] ;
Aux États-Unis comme au Japon, on peut trouver, dans les centres commerciaux, des lieux de sieste tarifés à la minute (15$ pour 20 minutes) et dédiés à la pratique de la sieste courte ;
"La célèbre ville qui ne dort jamais pourrait utiliser les bienfaits « rajeunissants » de la sieste". ("The famous ’city that never sleeps’, could use a rejuvenating nap")  [4] ;
La sieste est plus régulièrement pratiquée dans les pays chauds, aux heures les plus brûlantes de la journée, quand le soleil est au zénith et parce que les habitants se lèvent tôt ;
 De par le décalage des heures du repas du soir, beaucoup de gens en Espagne se couchent tard et se lèvent tôt et doivent compenser leur dette de sommeil par une sieste ;
De par leurs obligations professionnelles, beaucoup d’agriculteurs et encore plus les éleveurs, font la sieste pour "tenir le coup" en été ;
De nombreuses personnes accordent peu de temps au sommeil nocturne et sont donc conduites à avoir besoin de faire la sieste.

Selon notre définition, la sieste est une arme à double tranchant dont l’usage doit demeurer rationnel et circonstancié. Il faut savoir la manier avec précaution car le besoin de dormir en début d’après-midi est physiologique pour certains mais pathologique chez d’autres. Le besoin excessif de sieste dans la journée doit conduire à s’interroger sur son rythme de vie.
Le risque est qu’elle contribue à compenser (et à masquer) une somnolence excessive pathologique, et ainsi, en retarder le diagnostic : les ronfleurs pathologiques, par exemple, qui souffrent de somnolence diurne excessive considèrent, à tort, que leur besoin de sieste est normal.
Il faut aussi prendre conscience qu’une sieste, même très courte, chez l’insomniaque, peut contribuer à entretenir une insomnie durant plusieurs jours !  Les siestes sont parfois constituées de sommeil très riche en ondes lentes, sommeil dit de "rebond", comme le font volontairement les navigateurs en solitaire. Ainsi, paradoxalement, ils parviennent "grâce" à la sieste à "tenir le coup" en dormant très peu (3 ou 4 heures par jour).

Ce temps (considéré par les romains comme la moitié du jour) correspond à une période propice à un sommeil de rattrapage. Il permet de compenser le déficit de sommeil chronique du travailleur stressé (tout autant que celui du sujet atteint d’apnée du sommeil).
En langage du travail d’ailleurs, l’expression "power napping" montre cette tendance à la réhabilitation de la sieste, qui devient un outil de rentabilité politiquement correct.
 

"En cas de doute, ne pas hésiter à demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien. "
Le mot "sieste" recouvre des concepts très différents selon l’horaire, la durée et les circonstances de survenue de l’épisode de sommeil.
En l’absence de connaissances somnologiques, chacun ayant des besoins (et des apports) de sommeil très différents et chacun voyant (ici plus qu’ailleurs) "midi à sa porte", comment répondre à la question :
Deux sommeils valent-ils mieux qu’un ?
En condition de déficit de sommeil expérimental, la sieste a fait la preuve de son extrême efficacité.
 
"3h de sommeil suffisent pour restaurer la vigilance"
Dans cette étude (présentée lors de la conférence du Pr Jouvet - UTS 04/02/2000 - Cf. documents.), on mesure l’effondrement des performances et de la vigilance au cours de 3 jours consécutifs de privation de sommeil.
On voit bien les fluctuations des deux courbes en rapport avec le cycle de la température et leur modification au fil des jours.
La pression de sommeil reste modulée par le rythme circadien mais augmente avec la durée de l’éveil. Après trois jours sans sommeil les sujets présentent un niveau d’erreur de 100% tandis que le délai d’endormissement descend en dessous d’une minute.
Noter surtout la spectaculaire rapidité de récupération le 4° jour, après seulement 3 h de sommeil et sans que l’on sache encore exactement pourquoi !.


La sieste est donc recommandée pour restaurer la vigilance et compenser une dette de sommeil occasionnelle.
 Par contre, elle ne doit pas contribuer à compenser (et à masquer) une somnolence excessive pathologique, et ainsi, en retarder le diagnostic : les ronfleurs pathologiques, par exemple, qui souffrent de somnolence diurne excessive considèrent, à tort, que leur besoin de sieste est normal.
 Il faut aussi prendre conscience qu’une sieste, même très courte, chez l’insomniaque, peut contribuer à entretenir une insomnie durant plusieurs jours !
La puissance de la sieste doit être particulièrement soulignée dans le cadre des prises en charge de l’insomnie.
 
Effet des siestes "flashs" sur la privation de sommeil chez le navigateur solitaire
Chez le sujet insomniaque, les siestes sont parfois constituées de sommeil très riche en ondes lentes, sommeil dit de "rebond", comme le font volontairement les navigateurs en solitaire. Ainsi, paradoxalement, ils parviennent "grâce" à la sieste à "tenir le coup" en dormant très peu (3 ou 4 heures par jour).
NB :
  La sieste peut contribuer à aggraver un trouble chronobiologique tel qu’on le voit après un décalage horaire. (Cf. "Jetlag").
  Chez les sujets migraineux elle peut être un facteur déclenchant de la crise. (Cf. "Migraine et sommeil").
 La "Clinophilie" est une tendance à passer beaucoup de temps allongé (en position déclive).
En psychiatrie, on considère que c’est un symptôme associé à des troubles dépressifs ou psychotiques.
En somnologie, c’est un diagnostic différentiel de la somnolence excessive. Le sujet reste allongé et affirme dormir mais l’enregistrement montre qu’en réalité, le sommeil n’est pas augmenté comme il le serait chez un sujet hypersomniaque. (Cf. "Hypersomnie).
Inversement, chez la majorité des sujets insomniaques, on remarque une forte tendance clinophile vers 18-20h et/ou le matin lorsque c’est possible. Le sujet qui souffre de fatigue (mais pas de somnolence) essaye de se "reposer", même s’il ne dort pas.
En "somnicologie", ce type de "pseudo-sieste", souvent considérée, à tort, comme "bienfaitrice", doit être systématiquement dépistée (et proscrite).
Le traitement de la fatigue repose sur l’utilisation des somnicaments stimulant l’éveil car la réduction de l’activité diurne (même sans dormir), peut s’avérer très nocive pour l’efficacité du sommeil nocturne.

 

Un changement radical des mentalités .
 
La sieste au travail ?
Pendant longtemps, la pratique de la sieste fut considérée comme suspecte. Elle était réservée aux enfants, aux vieillards et aux malades.
C’est pourquoi les sujets somnolents souffraient en cachette pour ne pas apparaître comme des paresseux aux yeux des gens "normaux"...
Une tendance inverse se développe de nos jours, en réponse aux problèmes de somnolence diurne excessive que l’on rencontre dans les sociétés modernes. Selon une enquête récente, un Français sur trois reconnaît manquer de sommeil.
Les médecins du sommeil et les Pouvoirs Publics, sensibles aux statistiques des accidents (de la circulation et du travail), ont beaucoup "communiqué" sur le thème : "La sieste est une bonne habitude". On a tenté d’en favoriser la pratique dans les entreprises.
Mais ce message présente deux inconvénients majeurs :
  1/ certaines personnes qui souffrent de somnolence excessive (comme les ronfleurs pathologiques) échappent au dépistage car ils se croient "bons dormeurs" en pratiquant scrupuleusement la sieste.
  2/ les sujets insomniaques qui déduisent qu’il faut faire la sieste sont conduits à essayer de dormir dans la journée (parfois sans en avoir totalement conscience, devant la télévision par exemple) et entretiennent ainsi un véritable cercle vicieux car l’insomnie est une contre indication formelle à la sieste.
 
"La sieste doit demeurer courte et circonstanciée..."
Les troubles du sommeil sont impliqués dans de nombreuses maladies métaboliques. La sieste protègerait de l’obésité, du diabète, de l’infarctus... [5] .
Une étude menée en Grèce, sur plus de 6 ans (auprès de 20 000 sujets normaux), a montré que le risque de mourir des suites d’une maladie coronarienne diminuait de 37 % chez les personnes qui pratiquaient quotidiennement la sieste, et de 12 % chez celles qui le faisaient à l’occasion. L’habitude de faire la sieste durant la journée de travail semble aider à "contrer les effets du stress chez les travailleurs". (Source).
Cependant, les auteurs soulignent que ces résultats ne sont pas probants en ce qui concerne le sous groupe constitué de l’ensemble des femmes. Dans cette étude, on ne retrouve aucune différence significative en nombre de décès sur la période considérée.
Il y a donc un biais, car le besoin de sieste traduit bien, le plus souvent, une privation de sommeil. Il faut en conclure que la population masculine étudiée présente des signes d’insuffisance de sommeil, et que cet état de fait favorise les maladies.
Alors faut-il vraiment préconiser la sieste ?
En l’absence de consensus, l’empirisme règne, chacun se donne raison et formule avec autorité des conseils généraux souvent inadaptés aux cas particuliers.
"À chacun son sommeil à chacun son conseil"
La sieste est un somnicament très efficace pour compenser le déficit de sommeil chronique du travailleur stressé (tout autant que celui du sujet atteint d’apnée du sommeil).
En langage du travail d’ailleurs, l’expression "power napping" montre cette tendance à la réhabilitation de la sieste, qui devient un outil de rentabilité politiquement correct. (En 1990, Apple France était peut-être trop en avance sur son temps).

 

Au final ...
Plus personne ne sait exactement à quoi s’en tenir, alors que les problématiques de sommeil (fatigue, insomnie, somnolence) sont en aggravation constante dans les sociétés modernes.
"Sommeil-mg" souhaite contribuer à promouvoir les connaissances utiles à tous pour une utilisation rationnelle de la sieste.
Selon notre définition, la sieste est une arme à double tranchant dont l’usage doit demeurer rationnel et circonstancié.





















Les rythmes
 
  Dormir mieux pour dormir peu et vivre mieux. La qualité du sommeil ne se juge pas qu’à sa longueur, tout sommeil n’est pas bon à prendre. Le rendement du sommeil est souvent inversement proportionnel à sa durée. Le bon dormeur est un court dormeur.
Il faut donc se méfier des "gros dormeurs" pour ne pas passer à côté d’un problème de somnolence excessive, de dépression ou de fatigue chronique.
"Beaucoup de sommeil fait du mal" disait déjà Homère (Chant 11).

La désynchronisation est plus néfaste et plus longue à compenser que la dette.

 
Pour compenser une dette, préférer la "grasse soirée"à la grasse matinée, parce que le déroulement du sommeil n’est pas homogène. À l’image d’un feu de cheminée, prolonger la fin de nuit revient à souffler sur les braises alors qu’il n’y a plus de bois à bruler.

"Le sommeil est comme un feu de bois, le matin il est inutile de souffler sur les braises"


Nos ancêtres : l’humanité n’a pas toujours eu la chance de pouvoir dormir en sécurité toute une nuit. Le système nerveux est bien équipé pour s’adapter (un certain temps) aux dettes de sommeil parce qu’il possède la capacité de récupérer en très peu de temps.
Les gens très actifs (hommes politiques, chefs d’entreprise, mères de familles ...) savent qu’un quart d’heure de sieste peut parfois compenser une nuit blanche).
Vis-à-vis du sommeil, le cerveau se comporte donc comme un banquier complaisant qui se contente d’un petit dépôt. Il est très facile d’apurer ses dettes, mais à condition toutefois de respecter les "horaires d’ouverture des guichets". Rien ne sert de dormir quand le guichet est fermé.
 
L’ouverture ou la fermeture des "portes du sommeil" est soumis à l’influence conjointe d’une horloge et d’un sablier. 
La nuit "profonde" et le début d’après midi sont, des périodes où l’horloge biologique exerce une pression de sommeil.



 
La balance du sommeil : un système en équilibre instable
  Un balancier représente le sablier homéostasique("H"). C’est un compteur de temps, il ajuste la pression de sommeil ou d’éveil en fonction des besoins.
  Un balancier représente l’horloge circadienne ("C"). Elle détermine le meilleur moment pour dormir par rapport à l’alternance jour-nuit.




Voir l’article "Atelier du sommeil" : l’horloge et le sablier... une modélisation interactive pour comprendre les mécanismes de l’alternance vielle/sommeil.


Il existe donc, deux périodes où le sommeil est interdit : entre 9h et 13h, et entre 16 et 20h. Ce sont les périodes de la journée les plus propices à l’apprentissage).
 
Quelle que soit la durée du sommeil, il est donc indispensable de proscrire les grasses matinées après 9 ou 10 H. Si nécessaire il faut proposer la sieste.




... Mais la mise en faillite est possible
La mauvaise gestion du sommeil peut conduire à la décompensation des systèmes de régulation des rythmes internes.
 Prise en charge de l'insomnie

excès d’éveil et excès de sommeil
Les conséquences d‘une désynchronisation entre l’horloge interne et le sablier sont de deux sortes :
  insomnie d’endormissement et somnolence diurne d’une part,
  fatigue (mémoire, concentration) et troubles fonctionnels multifocaux (douleurs articulaires, musculaires, tête, ventre, dos , etc...), d’autre part.

 
Il existe de grandes différences d’un sujet à l’autre (matin-soir, court-long, souple-rigide), et il faut, avant tout, comprendre avant d’agir pour respecter l’effet de réponse en phase des somnicaments : leur efficacité est très variable (avance retarde ou nulle) en fonction du moment sur le cycle biologique.
La détermination du profil somnologique du dormeur, et la tenue d’un Agenda Veille-Sommeil permet de savoir déterminer les meilleures mesures à prendre.
Nb : Il faut insister sur l’intérêt diagnostique et thérapeutique majeur de cet agenda destiné au recueil (matin et soir) des éléments en rapport avec le sommeil. Il sera le support de toute la réflexion thérapeutique.
Voir l’article : "Agenda Veille-Sommeil" ;
 
Agenda Veille-Sommeil








Les somnifères 

Il n’y a pas de somnifère qui ne soit pas plus nocif qu’utile. Les aides au sommeil  sont des pièges comportementaux sinon pharmacologiques.
Ils stigmatisent le besoin d’avoir sommeil à tout prix et positionnent le sujet en victime de lui même.
Ils masquent les véritables signaux physiologiques de la somnolence et de la fatigue. Le sujet ne peut pas obéir puisqu’il ne comprend pas les ordres.

Prise en charge de l’insomnie.
 
Même les placébo (p.e. Cyclamax ou autre tisanes « calmantes ») ont le très fâcheux inconvénient de stigmatiser la perte de contrôle et de cristalliser l’insomnie (vouloir dormir est un sentiment extrêmement éveillant).

 
La prise en charge médicale d’un trouble du rythme veille-sommeil repose sur l’application de consignes individualisées. À chacun son sommeil à chacun son conseil.

Les somnicaments :
  La sieste, la lumière, le sport, le plaisir et le réveille-matin sont des « somnicaments naturels » qui permettent d’agir efficacement sur les horloges biologiques. Pour rester performant dans le monde de demain il est indispensable de savoir quand et comment les utiliser.


Les adolescents :
L’adolescence est une période de la vie propice aux déséquilibres de la balance veille-sommeil. Pourtant, confrontés au monde de demain, les futurs adultes seront tous comme des navigateurs solitaires en course.
Les adolescents manquent d’information sur le sommeil, ce qui peut avoir d’importantes répercussions à l’âge adulte. Donc, qu’ils soient bons ou mauvais dormeurs, il est capital d’apprendre aux jeunes à gérer le temps qu’il faut consacrer au sommeil.
Si la véritable insomnie de l’adolescent est exceptionnelle, les spécificités du sommeil à cet âge charnière favorisent les difficultés d’endormissement.
La conjonction de trois facteurs peut être à l’origine d’une profonde défiance du moment du coucher à l’origine de beaucoup des insomnies de l’âge adulte :
  le rythme de travail et de loisir et le désir de liberté entrainent, le soir, la constitution de dettes de sommeil ;
  l’extrême souplesse du système de régulation à cet âge favorise la récupération par la grasse matinée du weekend ;
  ce sommeil diurne, entraine (pendant plusieurs jours) un retard d’endormissement le soir et de grandes difficultés à se réveiller pour aller à l’école .
Contrairement à la plupart des insomnies de l’adulte, l’adolescent qui ne s’endort pas assez tôt va présenter des signes de manque de sommeil parce que ses besoins sont encore physiologiquement presque aussi importants que ceux des enfants plus jeunes ( en moyenne 9 à 10 h/j).


"Il n’est rien qu’on doive tant recommander à la jeunesse que l’activité et la vigilance."  Michel Eyquem de MONTAIGNE, Les Essais, Chap. VI, Du Dormir (1595).
 La qualité du sommeil dépend de la bonne synchronisation des horloges biologiques. Trop souvent, les aspects chronobiologiques du sommeil, spécifiques à cet âge, ne sont pas assez mis en avant.

Le rythme de vie et les caractéristiques du sommeil de l’adolescent favorisent l’apparition de troubles du sommeil par déphasage de ces horloges.
Le non respect des "portes" physiologiques qui autorisent, ou non, le sommeil peut entrainer une insomnie d’endormissement, plus ou moins associée à de la somnolence diurne (le jour), de la fatigue et des troubles fonctionnels.

Il faut savoir interdire la grasse matinée trop tardive (si possible lui préférer la "grasse soirée") et bien connaitre les vertus, mais également les précautions d’emploi et les contre-indications de la sieste (le meilleur médicament de la somnolence).
À l’inverse de l’insomnie, la somnolence excessive diurne toucherait plus d’un adolescent sur deux. 60% des adolescents déclareraient souffrir de somnolence diurne (contre 15% des adultes).
La somnolence présente des conséquences très lourdes sur la santé et les performances scolaires.
Le manque chronique de sommeil est très nocif pour la mémoire, l’apprentissage, et le caractère (le contrôle des émotions) qui peuvent faire de cet âge une période très difficile. Des études très récentes prouvent que c’est également un facteur favorisant l’obésité et le diabète.

Il y a là, selon nous, un grand facteur de risque pour que, devenu adulte, il ne soit très fragile à l’insomnie, en cas de survenue d’évènements de vie somnotoxiques (insomnie improprement appelée réactionnelle).
Par contre, un adolescent insomniaque le soir, mais qui se réveille facilement le matin et reste performant dans la journée est simplement un court dormeur.

En cas de dérèglement et, en l’absence de mesures spécifiques le jeune s’habitue à dormir beaucoup pour tenter de compenser ce qu’il interprète (à tort) comme un manque de sommeil.

L’adolescent doit, apprendre à agir par lui même sur les horloges du sommeil en utilisant les « somnicaments » naturels que sont la lumière, la chaleur, les repas, le sport, l’entrainement social et... la limitation de la grasse matinée, qui agissent naturellement sur les rythmes chronobiologiques, et ne pas avoir recours aux somnifères.
Si « le mode de vie de l’adolescent » l’oblige à puiser dans ses réserves et favorise la constitution d’une dette de sommeil, il est important qu’il sache comment faire pour éviter les situations de "surendettement".
Voir les rythmes



 La sieste :
 Dali faisait, une sieste très brève, juste le temps de lâcher la petite cuillère qu’il gardait dans la main ;
 



 
Sieste (Chunxiao.j)
Cet épisode intentionnel de sommeil possède des vertus bienfaisantes connues depuis le début de l’humanité. C’est donc un sommeil qui soigne.
La découverte, d’un type de sommeil qualifié de "paradoxal", et celle des rythmes biologiques internes, ont donné à la sieste une réelle dimension de médicament.
 
hygiène de vie ? maladie ? ou choix de vie ?...

À l’instar de l’aspirine, par exemple, ce "somnicament" n’a pas la même valeur selon qu’il est administré à toutes petites doses rapprochées (15 minutes toutes les 2 heures comme chez les navigateurs solitaires) ou, au contraire,"à la demande", à "forte dose" et même parfois à "dose massive" (comme le font volontiers les adolescents le dimanche).


"En cas de doute, ne pas hésiter à demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien. "
En condition de déficit de sommeil expérimental, la sieste a fait la preuve de son extrême efficacité.
 

"3h de sommeil suffisent pour restaurer la vigilance"
Dans cette étude, on mesure l’effondrement des performances et de la vigilance au cours de 3 jours consécutifs de privation de sommeil.
On voit bien les fluctuations des deux courbes en rapport avec le cycle de la température et leur modification au fil des jours.
La pression de sommeil reste modulée par le rythme circadien mais augmente avec la durée de l’éveil. Après trois jours sans sommeil les sujets présentent un niveau d’erreur de 100% tandis que le délai d’endormissement descend en dessous d’une minute.
Noter surtout la spectaculaire rapidité de récupération le 4° jour, après seulement 3 h de sommeil et sans que l’on sache encore exactement pourquoi !.

La sieste est donc recommandée pour restaurer la vigilance et compenser une dette de sommeil occasionnelle.





 La puissance de la sieste doit être particulièrement soulignée dans le cadre des prises en charge de l’insomnie.

Un changement radical des mentalités .
 
La sieste au travail ?
Pendant longtemps, la pratique de la sieste fut considérée comme suspecte. Elle était réservée aux enfants, aux vieillards et aux malades.
C’est pourquoi les sujets somnolents souffraient en cachette pour ne pas apparaître comme des paresseux aux yeux des gens "normaux"...
Une tendance inverse se développe de nos jours, en réponse aux problèmes de somnolence diurne excessive que l’on rencontre dans les sociétés modernes. Un Français sur trois reconnaîtrait manquer de sommeil.
"La sieste est une bonne habitude". Ce message présente deux inconvénients majeurs :
  1/ certaines personnes qui souffrent de somnolence excessive (comme les ronfleurs pathologiques) échappent au dépistage car ils se croient "bons dormeurs" en pratiquant scrupuleusement la sieste.
  2/ les sujets insomniaques qui déduisent qu’il faut faire la sieste sont conduits à essayer de dormir dans la journée (parfois sans en avoir totalement conscience, devant la télévision par exemple) et entretiennent ainsi un véritable cercle vicieux car l’insomnie est une contre indication formelle à la sieste.
 
"La sieste doit demeurer courte et circonstanciée..."
Les troubles du sommeil sont impliqués dans de nombreuses maladies métaboliques. La sieste protègerait de l’obésité, du diabète, de l’infarctus...
Une étude menée en Grèce, sur plus de 6 ans (auprès de 20 000 sujets normaux), a montré que le risque de mourir des suites d’une maladie coronarienne diminuait de 37 % chez les personnes qui pratiquaient quotidiennement la sieste, et de 12 % chez celles qui le faisaient à l’occasion. L’habitude de faire la sieste durant la journée de travail semble aider à "contrer les effets du stress chez les travailleurs".
Cependant, ces résultats ne seraient pas probants en ce qui concerne le sous groupe constitué de l’ensemble des femmes. On ne retrouve aucune différence significative en nombre de décès sur la période considérée.
Il y a donc un biais, car le besoin de sieste traduit bien, le plus souvent, une privation de sommeil. Il faut en conclure que la population masculine étudiée présente des signes d’insuffisance de sommeil, et que cet état de fait favorise les maladies.
Alors faut-il vraiment préconiser la sieste ?
En l’absence de consensus, l’empirisme règne, chacun se donne raison et formule avec autorité des conseils généraux souvent inadaptés aux cas particuliers.

"Sommeil-mg" souhaite contribuer à promouvoir les connaissances utiles à tous pour une utilisation rationnelle de la sieste.

Attention : 
  La sieste peut contribuer à aggraver un trouble chronobiologique tel qu’on le voit après un décalage horaire. (Cf. "Jetlag").
  Chez les sujets migraineux elle peut être un facteur déclenchant de la crise. (Cf. "Migraine et sommeil").


"Le sommeil c’est la santé, dormir c’est vivre aussi" (Inpes 2007)

 
Un chronotype génétiquement déterminé




Les dangers du manque de sommeil

 
Un tiers des accidents mortels
À l’âge du permis de conduire, la privation de sommeil est la première cause des accidents de la circulation. Selon une large étude Américaine sur les accidents mortels dûs à la somnolence au volant, la moitié des conducteurs était âgée de moins de 25ans.

La fatigue est également associée à une perturbation du seuil de la douleur (substance "P" comme pain : douleur en anglais) et a de très nombreux troubles fonctionnels (de la constipation en passant par les spasmes de la paupière, les palpitations ou la plupart des vertiges...).
 
Migraines digestives ...
NB. La migraine chez l’enfant est un signe d’appel très évocateur d’un trouble chronobiologique. Rappelons que plus de la moitié des migraines se présentent par des coliques digestives. La crise de foie (ou la "petite gastro"), n’existe pas, c’est de migraine et de sommeil qu’il serait utile de parler à cet âge.



Contrairement à l’insomnie, la somnolence peut nécessiter un enregistrement de sommeil afin d’éliminer l’éventualité d’une pathologie sous jacente comme l’apnée du sommeil (y penser en cas de pipi au lit), ou certaines maladies exceptionnelles comme une narcolepsie-cataplexie débutante (associée à des chutes brutales).
La "clinophilie" est une somnolence comportementale apparente (c’est simplement le besoin de rester couché). Fréquent chez l’adolescent ce symptôme peut être un signe d’appel pour certains troubles psychologiques comme la dépression ou les phobies sociales dont le diagnostic nécessite un avis spécialisé.
La fréquence élevée des tentatives de suicides en France plaide en faveur d’un meilleur dépistage de la dépression, notamment chez les plus jeunes.
Voir les questionnaires de dépression et de phobies sur l’article "Tests psychologiques".
 
La fatigue n’est n’est pas toujours liée à une dépression.
De nombreux troubles fonctionnels (médicalement inexpliqués, comme la migraines ou le mal de ventre, par exemple pourraient être plus souvent des signes d’inefficacité du sommeil, que de troubles psychologiques.
La "spasmophilie" (ou attaque de panique) est un trouble anxieux aigu (impression de danger imminent) suscité à l’occasion d’un un malaise fonctionnel bien réel.
Cette pathologie est très fréquente chez l’adolescent. Elle résulte, selon nous, d’un problème d’inefficacité du sommeil.
Ces tableaux mal définis sont (encore trop souvent) considérés comme des formes de dépressions nerveuses (alors qu’ici, le risque de passage à l’acte est absent).
On voit aussi souvent certains thérapeutes incriminer une carence (bien hypothétique) en magnésium.
(Voir l’article : "Stress et évènement de vie "). « Nostre vie n’est que mouvement, il n’est rien qu’on doive tant recommander à la jeunesse que l’activité et la vigilance" nous dit Montaigne dans ses Essais »,

La prise en charge de la fatigue et des troubles fonctionnels inexpliqués impose, d’apprendre à dormir mieux en dormant moins pour éviter le passage à la chronicité sous la forme d’une insomnie chronique, d’un syndrome de fatigue chronique ou d’une fibromyalgie.
Conclusion pratique et de bon sens ?
Avertissement d’Ambroise Parré en 1597 à l’intention de ceux qui pensent pouvoir se passer de sommeil : "Le veiller pareillement doit être modéré ; car l’immodéré corrompt la bonne température du cerveau, débilite les sens, altère les esprits, stimule aigreurs, pesanteur de tête, consommation des chairs et amaigrissement de tout le corps, rend les viscères arides et sèches et plus malignes".
Cette description est assez proche de ce qui se produit expérimentalement lors de privation prolongée de sommeil chez l’animal.
 




Un exemple de l’intérêt de la luminothérapie et de la privation de sommeil sur les états de fatigue en rapport avec la dépression.
Pr Michel Lecendreux ; "Les Dépressions chez l’enfant et l’adolescent".
"Une meilleure connaissance des rythmes veille-sommeil permet d’envisager des perspectives thérapeutiques faisant appel à la manipulation artificielle de ceux-ci.
Ainsi, les perspectives de privation de sommeil chez l’adulte souffrant de dépression majeure ont montré des résultats particulièrement encourageants puisque, selon certaines études, 60% des sujets répondraient positivement à une privation de sommeil complète ou partielle, avec une amélioration significative de l’humeur, mesurée aux échelles de dépression, dans les jours suivant la privation. Les mécanismes de rechute suite à une privation ne sont pas actuellement élucidés. (...)
(...) Chez l’enfant déprimé, l’utilisation de ces techniques non pharmacologiques pourrait présenter un intérêt à l’avenir.
De même, le rôle de synchronisateurs des rythmes veille-sommeil et en particulier de synchronisateurs forts tels que la lumière dans l’abord thérapeutique de certains troubles (Cf dépression saisonnière).
De fait, ces techniques ont déjà démontré leur efficacité dans le traitement de dysfonctionnements marqués des rythmes veille-sommeil, comme dans le syndrome de retard de phase chez l’adolescent."
(Source : M.-C. Mouren-Siméoni ; Expansion Scientifique Publication, Elsevier Masson- 1997).
"Dormir mieux ... pour dormir peu ... et vivre mieux !


 La "Clinophilie" est une tendance à passer beaucoup de temps allongé (en position déclive).
En psychiatrie, on considère que c’est un symptôme associé à des troubles dépressifs ou psychotiques.
En somnologie, c’est un diagnostic différentiel de la somnolence excessive. Le sujet reste allongé et affirme dormir mais l’enregistrement montre qu’en réalité, le sommeil n’est pas augmenté comme il le serait chez un sujet hypersomniaque. (Cf. "Hypersomnie).
Inversement, chez la majorité des sujets insomniaques, on remarque une forte tendance clinophile vers 18-20h et/ou le matin lorsque c’est possible. Le sujet qui souffre de fatigue (mais pas de somnolence) essaye de se "reposer", même s’il ne dort pas.
En "somnicologie", ce type de "pseudo-sieste", souvent considérée, à tort, comme "bienfaitrice", doit être systématiquement dépistée (et proscrite).
Le traitement de la fatigue repose sur l’utilisation des somnicaments stimulant l’éveil car la réduction de l’activité diurne (même sans dormir), peut s’avérer très nocive pour l’efficacité du sommeil nocturne.


Deux documents à télécharger :
Échelle de Somnol-enfance-smg° ;
Agenda Veille-Sommeil et Instructions pour l’observation des rythmes de vie.
Pour en savoir plus ...
"Sommeil et médecine générale" consacre trois articles sur la sieste :
 La sieste : indications, contre indications et précautions d’emploi ;
 Notice "Somnicament grand public" ;
 Fiche professionnels de santé "RCP".
l’article questionnaires de médecine du sommeil pour évaluer son profil somnologique.
 De l’horloge biologique aux rythmes scolaires (Un excellent rapport de synthèse de Inserm sur les rythmes chronobiologiques de l’enfant, 2001).
 Guide du manque de sommeil chez l’adolescent (Société Canadienne du Sommeil).
 Le communiqué de L’IVS, 4ème Journée Nationale du Sommeil]
 Le communiqué de L’IVS, 5ème Journée Nationale du Sommeil (Mars 2005, résultats de l’enquête nationale sur le sommeil des adolescents).
"Insomnie : Vouloir dormir" ;
"Fatigue" ;
"somnolence : Pouvoir dormir" ;
"Fatigue ou somnolence ?" ;
"dépression et sommeil".